Pokemon Bleu / Rouge / Jaune

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Nom :
Pokemon 1ere génération
Editeur :
Nintendo
Développeur :
Game Freak
Console :
Game boy
Sorties :

Bleu/Rouge (jaune) :
Février 96 (Decembre 98)
Septembre 98 (Octobre 99)
Octobre 99 (Juin 2000)

Genre :
RPG
Langue :
FR
 
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Qu'est ce que Pokémon au fond ? Un marketing rouleau-compresseur et des rats électriques pénibles, oui... Mais c'est aussi d'excellents RPG assez proches de Final Fantasy V : un scénario inintéressant mais un système de jeu à toute épreuve !

Intro

Imaginez, vous êtes responsable chez un éditeur quelconque en 1995. Rappelez-vous tout le bonheur de cette époque et mettez vous bien en situation, donc vous écoutez le dernier album de Florent Pagny avec un oeil sur K2000 - la nouvelle arme à la TV et en train de classer votre collection de Pogs Le roi lion. C'est donc en pleine ébullition que vous avez la surprise de voir un mec venir vous proposer un jeu basé sur la collection et l'échange de bestioles... Tout d'abord, vous vous efforcez de réprîmer cette terrible impression qu'il a sûrement eu cette idée suite à des relations inavouables avec diverses personnes douteuses hébergeant une zoologie complète de petites bêtes et les partageant sans complexe. Ensuite, vous prenez congé en expliquant que vous avez du boulot avec des jeux sérieux et retournez sur le plan marketing de Rise of the Robots. Ca semble logique, d'autant qu'il y a effectivement du boulot et pourtant...

Oui, pourtant. Car ce concept vous aurait rapporté l'équivalent de 5 milliards d'euros entre 1996 et 1999... Le mec que vous venez de faire sortir par la sécu, c'était Satoshi Taijiri, boss de Game Freak et cette idée étrange lui venait d'une vieille passion. Enfant, il collectionnait les insectes, fouillant tous les coins verts et échangeant ses doublons. L'histoire ne dit pas s'il les faisait combattre ou s'envoyer des éclairs en gueulant de tonitruants Pikaaaaa mais l'enfant devint un adulte, et un adulte inquiet. Devant la rapide progression de l'urbanisation à la fin des années 80, la perspective de voir sa passion d'enfant disparaitre en même temps que les espaces verts l'inquiète fortement. Heureusement, il comprit rapidement comment sauver la situation : sa passion survivra à ces feignasses d'espaces verts qui feraient mieux de bosser plutôt que de demander de l'aide sans arrêt.

Prenons donc un instant pour remercier l'état d'esprit des années 80 où l'écologie était total ringarde. Si l'histoire se passait aujourd'hui, il s'inscrirait à GreenPeace, s'enchainerait dans des marais tout seul ou s'arrêterait devant une colonne de bulldozers et les fans de RPG aurait perdu sans même le savoir une série majeure (les fans de pauvres tortues à eau ou de grenouilles avec une fleur dans le dos aussi)..

Pendant ce temps, et à l'origine simple fanzine sur les jeux, Game Freak devint une boite de développement et proposa ses premiers jeux. Mendel Palace sur Nes tout d'abord en 1989, un jeu d'arcade pas trop dur à oublier, Magical Taruruuto-kun, platformer coloré et plutôt basique trois ans plus tard et la même année, Yoshi sur Nes un puzzle game décliné depuis en pas mal de variantes... Puis, 1993 et premier jeu notable, Mario & Wario sur Snes et enfin coiffant cet impeccable crescendo en 1994, Pulseman, excusez du peu !

