Trax

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  • Nom : Trax
  • Développeur : HAL Laboratory
  • Console : Game Boy
  • Année : 1991
  • Genre : Shoot Them Up

 

Il y a un classique dans les shmup, c’est le résistant qui vole l’arme absolue de l’envahisseur pour aller tout droit buter le grand chef. Alors certes, le mec a un but à un but à atteindre et tout, mais je veux dire, ça doit être un peu frustrant de ne pas pouvoir tourner justement, de se contenter de petits pas de côté. Et puis en plus, en général ils font ça en avion. Comment prendre le temps d’admirer le paysage ?

Et ce que j’aime bien dans Trax, c’est que c’est un petit tank qu’on vole, et du coup, on ne vole pas, mais on roule. Dans les prairies, le désert, les grottes… D’ailleurs, je ne sais pas si vous avez déjà essayé d’utiliser un avion dans une grotte, mais c’est vachement dangereux, avec les stalactites et tout… Puis dans Trax, on se balade aussi en ville. Parce que zigzaguer entre les tours, en avion, ça non plus ce n’est pas facile.

Alors que le petit tank de Trax, avec son système révolutionnaires de 4 boules motrices (je ne sais pas si on peut vraiment appeler ça des roues) il se dirige super bien ! On avance dans les 8 directions, au doigt et à l’oeil, rapide, pas d’inertie, et si jamais on est gêné par un obstacle, il suffit souvent de le démolir en tirant dessus. Pas forcément dans la direction du déplacement, d’ailleurs. Souvent, à l’époque, avant la généralisation sur console des gachettes et autre deuxièmes sticks, on pouvait soit se déplacer, soit changer la direction du tir. Rarement les deux en même temps, et fréquemment on ne pouvait même pas changer la direction. Soit on tirait que devant soi, soit dans une seule direction.

Alors qu’ici, nous avons un produit de haute technologie, avec une tourelle rotative à 360° ! En revanche, en bon paysan insurgé, le conducteur est un bouseux, capable de ne tourner que dans le sens indirect, également appelé sens horaire, celui auquel obéissent les aiguilles de la plupart des montres. La précision n’était pas indispensable, mais pour ceux qui survolent l’article, ça permet de le rallonger et de donner une impression de contenu. Subterfuge honteux, je l’admets volontiers. Cet aparté terminé, notons que ce canon peut en plus être amélioré par différents bonus, un seul à la fois, agissant soit sur la puissance (explosif ou perçant) soit sur les directions (tirs supplémentaires vers l’arrière ou les diagonales avant). À cela s’ajoutent les classiques réserves d’énergie et vies supplémentaires.

Mis à part ce système canon rotatif, le tout est donc très classique, et c’est sur un deuxième aspect que le jeu se démarque : il est juste trop mignon choupinou. Les tanks sont rondouillards, les mechas géants trébuchent bêtement, les explosions ont un look très cartoon… tellement qu’elles seront reprises telles qu’elles dans le titre suivant des développeurs, Kirby’s Dream Land (Trax fera d'ailleurs une apparition en tant qu'ennemi dans l'épisode Super Nintendo de la série). Déjà derrière des réussites telles que Kabuki Quantum Fighter, les gars d’HAL Laboratory ont comme d’habitude soigné la technique, et le titre se situe graphiquement dans le haut du panier de la Game Boy, avec peu de ralentissements malgré la profusion d’éléments à l’écran. C’est fin, c’est presque fluide, ça bouge dans tous les sens, et il est donc malheureux que les bruitages ne suivent pas, et que les excellents musiques soient un poil répétitives. 


Trax aurait pu être l’une des références absolues du shoot sur Game Boy. Beau, original, mignon, rythmé, il s’agit clairement d’un très bon boulot. Dommage qu’il se boucle en un peu plus d’une heure, étant excessivement court et simple. En l’absence de scoring, il ne reste donc qu’un affreusement basique deathmatch en multi-joueur pour tenter prolonger ce fugace plaisir, contre des bots ou trois autres joueurs. 

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Article rédigé par tfoth le 16/04/2012
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