Duck Tales 2

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Duck Tales 2

la VF, parfois c'est le mal absolu

  Titre : Duck Tales 2
  Console : Nes/GameBoy
  Année : 1993
  Genre : Aventures
  Editeur : Capcom

 

T'aurais pas cent balles ?

Ce qui est bien avec la thune, c'est que même quand il n'y en a plus, eh bien en fait y en a toujours encore. Et ce n'est pas Eric Woerth qui me contredira. Ni ce bon vieil oncle Picsou d'ailleurs, qui était pourtant persuadé d'avoir fait main basse sur tout les trésors cachés en 1989, et rabattant sérieusement au passage son caquet à une certaine Miss Tick, qui depuis travaille comme caissière dans le Monoprix du quartier.

Bien assis sur un tas d'or haut comme un immeuble de neuf étages, Picsou, le très célèbre canard, profite de son statut de canard le plus riche du monde. Du plus avare aussi. Et se régale d'avoir tous les trésors du monde rien qu'à lui tout seul. Mais c'était sans compter ces fouilles-merde de neveux, les Castors Juniors, qui n'ayant pas de petite vieille à agresser sous la palme, décidèrent d'aller fouiner dans le grenier de la demeure familiale, et y découvrirent un morceau déchiré de ce qui semblerait bien être la carte du trésor des McDuck, la famille de Balthazar Picsou.

Seulement la carte a été déchirée par Fergus, le père de Balthazar, qui en a éparpillé les morceaux aux quatre coins de la planète. Ni une ni deux, et Picsou attrape alors ses neveux et son fidèle pilote, Flagada Jones, pour partir faire le tour du monde, encore, pour récupérer les morceaux manquants de la carte au trésor, et aussi faire tabula rasa sur les innombrables trésors qui ne demandent qu'à être découverts !!

Saperlipopette !! Cours Picsou, cours !!!

 

Cent balles et un café ?

C'est ainsi parti pour Duck Tales 2 sur NES, la suite de l'excellentissime Duck Tales sur la même console, sorti en 1989. Devant le succès planétaire du premier opus, Capcom ne pouvait en rester là. Quatre longues années plus tard, en 1993, le studio nippon aura fini par accoucher de la suite tant attendue des aventures de l'oncle Picsou.

La formule reste la même tout en étant améliorée. On incarnera notre canard au sou fétiche dans une quête au travers de cinq niveaux qui le mèneront dans un coin différent du globe, où il s'agira d'amasser le plus de richesses possible, tout en découvrant des trésors cachés, dont bien évidemment les autres morceaux de la carte au trésor bien planqués. Ceux-ci ne sont pas l'objectif principal des niveaux que vous allez traverser, puisqu'à l'issue des niveaux, vous affronterez un boss qui vous fera grâce de son propre trésor.

On va ou, chef ? Duck Nukem (...)

 

Cent balles et un mars... ?

Comme dans le premier Duck Tales, vous pouvez choisir les niveaux que vous allez faire dans l'ordre de votre choix. Mais il en ressort qu'il y a é certain ordre dans lequel il est plus sage de procéder, car Capcom a poussé le vice dans cette suite. Si dans le premier opus, le joueur était également libre de faire les niveaux dans l'ordre de son choix, et de les finir sans contrainte particulière, ici, il va falloir faire avec un nouvel allié, Géo Trouvetout, qu'il s'agira de trouver, car lui aussi est -mal- caché, et ce dernier vous fera profiter d'améliorations, qui feront que vous pourrez agir sur des objets tels que des blocs de briques.

Libre à vous de commencer où vous voulez, mais si vous vous rendez compte qu'à un moment donné vous êtes bloqué, c'est qu'il va falloir passer par un autre niveau, en espérant trouver Géo pour vous donner l'amélioration qui vous manque. Cet ajout de Géo qui viendra améliorer vos compétences est mine de rien une nouveauté de poids, car il est un niveau qui ne pourra se faire sans améliorations, donc il est nécessaire de suivre un certain parcours et d'avoir un Picsou amélioré pour faire face efficacement à toutes les situations.

Ces nouveaux équipements viendront s'ajouter automatiquement dans les capacités de votre Picsou, et lui renforceront ses mouvements habituels, comme lui faire faire des sauts plus puissants ou donner des coups de cannes plus puissants sur des objets résistants sans l'amélioration qui va bien, mais également pour un nouveau mouvement : Picsou est maintenant capable de tirer certains objets vers lui, très utile pour libérer un coffre ou pour amener un bloc vous aider à atteindre une hauteur inaccessible.

Mis à part le vieux Géo comme "nouveauté", vous retrouverez aussi pendant les niveaux vos chers neveux, Riri, Fifi et Loulou ainsi que Zaza qui vous donneront comme dans le premier volet, des informations ainsi que des indices utiles concernant le niveau en cours, tandis que Flagada Jones vous proposera de quitter le niveau.

Trouvé le vieux Géo ! On peut tirer certains objets et s'en servir pour sauter encore plus haut

 

Crache l'oseille !!

