Les anciennes conversions de Street Fighter 2

(2/2)

Round 2




  • Nom : Street Fighter Alpha - Warriors'Dreams

  • Machines : Saturn / Playstation

  • Année : 1996

  • Editeur : Capcom

  • Genre : Brouillon de qualité


Après deux épisodes "Super" qui n'ont pas eu le succès commercial escompté, et encore moins remplacé le Hyper Fighting dans le coeur des Gamers, Capcom se doit de se renouveler. Et alors que d'insistantes rumeurs font état d'un hypothétique Street Fighter 3, c'est un épisode Zero qui nous est proposé, et qui fait, en apparence du moins, table rase du passé.


Seuls Ryu, Ken, Sagat, Vega et Chun-Li sont conservés, et rajeunis ; les autres personnages sont inédits ou bien proviennent d'anciens jeux Capcom (Street Fighter et Final Fight en tête). La barre de Super est désormais composée de 3 parties, pour autant de variantes pour les Furies, qui sont au moins au nombre de deux par personnage. Afin de rattraper son retard vis-à-vis de SNK, d'autres possibilités de Gameplay sont ajoutées, avec en vrac la garde en l'air, des roulades ou encore un système (rudimentaire) de contres. Un bon cru, malgré un sentiment général d'inachevé.


Rose est un nouveau perso assez énigmatique.
 Dan sait parfois s'illustrer.


En tous cas, la Saturn était peut être à la traîne en matière de 3D, mais en ce qui concerne la 2D, elle ne craignait personne (à part la Neo Geo). La conversion de SF Zero (Alpha chez nous) se fit donc sans encombre. Cependant, tout comme SF Alpha semble être une version bêta (ah ah ah) de SF Alpha 2, sa conversion sur Saturn semble avoir été faite à la va-vite, avec des temps de chargement un peu longs et qui semblent tomber comme un cheveu sur la soupe, et pas de modes de jeu particuliers : Arcade, Versus, Training et basta ! Il est de plus assez pénible de devoir charger ses options à chaque partie ; c'était trop difficile de faire un chargement automatique ?

Le décor de Ryu est très sympa ;
dommage qu'il le partage avec Guy...

Le mode Dramatic Battle est amusant, mais trop répétitif.

Enfin bon, c'est un peu pinailler puisqu'on retrouve quand même les persos cachés (Dan et Akuma) ainsi que le désormais fameux mode Dramatic Battle. Pas indispensable cependant.

Détail amusant : le film d'animation tiré de Street Fighter 2 a largement inspiré les chara-designers qui ont travaillé sur SF Alpha. La fin de Ken est même une copie carbone d'une scène du film. On serait tenté de dire que la boucle est bouclée, mais ce serait oublier que SFA a été également adapté en anime, et que le film SF2 (très bon par ailleurs) a connu une adaptation sur PSX et Saturn !


 


  • Nom : Street Fighter Alpha 2

  • Machines : Saturn / Playstation

  • Année : 1996

  • Editeur : Capcom

  • Genre : Grosse claque

 

Comme vous avez pu le lire plus haut, SF Alpha laissait un sentiment mitigé ; peu de personnages et de décors, peu de vraies nouveautés niveau gameplay, habillage sommaire... Décidément, quelque chose n'allait pas. Sa suite corrige le tir, et de fort belle manière ; le nombre de persos est doublé, le jeu est techniquement très abouti et les nouveautés apportées par le premier épisode sont approfondies (comme les Zero Counters). En plus SFZ2 offre un nouveau type de Super Combo : les Custom Combos, pas faciles à exploiter et qui attirent les joueurs plus chevronnés.

Gen est un transfuge de Street Fighter premier du nom.
Avec cette tenue, je l'appelle "Charlie Alerte à Malibu"

Pas grand chose à dire sur cette conversion 32 Bits, si ce n'est qu'elle est parfaite. Les loadings existent toujours, mais ont été quelque peu réduits, et le jeu est strictement identique à la version arcade, et donc excellent. Tout comme en arcade, Evil Ryu et Shin Gouki sont sélectionnables (avec une astuce) et certains autres persos sont jouables dans une version CE (Champion Edition), sans Super Combos. Personnellement, c'est l'épisode que je préfère.


 Que serait un SF sans un duel Ryu/Ken ?
 Hop là !


 

  • Nom : Street Fighter Alpha 2
  • Machine : Super Nintendo
  • Année : 1996
  • Editeur : Capcom
  • Genre : attends, laisse-moi reprendre mon souffle !

 

Appelé dans sa version japonaise Street Fighter Zero, c'est le dernier jeu de la série à être sorti sur SNES, qui était alors en concurrence directe avec la PlayStation sans se faire d'illusions sur son sort. Ça sentait donc le sapin. D'une capacité de 4mo, SFA2 largue les versions précédentes, qui commençaient à se faire vieilles, pour un jeu entièrement repensé et refait de Akuma à Zangief !…

 

Charlie était la copine de Guile au Viet-Nam...