A chaque capture, un petit descriptif présente un peu la bestiole... Ici le malheureux Magicarpe particulièrement naze mais...
Voici la deuxième moitié du texte de Paras... Ah, ça vous la coupe quand même non ?
La série

Et donc, nous voici arrivés à Pokemon Rouge et Vert. Bon, ça a pas trainé, dès la première phrase on va parler d'escroc... Car si c'est Pokémon Bleu qui est sorti chez nous, c'est bien un Pokémon Vert qui accompagnait le Rouge au Japon. Alors pourquoi le bleu chez nous ? Parce que fin 1996, six mois après Vert, Bleu est sorti au Japon pour le remplacer avec des modifications particulièrement mineures. Lippoutou et Excelangue ne sont plus disponibles dans la nature, les sprites sont modifiés, la grotte de Mewtwo est plus simple et.. C'est à peu près tout. Allez, vous repassez à la caisse.
En fait, à leur sortie, les deux premiers opus ont eu des ventes assez décevantes. Ce n'est qu'ensuite, après la publication d'une série Pokémon dans Koro-Koro, magazine pour enfant ultra-vendu que les cartouches ont commencé à s'arracher, le tout amplifié par la caisse de résonance des cartes à collectionner.

Au moins, on ne peut pas reprocher un manque de clarté : comment envoyer un message plus clair sur ce que sera le marketing Pokémon qu'en profitant de l'engouement naissant pour refourguer un ancien titre avec un nouveau nom ?

Car oui, la tendance ne s'est pas démentie. Même si, de très bonne humeur, on accepte d'oublier quantité d'errements comme Hey you Pikachu, Pokemon Box, Pokemon Dash, My Pokemon Ranch, Pokemon Channel... Bref, même en restant donc uniquement sur les jeux principaux, les RPG, le mode de vente surprend. Tout d'abord, chaque jeu est vendu en double : Bleu et Rouge donc puis Or et Argent, Rubis et Saphir, Diamant et Perle et enfin Noir et Blanc. Ca peut faire tiquer mais après tout, le concept même du jeu basé sur l'échange réclame deux versions différentes, cette séparation tient plus de l'éclair de génie que d'une nouvelle tentative de nous en faire acheter plus. On peut, de plus, considérer qu'avec le peu de différence entre elles (juste quelques Pokémon exclusifs à chaque version), l'idée n'est pas de faire acheter les deux puisque même sans parler de prix, faire deux jeux à plus de 99% identiques n'a rien de bien passionnant pour le joueur (et ayant dû finir les trois pour ce test, je confirme) mais bien de favoriser les échanges entre amis.

Non, le point véritablement dérangeant a commencé avec Pokémon Bleu remplaçant Pokémon Vert au Japon : on pourrait l'appeler la version 1.01... C'est les Jaune, Crystal, Emeraude et Platine (pour l'instant Noir et Blanc n'ont pas de troisième version mais la présence d'objets inactifs dans leur code entretient le doute). En gros, une version légèrement modifiée qui se contente de changer quelques détails, l'emplacement de Pokémon ou d'une poignée de dresseurs... De plus, cette troisième version sabote le concept du duo de jeux pour échange puisqu'il lui manque quelques Pokémons de chaque version de base, résultat si vous avez la Jaune il faudra Rouge ET Bleu pour pouvoir faire tous les échanges necessaires au Pokédex... Enfin, elle est présentée comme la meilleure version, tout le monde a donc tendance à l'acheter...

Bon, assez parlé des sujets qui fâchent, on est là pour parler de jeu parait-il et ça s'annonce bien plus sympa déjà...

L'inévitable rival, présent dans chaque RPG de la série, est déjà là
Les Pokemon centers sont gratuits et soignent entièrement votre équipe
Histoire

Sacha (Satoshi en VO, comme Satoshi Taijiri dont je vous parlais en intro) est jeune, avide d'aventure, fan de Pokémon et fait surprenant, il mesure 18 pixels de haut. Le profil type pour devenir le héros d'un RPG en somme. Le jeu démarre donc lorsque le professeur Chen, expert en Pokémon (je vois pas pourquoi vous vous moquez...), lui demande son aide pour créer une encyclopédie. Sa mission est simple : attraper au moins un Pokémon de chaque espèce. En plus de cette impitoyable traque, il y a aussi son rêve de toujours : battre le champion de chaque ville du coin pour avoir le droit de rencontrer la ligue Pokémon. Et bien sûr, savater cette même ligue pour devenir maître Pokémon. (arrêtez de rire, c'est pas sympa)

Parallèlement à cela, Régis (Shigeru comme Shigeru Myamoto) le fils du professeur Chen fait office de rival et passera le jeu à se faire battre à chacune de vos rencontres mais à marteler qu'il est le meilleur. Enfin, il faudra composer avec la Team Rocket, sombre organisation d'anarchistes politisés à tendance nihiliste proche d'un fight Club et... Non, je déconne. Bon, donc il faudra arrêter la Team Rocket, un groupe de pauvres gangsters Lidl qui s'y croient et essaient de faire de l'argent avec les Pokémons (pour acheter des bonbons sans doute).