Bref, le coup de l'équipement évolutif est donc une importante nouveauté de cette suite. Mais ce n'est bien évidemment pas la seule. Outre tirer des objets, on pourra aussi tirer des leviers qui commandent un tapis roulant, et sur lequel placer un coffre qu'il faudra soit faire venir vers vous pour en récupérer le contenu, soit alors le faire aller ailleurs et vous en servir pour autre chose ?

Apparition également d'un magasin tenu par vos neveux (bonjour la famille, bande de raclures), auquel vous aurez accès à la fin de chaque niveau, où vous aurez bien des choses intéressantes à acheter, comme par exemple des améliorations de points de vie à l'unité, les mêmes que dans le premier opus, où il fallait aller les chercher dans des passages secrets, voire même des passages secrets DANS le passage secret. Il est également possible d'y acheter des vies supplémentaires, ainsi que des continues, en cas de GameOver.

Une certaine gestion de l'inventaire est aussi servie, avec la possibilité d'achat de gâteaux dans le magasin, qui sera un objet stocké dans votre inventaire en cours de jeu, et que vous pourrez utiliser quand bon vous semble pour retrouver la totalité de vos points de vies, sans avoir à galérer pendant des plombes avec plus qu'un seul point d'vie en priant qu'un ennemi va lâcher derrière lui une glace pour reprendre un point de vie.

Et y font payer l'prix fort en plus les salauds... L'entrée de la grande pyramide

 

Allonge le pèze !!

Techniquement parlant, on a ici un jeu de très haut vol. Capcom sait ce qu'il fait, et l'a prouvé en l'occurrence en 1989 avec le premier Duck Tales, inutile de dire donc que cette suite fait largement honneur à son grand frère, ainsi qu'à la console, l'exploitant à merveille. Les graphismes restent dans la veine du premier, avec un souci du détail poussé encore plus loin, et avec un level design toujours aussi délicieux. Il est encore ici un véritable régal de parcourir des niveaux aussi bien conçus, ainsi que d'en découvrir ses nombreux passages secrets.

Mais tout n'est pas rose bonbon dans cette suite pourtant si merveilleuse. Il existe vilain petit canard malgré ses énormes qualités, et aussi curieux que cela puisse paraître, il s'agit de son environnement sonore. Les musiques ne sont pas mauvaises en soi, mais sont d'une banalité affligeante. Aucune personnalité dans les thèmes, ce qui se ressent malheureusement sur le niveau en lui-même, ça fait que malgré le génie du level design, on est pas pour autant passionné par le niveau comme ça pouvait être le cas sur le premier Duck Tales. Une pauvreté musicale donc, qui même mariée aux excellents graphismes, va peiner a créer cette ambiance de velours si particulière qui avait pourtant tellement réussi à son grand frère...

Ceci dit, cracher sur ses mauvaises musiques, ça serait un peu comme tirer sur l'ambulance, car l'ambiance générale reste excellente, et Duck Tales 2 reste une des meilleures perles de la console. Et même si ce titre n'atteint pas cette dimension d'ovni qu'avait suscitée le premier Duck Tales, il n'en demeure pas moins que cette suite reste un très bon jeu d'aventures.

En revanche, il est à noter que le jeu souffre de gros problèmes de ralentissements. Pas de clignotements, qui est tout à son honneur, mais dès lors qu'il y a trois ennemis actifs à l'écran, aïe aïe aïe... c'est la fin du monde. Débarrassez-vous vite alors de l'un d'eux afin de retrouver une fluidité correcte. C'est assez triste d'en arriver là, mais c'est comme ça.

Aidez-vous du canot pour ne pas vous mouiller les plumes On dirait bien qu'il y a un code à faire...

 

Aligne les biftons !!

Mais même si les musiques sont quelque peu inodores et sans réelle saveur dirons-nous, ce ne sont pas les bonnes idées qui manquent ! Outre l'exceptionnel niveau de level design général, les gars de chez Capcom n'ont en plus rien trouvé de mieux que de réussir à placer ici et là des énigmes !! Oui oui, des énigmes. Bon alors n'allez pas non plus vous imaginer le truc de fou, mais le simple fait de devoir faire marcher les neurones pour franchir un obstacle dans un pareil jeu d'aventures me semble être une petite touche d'originalité qui se doit d'être remarquée.

De même, lorsque si vous réussissez à rassembler tous les morceaux de la carte au trésor des McDuck, vous aurez alors un niveau bonus à part entière qui se débloquera, et il vous appartiendra d'aller à son terme pour non seulement faire un max' de thunes, mais cela vous permettra en plus de débloquer la bonne fin ! Car là encore, deux fins seront à débloquer, et si il ne s'agit pas ici d'atteindre un certain montant d'argent, il faudra "simplement" compléter la carte et terminer le niveau bonus. Dans le cas contraire, votre fin sera, disons... moins glorieuse, si vous voyez c'que moi vouloir dire...

