Les jeux érotiques en arcade, partie 2 : les Puzzle Games

(3/4)
Une autre catégorie très populaire parmi les jeux de réflexion érotiques, est celle des clones de Qix. Pour ceux qui ne savent pas de quoi je parle, Qix est un jeu qui a eu son petit succès dans les années 80, et dont le principe est simple mais ingénieux : vous devez découper l'écran de jeu en plusieurs parties pour faire appararaître l'image de fond. Pour cela, vous tirez derrière vous une espèce de fil qui délimite la zone découpée. Pour passer le niveau, il faut révéler 80% de l'image. Mais attention, des ennemis rôdent et s'ils vous touchent vous ou votre fil, c'est la fin. Et si vous mettez trop de temps, la charmante image de fond se transforme en une représentation d'un affreux démon beaucoup moins affriolant. Mais si c'est votre truc...

Les Qix-like érotiques ont un point commun : tous les jeux proposant des photos sont soit des clones les uns des autres, soit ont été développés par le même studio mais sous un nom différent. Et ils ont une bande son horrible, composée de morceaux classiques (donc libres de droit) ou de dance ringarde que même leurs auteurs ont trop honte pour demander des royalties. Les musiques sont souvent affreusement mal digitalisées et le son est très mal mixé. Ils sont souvent de mauvais goût aussi.

Mais ce n'est pas le cas de Gals Panic (Kaneko, 1990). Il propose de choisir entre 6 donzelles à effeuiller niveau après niveau. Si vous arrivez à encercler l'ennemi principal, vous arrivez à un score de 100%. Au bout de 3 stages, le dessin laissera place à une photo digitalisée, ouais !
Le jeu est plutôt soft et relativement de bon goût, à l'exception une fois n'est pas coutume des voix digits rigolotes comme tout.

Ses suites relèvent le niveau : Gals Panic S (Kaneko, 1997) et S2 (Kaneko, 1999) sont sans conteste de très bons jeux : Ecran de jeu immense, réalisation impeccable, excellente jouabilité, nombreux bonus sur l'aire de jeu, le titre est léché (...), ça ne fait aucun doute. Seul regret, je n'ai pas réussi à atteindre les 120% qui permettent d'obtenir un bonus en plus de l'animation (qui nécessite d'obtenir un 100%), qui reste d'ailleurs très soft : j'imagine que vous n'êtes plus à une paire de seins en apesanteur près, si ?

Par contre, si Gals Panic 4 (Kaneko, 1996) est tout aussi bon, il n'est pas du tout érotique, pas l'ombre d'un sein, rien, nada. Je suis désillusion.

Gals Panic S. Oups, ça m'arrive tout le temps !  Gals Panic S. Et oui, on peut déshabiller des hommes. C'est juste un peu moins sexy.
 Gals Panic 4. Le 2 et le 3 ne sont pas émulés.  Gals Panic S2

Pour finir avec les Qix-like japonais, on peut aborder Dancing Eyes : il faut découper des carrés dans les vêtements de jeunes filles pour voir leurs sous-vêtements. Moins intéressant qu'un Qix-like, Dancing Eyes a pour seul intérêt d'être en 3D, mais ça ne facilite pas franchement les choses puisqu'on perd souvent son point d'ancrage de vue. Oh, et les musiques sont à pleurer.


Dancing Eyes
 
Maintenant, on peut attaquer les jeux réalistes et là c'est festival. Ces jeux sont insupportables à tout point de vue : interface atroce, musiques apocalyptiques et buggées, gémissements à tout bout de champ, photos super vulgaires, viols de la propriété intellectuelle, avec des samples volés et l'utilisation de héros de cinéma (comme Robocop et Indiana Jones), jouabilité approximative, tout y est. C'est à la fois affligeant et rigolo, mais il faut être bien disposé.

Ce qui veut dire que, à moins d'être fan des calendriers de routiers que les agents d'EDF cachent dans leur casier, vous pourrez très bien vous passer de Fantasia (Comad, 1994), Perestroika Girl (Promat, 1993), Paradise et Paradise Deluxe (Yun Sung), et New Fantasia (Comad, 1995).

 
 Fantasia  Fantasy 95. Il faut vraiment vous faire un dessin ?

Par contre, si vous êtes pour la paix et contre la guerre, pour l'égalité et contre le racisme, vous pouvez essayer Miss World 96 (Comad, 1996) qui, comme son nom l'indique, permet de choisir sa p... euh, son modèle sur tous les continents (et j'ai l'impression que les russes sont les plus cochonnes). Vous aimez les blondes, les noires, les asiatiques, les sud-américaines ? Pas de problème, vous avez le choix, Miss World 96 c'est United Colors of des tétons ! Et pour nous les femmes (et les hommes qui aiment les hommes), il y a Miss and Mister World 96 (???) qui offre des images de mâles le sboub à l'air, et le plus souvent en pleine possession de leurs moyens. D'ailleurs c'est aussi le cas de Fantasy 95 (Hi-Max Technology, 1995), d'où certaines photos sont d'ailleurs pompées (hum).

 Miss World 96. L'écean qui apparaît quand on traîne est moyennement sympa.  Mister World 96 : il va falloir changer la clim', elle souffre vraiment de la chaleur cette dame !

Pour finir sur une note de fraicheur, Wonder Stick (j'adore ces titres) (Yun Sung) permet de diriger un pingouin qui doit découper des rectangles de banquise pour dévoiler l'image olé olé qui se trouve en dessous. Le jeu n'est pas évident, mais au moins seul le pingouin est vulnérable, et non pas le fil qu'il traîne derrière lui.


Wonder Stick. Oui je triche, et alors ?