Bref, il serait exagéré de dire qu'il n'y a pas de scénario à Pokémon. Dès la génération suivante, on pourra commencer à dire que le schéma est copié-collé par contre : à chaque génération c'est de très près la même chose. Mais en tout cas pour l'instant, c'est tout neuf et on a de la matière entre le Pokédex, la Team Rocket, Régis est un con et la ligue Pokémon. Le seul problème est bien sûr l'univers très enfantin. La série n'évoluera pas sur ce point, du moins jusqu'aux noirs et blancs et même les autres jeux avec un mécanisme proche (Dragon Quest Monster par exemple) n'apportent pas vraiment de maturité. Petite exception, les Shin Megami qui peuvent faire penser à Pokémon de très loin bénéficient d'un univers particulièrement bien venu.

Ce parti-pris est surprenant de la part de Nintendo : tout comme Dragon Ball Z avait fait exploser l'audience de Dragon Ball, suivre le public qui grandit pour lui proposer un univers qui le colle est souvent une bonne idée (on me signale dans mon oreillette que dans DBGT le héros revient en enfance, du moins dans la forme... Bon, c'est vrai mais ça c'est juste la preuve que personne n'est à l'abri de la drogue dans le monde de la production télévisée, c'est tout). Les analystes doivent considérer pour l'instant que les nouveaux joueurs compensent les anciens devenus ados et se détournant de la série. Peut-être faudra-t-il donc attendre que les ventes baissent suffisamment pour qu'une prise de risque soit tentée dans cette voie d'autant plus qu'en ce qui concerne l'animé, il a déjà été annoncé que Sacha ne grandirait pas.

Sequence nostalgie : dans Bleu et Rouge, Pikachu avait déjà une tête d'abruti mais pas encore celle qu'on lui connait (arrivée juste après avec jaune)
Et Grotadmorv en imposait encore un minimum avant de devenir assez bidon graphiquement dans Jaune et la plupart des suites
Gameplay général

Nous voici donc plongé au coeur de Kanto avec pour avatar Sacha, le géant bleu (on dit ce qu'on veut, c'est monochrome et vu de dessus de toute façon). L'heure est donc venue de partir à la recherche des Pokémons et d'en profiter pour voir un peu les diverses idées du gameplay. La capture par exemple est assez intuitive, elle se fait pendant les combats : en tombant sur un Pokémon intéressant, il suffit de l'affaiblir en le blessant ou, mieux, en l'endormant et ensuite lui lancer une Pokéball. Les chances de réussite sont calculées suivant la difficulté de capture du Pokémon, la qualité de la Pokéball utilisée, l'énergie restante de la pauvre bête (prend ça Pikachu) et les éventuels changement d'état pouvant le désavantager (sommeil étant le plus efficace).

Ceci amène à deux corollaires de cette idée : les Pokémons rares et les Pokémons... absents. La plupart du Pokédex se remplira rapidement au fil de vos rencontres mais un bon tiers des lignes resteront vides si vous ne fouillez pas assidument. Le concept se développera surtout à partir de la seconde génération mais déjà, bon nombre de Pokémons ne sont disponibles que dans des zones précises. En plus, il y a d'ores et déjà 5 Pokémons légendaires : les trois oiseaux légendaires, Artikodin, Sulfura et Electhor qui ne sont présents chacun qu'à un seul endroit du jeu puis Mew et son rejeton Mewtwo. Si le second est trouvable de la même façon que les Pokémons légendaires, le premier est en fait impossible à obtenir par des moyens normaux... Il est dans le jeu mais impossible à rencontrer, pour remédier à ça, trois possibilités. L'action Replay, exploiter un bug du jeu ou la seule possibilité prévue au départ par Game Freaks... Aller aux salons de l'époque où il y avait toujours un stand permettant de se faire débloquer la bestiole. La première fois où ce fut proposé, c'était au TGS de 1998 et le nombre de débloquages effectués dans la journée représentaient une file d'attente de 4 kilomètres... On pourrait grincer des dents devant cette manière de proposer un jeu bridé même légèrement juste pour permettre ce genre d'évènements et entretenir le buzz mais bon, on est dans le paragraphe sur le Gameplay.

