The Firemen

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  • Nom : The Firemen
  • Editeur : Human Entertainment
  • Console : Super Nintendo
  • Année : 1994
  • Genre : Shoot multi-directionnel

Noël, une fête qu’on aime passer en famille, auprès de la cheminée. Dan et Pete, les héros de Firemen, font dans l’originalité : ils passent le 25 décembre dans la cheminée. En l’occurence, un gratte-ciel en feu, conçu par un architecte pas forcément au courant de toutes les normes de sécurité.

 

 

 

 

The Firemen est un jeu de pompiers. Ça, c’est le côté original de la forme. Sur le fond, c’est un shoot multidirectionnel, avec possibilité de verrouiller une direction et de se plaquer au sol pour les déplacements, deux tirs et une grenade pour l’attaque. La différence dans les tirs étant au niveau de la hauteur : un tir en hauteur loin devant soi, ou sur le sol à proximité. Pour les ennemis, on a droit à des flammes, des robots de sécurité devenus dingues, des flammes, des robots d’assemblages devenus dingues, et encore des flammes. Seuls bonus, des grenades, et de la vie récupérée à chaque survivant retrouvé. La petite originalité supplémentaire se situant dans la présence d’un partenaire invulnérable qui se balade à vos côtés, aidant à éteindre les feux à l’aide de sa hache, mais dont le rôle se résume surtout à ouvrir les portes et à montrer le chemin.

Côté technique, le graphisme peut paraître grossier, mais ce design simple et rondouillard a malgré tout bien vieilli, et l’animation est fluide à tout moment, malgré les dizaines de flammes crépitant à l’écran, sans oublier la fumée recouvrant l’écran, entièrement animée en distorsions. Mais en dépit de ces qualités, la sobriété de l’ensemble fait que le tout n’est jamais impressionnant, et ce n’est pas cela qui sauve le gameplay répétitif d’un shoot qui se boucle en une demie-heure en mode débutant. 

 

 

 

 

The Firemen est un jeu de pompiers. Ça, c’est le côté évident du background. Sur le fond, ça signifie qu’on ne joue pas à un shoot, mais à un film catastrophe. Le côté narratif est en effet très appuyé, avec le respect des trois grandes unités, à savoir unité de temps, de lieu et d’action.

Unité de temps du fait de cinématiques entièrement sous la forme de dialogues in-game (traduits en français ! ), par communications radio, le jeu ne subit ainsi que peu de coupures malgré la scénarisation. Le fait que ce soit le partenaire qui évacue les survivants pendant que l’on joue aide évidemment à cela. L’unité de lieu est encore plus évidente, l’intégralité de l’action  se situant dans le même immeuble en flammes, que l’on explore étage par étage, à la recherche des survivants. Unité d’action enfin, tous les dialogues ne faisant qu’expliciter les objectifs du joueur.

Si l’ensemble est classiquement découpé en niveaux, avec boss à la clé, ceux-ci ne représentent que des étapes dans une progression globale. Si les ennemis restent à peu près les mêmes tout le long, leur façon d’attaquer évolue, et c’est ce qui accroît petit à petit la difficulté, en plus du décor qui se fait de plus en plus retors, avec explosions et effondrements de tous côtés.

Ce décor qui à son tour, se transforme graduellement en ennemi, multipliant pièges et obstacles. Ainsi, si l’aspect destructible des vitres peut sembler gadget au début du jeu, il prend tout son sens lorsqu’il provoque une explosion par appel d’air, obligeant le héros à se plaquer au sol. Mais c’est surtout le chaos croissant qui joue, non seulement sur la difficulté, mais sur la claustrophobie qui s’empare du joueur, les passages étroits étant de plus en plus fréquents sur la fin. Cette étroitesse étant de plus soulignée, que ce soit volontaire ou non, par la faible portion d’écran utilisée, l’interface masquant haut et bas de l’écran.
 

 

Et à ce sentiment vient également se greffer celui d’urgence. D’une part par l’aspect minuté de chaque niveau, mais également du fait des musiques, aux tonalités très aiguës, leur conférant des sonorités de sirènes. Le scénario s’ajoutant bien sûr à tout cela, ou plutôt s’aidant de tout cela : il est en effet digne d’une mauvaise série B, niaiseux et manichéen, mais il parvient malgré tout à nous emporter grâce à la mise en scène.

Pour ajouter encore au stress de l’ambiance, il est évidemment déconseillé de jouer en mode facile, qui transforme le jeu en balade de santé, et simplifie trop la quête des 100% de flammes éteintes. Ou alors pour vos gamins : si l’absence de morts nuit au côté dramatique, elle rend accessible ce jeu aux petits garçons qui rêvent d’être pompiers plutôt que chevaliers du zodiaque.

 


 

The Firemen aurait pu n’être qu’un shoot de plus, mais son ambiance si particulière et sa mise en scène très moderne en font un titre simplement unique.

 

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Article rédigé par tfoth le 22/06/2011
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