Rien à ajouter...

 

18 combattants vous attendent, dont beaucoup de nouveaux, même si le recyclage se fera tout de même ressentir avec des personnages tout droit sortis d'autres jeux phrase de Capcom, comme Final Fight. Ça ne coûte pas cher et ça rapporte gros.

Le jeu est un enfer à jouer pour les handicapés digitaux. Vous avez des doigts en moins ou sujet à des crampes ? Alors laissez tomber ! On sentait de suite qu'une nouvelle génération de joueurs, habituée à tripoter une dizaine de boutons en même temps grâce à la PlayStation, venait de naître. Les coups spéciaux de SFA2 sont monstrueux à réaliser. Faire tourner la croix plusieurs fois dans tous les sens + enchaînement de boutons et tout ça en même temps et en une demi-seconde. Même pas le temps de se gratter si ça nous démange. Les vieux croulants largueront l'affaire assez rapidement.


Graphiquement, on sent la console poussée à bout. Le rendu est assez magnifique. Comme je le disais plus haut, tout a été refait. Les personnages sont moins élancés qu'avant, souvent des sacs de muscles courts sur pattes. Seules les filles échappent à ça, encore que Chun Li fasse très lesbienne dans cette version. Beaucoup de fonds sont scannés, animés et très beaux. Les animations sont fluides et rapides (plusieurs niveaux de vitesse sont disponibles), comme toujours avec Capcom dans ce genre de produit.


On note qu'avant chaque début de combat, il y a un léger temps de chargement, quelques secondes certes, mais on les sent tout de même. Et oui, la pauvre Super Nintendo se mettait à ramer sec pour suivre. C'est à ça que l'on voit que la fin est proche. SFA2 inaugurait également les jauges de puissance, qui se remplissent suivant les coups portés ou reçus, et permettent le déclenchement d'un « mega-coup-de-la-mort-qui-tue-sa-mère-la-chauve », à grand renforts d'explosions. Dommage que les enclencher soit aussi compliqué pour ceux qui ont perdu des doigts pendant la dernière guerre…

 

On se croirait dans DBZ...

Qui a dit que les seniors ne valaient plus rien ?

 

Enfin, on déplorera le trop grand intérêt porté aux Ryu-like. En effet, ce n'est pas moins de cinq personnages qui font quasiment les mêmes coups : Ryu, Ken, Sakura, Dan et Akuma. Ça fait beaucoup.

Un jeu très ambitieux pour la SNES, qui s'en sort tout de même largement avec les honneurs. Le premier Street Fighter 2 next generation sur 16 Bits (ndS : et le dernier...) !



  • Nom :  Street Fighter Collection

  • Machines : Saturn / Playstation

  • Année : 1997

  • Editeur : Capcom

  • Genre : Lot de consolation

 

Il s'agit ni plus ni moins que de la compilation de Street Fighter Zero 2 Alpha (aka SF Alpha 2 Gold), de SSF2 et SSF2 Turbo.

Sur le premier CD, SFA2G propose de subtiles différences au niveau du gameplay et dans les décors, plus de persos en mode CE, un mode Akuma (dans lequel on affronte Akuma... et c'est tout) et Cammy en personnage caché. Rien à dire de plus, si ce n'est qu'on a affaire à une excellente conversion de la version arcade.




Un 15 Hit Combo s'annonce... (SFA2G)
Caramba, encore raté ! (SFA2G)

C'est loin d'être le cas avec le deuxième CD, qui regroupe SSF2 et SSF2T. Les décors apparaissent délavés, et le son est horriblement mal mixé : les bruits de coups et les voix digits sont étouffés par la musique, alors que les bruitages d'ambiance (comme les mouettes dans le stage de Ken), couvrent tout le reste.

Mais le pire, ce sont les loadings ; exemple ?
  • Carte du monde
  • Accès disque
  • Ecran de VS (avec début du jingle bouffé)
  • Loading (10 sec) -
  • Combat
  • Loading (5 sec)
  • Carte du monde.
Ça n'a pas l'air énorme comme ça, mais 10 secondes de temps de chargement dans un jeu de combat, c'est très pénible. Si vous jouez en difficulté 1, vous passerez plus de temps à attendre qu'à vous battre ! Une compilation indispensable si vous ne possédez pas SFA2, et superflue dans le cas contraire.



Mais faites l'amour, pas la guerre, bordel ! (SSF2)
Dee Jay est un adversaire particulièrement horripilant. (SSF2T)



  • Nom :  Street Fighter Alpha 3

  • Machines : Saturn, Playstation, Dreamcast

  • Année : 1999

  • Editeur : Capcom

  • Genre : Baston pour experts

 

Pour rappel, SFA3 est le plus abouti de la série au niveau du gameplay, puisqu'il offre un nombre énorme de personnages, trois styles de jeu différents (plus 3 autres sous-modes cachés), une barre de garde, un système de rétablissement en l'air et encore d'autres joyeusetés qui en font un jeu très technique. Cependant la réalisation est un peu décevante, à cause de décors et de musiques sans personnalité.