Ceci étant, les Pokémons légendaires sont décevants : les oiseaux et Mewtwo sont faciles à trouver si on se ballade un peu (l'entrée de la caverne de Mewtwo est même visible juste en passant dans Azuria !!) et, à l'opposé, Mew est impossible à capturer proprement...

Quant aux Pokémons absents, ils sont le concept même de la série : chaque cartouche a donc une petite dizaine de Pokémons exclusifs et une dizaine d'absents (les exclusifs de l'autre cartouche hé oui, vous suivez c'est bien). Le seul moyen de les obtenir est de se les échanger avec un ami possédant l'autre version du jeu.

Pour le reste, on est dans du RPG très classique avec une petite subtilité sympathique tout de même : les rencontres sont aléatoires mais uniquement dans les hautes herbes et les cavernes, si vous avez les Pokémons du coin et n'avez plus envie de perdre du temps en combats, marchez juste à coté...

D'autant qu'on tient là le seul défaut du jeu, mais un défaut absolument insupportable : sa lenteur ! C'est vraiment vraiment très pataud et se déplacer est déjà bien pénible mais alors leveller pour faire évoluer ses Pokémons devient un vrai calvaire interminable. En fait, c'est très simple : malgré tout le bien que je pense de ces jeux, je ne pense pas que j'y aurai joué si je n'avais pas pu les accélérer... Pour donner une idée du problème : je jouais en vitesse x4... (et x8 pour les séances de levelling)
Un autre truc, très pratique pour perdre beaucoup de temps : l'inventaire d'objets et celui des Pokémons sont limités. C'est surtout celui des objets, particulièrement étriqué, qui demandera à être déchargé très régulièrement dans le PC de Sacha...

A part ça, le déroulement du scénario, aussi insipide soit-il fonctionne bien, les fossiles d'Argenta, le parc de Parmanie, Safrania la ville occupée... Il pousse le joueur en avant tout en lui laissant la possibilité d'aller chasser le Pokémon rare à quasiment tout moment, concept excellent s'il en est pour casser la monotonie inhérente aux RPG.

Les limites techniques du jeu ? L'inventaire frustrant qu'il faudra bien penser à décharger sous peine de ne plus rien pouvoir ramasser
Ou les boites Pokémon... Si la boite sélectionnée est pleine, plus de capture possible ! Vérifiez avant d'aller attraper Mewtwo, déconnez pas...
Gameplay : capacités et évolutions

Le système de combat mérite un paragraphe dédié car si ce n'est pas flagrant du tout au début, la personnalisation des Pokémons permet de les rendre plutôt riches. En fait, on a une équipe comprenant jusqu'à 6 Pokémons et chacun dispose de 4 emplacements pour capacité : actions de soutien (baisser la défense ou l'attaque ennemie, etc), changement de statut (paralysie, sommeil) ou attaque. Des attaques divisées en 15 types (17 dans les générations suivantes) : normal, combat, feu, eau, psy, etc. Chacun étant fort pour un autre et faible pour un troisième. Vu que le fort inflige le double des dégats normaux et le faible la moitié, l'écart est net. Mécanisme ultra-répandu certes mais là où la plupart des RPG ne l'affuble qu'à certains personnages ou ennemis, ici tous les Pokémons ont au moins un type et ça change tout ! Dans Final Fantasy, on ferait volontiers gaffe à attaquer Efreet avec de la glace et certains autres boss ou ennemis mais ici, c'est tout au long du jeu et à chaque combat qu'il faut y penser.