Cette suite corrige aussi l'une des petites lacunes que se traînait le premier opus, à savoir une absence totale de scénario et d'explications. Ici c'est chose faite, avec une petite introduction sympathique nous mettant dans le bain, mais également avec un petit texte explicatif avant chaque niveau pour nous informer un minimum de ce qu'on va y faire plutôt que d'y aller un peu bêtement comme c'était quand même un peu le cas dans le premier Duck Tales. Si c'était un petit point de détail qui m'avait légèrement fait chouiner, ce n'est plus le cas ici. De plus, profitant de sa sortie en France, le jeu bénéficie d'une traduction entière dans la langue de Molière ! Les noms des personnages sont alors tous issus de la version française de Picsou, là où dans le premier volet, les noms originaux étaient conservés.

Le niveau bonus, le niveau de tout les dangers Sachez utiliser correctement certains objets pour dénicher des passages secrets

 

Fais péter les brouzoufs !!

En ce qui concerne la difficulté, un léger mieux est à déclarer comparé à l'extrême facilité du premier. Les ennemis sont un peu plus nombreux, agressifs et vicieux, donc ce soft nous proposera un chouia plus de challenge, mais pour un habitué du genre, surtout un habitué des jeux Capcom et de sa saga Megaman, du même éditeur, ça risque d'être assez la promenade de santé. Mais après tout à Duck Tales, on y joue plus pour faire une belle ballade graphique et se rincer les yeux sur de magnifiques décors plutôt que de se bousiller les pouces sur des niveaux d'un Megaman 3, avec ses ennemis réglés comme sur du papier à musique.

Difficulté un poil relevée donc, mais il est très dommage de voir que les boss sont complètement nazes et ne servent pas à grande chose. À part le boss de fin qui peut s'avérer être relativement déroutant la première fois, mais une fois pigé le truc, même là on s'en sort sans trop de bobos.

Concernant la durée de vie du jeu, elle restera similaire à celle du premier opus. Les niveaux sont quand même un peu plus tortueux, ce qui favorisera davantage de recherches pour leur faire cracher tout leurs secrets. À noter que la présence du niveau bonus, qu'il n'y avait pas dans le premier, viendra rallonger la durée de vie générale, sans pour autant devenir un modèle du genre.

Duck Tales 2 a vraiment tout du grand, et pourtant... il fut très malheureusement boudé par le public lors de sa sortie. La raison est toute simple, ce soft fut victime de la date de sa sortie ! En effet, en 1993, on était déjà passés a l'ère 16-bit, et bon nombre de foyers se débarrassaient de leurs NES pour pouvoir s'acheter la nouvelle Super NES pour s'en envoyer plein la gueule avec Street Fighter 2. Pour le coup, on peut dire que Duck Tales 2 arrive après la guerre, mais nul doute que si ce jeu qui avait tout pour plaire était arrivé ne serait-ce qu'un an plus tôt, il aurait très certainement obtenu le succès qu'il aurait amplement mérité !!

Et c'est parti pour faire encore plus de thunes !! Le boss de fin, avec sa réplique digne des plus grandes punch-lines hollywodiennes !!

 

Aboule tes pépètes, et sur GameBoy !!

De même que le premier opus, Duck Tales 2 aura à son adaptation sur GameBoy la même année. L'adaptation fut de très bonne facture, et elle en revanche, très bien accueillie par le public, le GameBoy en 1993 n'étant pas spécialement menacée par l'arrivée des consoles 16-bit.

Le jeu reste identique avec un Picsou se lançant a la conquête de nouveaux trésors tout en tentant de retrouver la carte complète pour mettre la palme sur le trésor des McDuck, accompagné de toute la clique habituelle. Cette adaptation GameBoy jouit de toutes les qualités de l'original NES, avec ses niveaux variés et labyrinthiques, et chasser les trésors demandera de la patience. Mais elle souffre aussi de ses mêmes défauts, ses musiques sont également pourries, ainsi que de vilains gros ralentissements qui viendront bien vous faire chier s'il y a un peu trop d'animation. Dommage pour le coup, surtout que dans le premier Duck Tales, il n'y avait pas de ralentissements handicapant à ce point le plaisir de jeu.

Il est à préciser également que cette version GameBoy n'aura pas été traduite en français. Tous les textes sont donc en anglais, ainsi que les noms propres. Il n'en reste pas moins que les férus d'aventure y trouveront largement leur compte, entre la chasse aux trésors cachés, le niveau supplémentaire, et puis le jeu en général, qui font de cette adaptation la digne suite du premier Duck Tales.

 


 

Les Plus Les Moins

 + graphismes et sprites

 + scénario

 + jouabilité

 + niveaux toujours aussi variés

 + en français

 + l'équipement évolutif

 - musiques

 - toujours pas très long

 - et toujours assez facile

 

télécharger la rom sur NES

télécharger la rom sur GameBoy

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Article rédigé par VinceGaiden le 15/12/2013
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