Au départ je voulais tester la version Saturn, avant de me rendre compte qu'elle nécessite une cartouche de RAM. Comme je n'en ai pas, je me suis tournée vers la version PSX, en ricanant devant le massacre qui m'attendait ; si la Saturn ne pouvait pas faire tourner ce jeu sans un coup de pouce, qu'est ce qu'une pauvre Playstation pouvait bien faire ?

La surprise fut de taille ; la console de Sony s'en tire avec les honneurs ; certes le jeu est plus pixellisé et plus lent, mais le tout est quand même correct (on est loin de la catastrophe des adaptations de cross-over Marvel). De plus les loadings sont extrêmement courts et qui ont le bon goût d'être agrémentés d'une illustration.

 

Je vais t'apprendre à porter des jupes aussi courtes !
L'écran principal du mode World Tour

De plus, comme dans toutes les versions console, des personnages supplémentaires font leur apparition. Ou plutôt "réapparition", puisque ce sont pour la plupart des anciens de la série, comme Guile, T-Hawk ou Evil Ryu. D'autres modes, comme le Dramatic Battle et Final Boss sont accessibles une fois le jeu terminé sous certaines conditions.

Mais le plus intéressant est le mode World Tour. Dans celui-ci, vous allez faire progresser le personnage de votre choix en le faisant affronter de nombreux adversaires de par le monde. Les combats sont régis par différentes règles : dans certains seuls les combos seront efficaces, pour d'autres vous devrez n'utiliser que les projections. Chaque affrontement remporté vous apporte de l'expérience, et parfois des capacités spéciales, comme la garde infinie ou une barre de Power qui se remplit toute seule. Il existe différents embranchements, et vous ne ferez donc pas forcément deux fois le même parcours. A la fin du World Tour, si vous avez convenablement mené votre barque, vous vous retrouvez avec un véritable monstre de puissance, utilisable bien évidemment en mode arcade et versus. Une excellente conversion, du moins si vous possédez un stick arcade, le pad de la PSX n'étant pas du tout adapté à ce type de jeu.

Cody, de Final Fight, fait partie des nouveaux persos.
 Un décor réussi mais mal animé.

La version Dreamcast comporte toutes ces nouveautés, mais est parfaite pour les plus fainéants d'entre vous puisque les modes et personnages qui étaient cachés sur 32bits sont désormais accessibles directement. Forte de sa connexion Internet, la 128 bits de Sega offre (ou plutôt offrait *soupir*) également un mode Network qui permet
aux Japonais de jouer en ligne et de télécharger des adversaires pour votre perso du World Tour. Je n'en ai pas bien compris l'intérêt, mais c'est toujours ça de pris. D'après les spécialistes, elle comporte également , contrairement aux versions 32bits, les bugs de la version aracade

Dernier point :la console possède assez de ports manette pour jouer à 3 au Dramatic Battle...

  • Nom : Street Fighter Alpha - warriors dreams
  • Machine : Game Boy Color
  • Année : 1999
  • Editeur : Capcom
  • Genre : Nabots Colorés

Et un second SF2 pour la Game Boy ! Ou plutôt une proche parente de la Game Boy, la Color. Ça va nous changer du monochrome ! Dénommée Street Fighter Alpha – Warriors' Dreams, cette version reprend le concept de la Next Generation, avec de nouveaux graphismes et personnages. Ici, vous aurez le choix avec 10 des plus fameux, sans oublier leurs combos et les jauges de puissance.

Des pattes, des pattes, oui mais des...

Loupé !

Par rapport à la première version sur le même support, les graphismes ont été très épurés. Il y a peu de détails. On reconnaît surtout les personnages par instinct et habitude. Pour le reste, on navigue entre des décors de fond étonnants (voir la muraille de Chine pour le niveau de Chun Li, avec un superbe effet de profondeur) ou alors désespérément vides (celui de Rose en Italie). Quant au son, c'est le gros point faible du jeu. La musique est exaspérante au possible et les bruits de coups, faiblards et inappropriés, sont noyés dedans.

Sodom l'a eu dans le...

Chauds les marrons, chauds !

Alors, c'est une mauvaise version ? Et bien non ! L'animation est assez fantastique il faut bien le dire ! C'est très fluide et décomposé. Bien plus que dans la première mouture. On fait ce qu'on veut de son personnage et comme les combinaisons sont quasiment les mêmes que sur SNES pour les pouvoirs, on se prend de suite au jeu. Difficulté moyenne dans l'ensemble.

Un bon petit jeu respectant parfaitement l'esprit de SF2 à défaut de lui ressembler, faiblesse de la machine oblige.


Article rédigé par SM le 28/02/2007
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