Ainsi, tranche de vie. Mon Dracaufeu est de type... Feu. Hé oui. Je réfléchis pas trop et lui met quatre capacités feu, après tout ça a quelque chose de logique... Tout va bien, je fais la star dans Kanto mais le drame se dessine. Sur la plage, en pleine séance de drague devant un groupe de filles bouleversées par mon charisme naturel, un pauvre Pokémon d'eau planqué se décide à me charger... Bon, je m'en sors bien, le monstre s'avère n'être qu'un pauvre mini-crabe, un Krabby ! C'est donc le moment de faire le mâle alpha, surtout après mon cri aigu de surprise lorsqu'il est sorti de sa cachette. Le combat est inévitable, c'est une question d'honneur, je me battrai jusqu'à la mort même si mon Dracaufeu doit y laisser sa peau. Mais avant de laisser parler sa testostérone blessée, utilisons juste une dernière seconde notre néocortex pour faire un calcul ou deux : chacune des attaques ennemies inflige le double des dégats classiques puisque Dracaufeu est de type feu (sa défense est donc de type feu). Et en face, toutes les attaques qu'il pourrait porter seraient divisées par deux puisque Krabby est de type eau... A niveau égal et même si Dracaufeu est nettement meilleur que Krabby en statistique, c'est très mal barré. Vaincu par un Krabby, après ça, il vous faudra une cagoule pour draguer sans qu'on vous vanne d'entrée...

Donc au final, on panache ses attaques en choisissant avec soin les types et les éventuelles modifications de statut associées en les répartissant aux mieux sur nos six Pokémons qui, eux, serviront à opposer à l'ennemi la défense contre laquelle il est le moins bien armé. A partir du moment où on a bien assimilé ce système et les compétences disponibles, il n'y a plus besoin de leveller et ça, c'est la marque d'un système efficace que pas mal de RPG jalouseraient.
On pourrait toutefois lui reprocher une courbe d'apprentissage trop lente : la seule identification des compétences avant de les activer est leur numéro (il y en a 50). En l'activant, on a son nom qui donne (ou pas) un début d'indice sur son genre mais avant de l'utiliser au combat aucun moyen de savoir son rôle exact. Aucune description ni précision sur sa puissance ou ses effets... De plus, les RPG Pokémon ont cette particularité de ne pas afficher les dégats chiffrés pendant les combats. On voit la barre d'énergie descendre plus ou moins mais pas de chiffre, ce qui pose encore plus de problème pour départager deux compétences semblables en cherchant la plus puissante des deux.
Ce défaut de jeunesse sera réparé dans les générations suivantes, offrant une description à chaque compétence. En attendant, une recherche google donne plusieurs sites extrêmement complets listant les compétences et leurs caractéristiques...

Mais le système de jeu ne s'arrête pas là, on a en plus de ça, les fameuses évolutions. Notre Salamèche devient ainsi Reptincel au niveau 16 puis Dracaufeu au 36. A chaque évolution, le Pokemon voit son apparence changer, ses statistiques faire un bond conséquent et parfois son type changer. En plus de ça, cette nouvelle forme est un Pokémon à part entière donc elle remplit une nouvelle ligne du Pokédex. Ce concept rend addictif le levelling : il laisse sceptique avant de jouer mais force est de reconnaitre qu'entre voir juste les stats d'un personnage monter et le voir carrément changer de forme avec nouveaux sprite, compétences et caractéristiques ça change tout.
Il est donc primordial de faire évoluer ses Pokémons mais pas trop tôt : vers la fin de l'aventure, les combats aléatoires vous opposeront à des Pokémons déjà évolués donc faire grimper les Rattata, Roucool et autre espèces du début du jeu est surtout une perte de temps.

Le concept de la série : la majorité des Pokemon évoluent au moins une fois
Un autre point à noter, des combats plus tactiques qu'ils n'y paraissent. Ici Metamorph utilise sa compétence préférée et copie son adversaire
Technique

Vous êtes encore là ? Motivés... Bon donc concluons tout ça avec un peu de technique comme d'habitude. Tout d'abord, les graphismes, vous le voyez sur les screenshots, sont très bons. A la fois simples et efficaces, l'aspect ultra-pixelisé de son Pokémon pendant les combats surprend d'ailleurs tant il contraste avec le reste, propre et soigné. Difficile à expliquer, il est certainement lié à un manque de mémoire : les sprites de dos des Pokémons sont stockés avec une résolution bien plus basse que ceux de face et donc l'upscaling fait mal... A part ce point, les graphismes profitent bien sûr de l'excellent chara-design des Pokémons. Ils sont tous dessinés par un seul homme, Ken Sugimori, dessinateur chez Game Freak depuis l'époque du Fanzine (à l'exception notable de Mew qui serait l'oeuvre de Shigeki Morimoto), il a d'ailleurs gardé cette place et dessine toujours les Pokémons de chaque RPG de la série.
On en trouve en tout cas pour tous les goûts, des gros balèzes, des petits mignons, des plutôt enfants, des plutôt adultes... Leur organisation est là aussi simple et efficace : la première forme des Pokémon est souvent enfantine et ils grandissent au fil de leurs évolutions. Il n'y a qu'à voir la différence entre les Salamèche / Dracaufeu, Carapuce / Tortank, Nidoran M / Nidoking, Machoc / Mackogneur, etc...
Ils sont bien sûr le point central de la série et le travail fourni sur eux est indéniable et mérité.
Mais comment parler du design des Pokémons sans parler des inévitables critiques sur le sujet... A chaque nouvelle génération, on peut entendre nombre de commentaires sur une perte d'inspiration et des rafales de "avant, d'mon temps, c'était mieux ma bonne dame", chacun se fera son avis sur la question. Il faut juste se rappeler que souvent, les Pokémons présentés sont les starters et presque jamais de Pokémons évolués, donc des Pokémons enfants. Forcément quand on compare Moustillon à Tortank, il y a comme un décalage et on entend à chaque fois beaucoup de réactions comme quoi la nouvelle version s'orienterait plus vers les jeunes joueurs mais c'est oublié que Tortank n'était qu'un Carapuce au départ et que Moustillon deviendra bien vite un Clamiral...

L'animation n'est pas facile à noter, on est sur Game Boy et dans un RPG assez statique, tout au plus, peut-on imaginer le nombre de sprites bien serrés dans la cartouche. La musique est plutôt quelconque même pour un jeu GB tandis que rien ne pose problème en matière de gameplay si ce n'est l'extrême lenteur déjà évoquée. Enfin la durée de vie est particulièrement conséquente avec un peu moins de dix heures pour finir le jeu (ce qui est déjà remarquable sur GB) et beaucoup, beaucoup plus pour remplir son Pokédex. Entre les captures, les Pokémons à faire évoluer (Dracolosse si tu nous regarde...), ceux qui ont pas l'air de vouloir, les échanges à faire, il y a largement de quoi passer pour un nolife.

Jaune permet d'influer sur l'état d'esprit de Pikachu et introduit le concept de moral Pokémon développé dès la génération suivante
Il colle surtout de plus près à l'animé entre le nouveau look de Pikachu, les apparitions de Jessie et James, etc
Le fameux Mew qui rendit célèbre le TGS de 1998...
La chasse aux pokémons légendaires est malheureusement un peu trop facile
Note : 16/20 pour ceux qui adhèrent à l'excellent concept et peuvent se faire un RPG sans scénario, 06/20 pour les autres

(Retirez 3 points à la note si vous ne pouvez pas jouer en accéléré)

Si on se concentre sur les RPG principaux, Pokémon est clairement une excellente série de jeu d'autant plus qu'il est facile de passer à coté, agacé par l'univers enfantin ou les délires marketing qui ne faiblissent pas. Mais aucun doute, si vous êtes fans de RPG et avez une légère propension à la collectionnite, il est fait pour vous.


Les plus

- Concept béton
- 151 Pokemons bien différenciés
- Capacités paramétrables
- Durée de vie exceptionnelle
- Game boy poussée à fond

Les moins

- Affreusement lent !
- Univers pour enfants
- Pokemons légendaires trop simples à trouver
- Pokemon Jaune, une certaine idée de l'escroquerie quand même...

 
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Article rédigé par Shinobi le 26/10/2011
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