Spiderman and Venom - Maximum Carnage

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Nom :
Spiderman and Venom :
Maximum Carnage
Editeur :
Acclaim
Développeur :
Software Creations
Console :
Super Nintendo
Année :
1994
Genre :
Beat'em all

Roms :

- Roms
Langue :
US
 
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Après Spiderman et les Xmen contre Arcade (ça va, arrêtez de vous moquer, il va se vexer encore), Spiderman et Venom contre Carnage ! Cette fois, rien à redire, c'est le sans faute pour le casting...

Intro

Nous sommes en 1994, deux ans ont passé depuis Spiderman and the X-men. Deux années assez remplies pour Software Creations avec par exemple la sortie de Plok sur Super Nintendo ou la conversion Megadrive de Double Dragon 3. Deux années qui n'ont pas démentis non plus la faiblesse graphique de ce studio : lorsqu'ils produisent un jeu original, les graphismes et leur animation sont toujours un peu dérangeants. Plok en fera les frais et, dans une certaine mesure, Spiderman and Venom aussi.

La narration de Maximum Carnage est très bonne, le sauvant du naufrage
Venom vient d'apprendre l'évasion de Carnage, alors il prend la pose en gueulant au milieu de la rue
Histoire

Maximum Carnage suit avec application la trame de la mini-série homonyme. Très caractéristique des comics '90 et de leur ambiance jusqu'au boutiste dans la violence, on y voit Carnage s'échapper de la prison psychiatrique dans laquelle il avait été interné, emportant avec lui Shriek. Aussitot libérés et très vite rejoints par Spider-Doppelganger, Demogoblin et Carrion, ils s'abattent sur la ville en y déclenchant tueries aveugles et émeutes à répétition.

Spiderman et Venom tenteront chacun de leur coté de les arrêter sans aucun succès. Ainsi, ils devront non seulement contre-attaquer ensemble mais également accompagnés d'autres personnages bons chaotiques comme on dirait chez Dungeons&Dragons (comme Morbius par exemple). Une nécessité qui ne sera pas sans poser de sérieux problèmes de conscience à Spiderman.

La mini-série fonctionne bien même si on regrettera quelques passages maladroits (le très ridicule illuminizor ou la réconciliation avec MJ plutôt kitch) et le jeu la suit de près. Des cases de la BD sont "scannées" et servent la narration. Celle-ci est néanmoins très amputée (passer de 14 volumes à une cinquantaine d'images ne se fait pas sans concession difficile...) et on perd beaucoup de nuance mais l'ensemble reste malgré tout très convaincant et constitue un point fort pour le jeu... Ca lui en fera toujours un...

On croise deux trois saloperies à lancer... Est ce un énorme effort à saluer ? L'équipe de devs doit le penser vu qu'on en trouve qu'au tout début du jeu...
Les deux alter-ego peuvent grimper aux murs, une manière originale de ramasser des bonus
Gameplay

Maintenant que vous êtes au courant du problème, il va falloir se mettre au boulot pour arranger tout ça. Donc c'est plein d'entrain qu'on enclenche la cartouche et arrive bien vite l'habituel écran titre et l'habituel choix qui va avec... A ceci près qu'il n'y a qu'un choix ici : démarrer, même pas d'options... Bon, ça fait un peu cheap mais essayons de rester optimistes.
Une fois la sympathique introduction passée, le premier niveau s'invite sur l'écran et nous offre le contrôle de Spiderman (les niveaux suivants permettront le choix du perso avant de démarrer).

Passage obligé du beat'em up : on vérifie les coups possibles pendant que les premiers adversaires arrivent mollement. Comme d'habitude avec les beat'em up de seconde zone : on en a pas assez. Allez je vous fais la liste, un coup de poing qu'on peut enchainer jusqu'à trois fois, une chope permettant au choix de cogner ou de projeter le malheureux (mais en appuyant d'abord vers le haut pour le faire passer au dessus de la tête, ce qui fait perdre un temps précieux et rend très vulnérable aux autres ennemis. Si bien que rapidement, on n'utilise plus du tout la chope pour arrêter de perdre des vies). Sans oublier le coup spécial puissant mais diminuant la santé en appuyant en même temps sur frappe et saut... Ouais, le minimum syndical donc en résumé.

On a aussi pas mal d'attaques bonus à ramasser et correspondant aux alliés qui ne sont pas jouables (et dans la tradition des crossovers, il y en a pas mal : Captain America, Firestar, Cape, Epee, etc). La plupart se contenteront d'une attaque plus ou moins dévastatrice mais d'autres sont plus originaux comme Morbius qui hypnotise tous les ennemis un instant pour qu'on puisse les frapper en traitre comme un super-héros ou Iron Fist qui déboule et donne l'impression de nous aveugler d'un coup de spray dans les yeux. (il utilise son Chi pour redonner de la santé en fait)
Deux originalités malgré tout : la possibilité de se balancer avec sa toile et de grimper aux murs... La première sera à peu près inutile pendant tout le jeu à l'exception du second niveau (très pénible) où il faut monter un immeuble tout en évitant les décharges soniques de Shriek (aléatoires et imprévisibles) tirées depuis le haut de l'écran... La seconde permettra de récupérer quelques bonus (rarement) ou de perdre du temps à glander sur le mur pendant que les ennemis attendent tranquillement en bas (à peu près tout le temps).

Les boss sont aussi un problème : le choix de les mettre tous ensemble tout le temps est surprenant et pas malin. A chaque fois qu'on finit un niveau, on va se taper le groupe avec un peu plus de monde petit à petit. Doppelganger nous attend à la fin du niveau 1, puis lui et Shriek deux ou trois fois, puis DemoGoblin vient les rejoindre deux ou trois fois, puis ces trois là avec en plus Carrion encore deux ou trois fois...
Alors oui dans les comics, les combats sont presque toujours en groupe mais pour un jeu ça ne marche pas du tout : il aurait largement mieux valu les faire venir chacun tout seul. Affronter toujours ce groupe ne fait que rendre les combats des boss aussi redondants que le déroulement des niveaux, ce qui est un comble pour un beat'em up où bien souvent on avance juste pour voir le boss, impressionnant si possible...

Terminons avec le plus drôle : pas de mode deux joueurs... Probablement une note d'humour de la part des développeurs qui aurait manifestement du appeler leur jeu Spiderman Or Venom : Maximum Carnage...

Les alliés de Spiderman peuvent être appelé pour une attaque spéciale. Mais certains sont plus originaux comme Iron Fist qui guérit
Ou Morbius qui passe au ralenti pour attirer l'attention des ennemis et les hypnotiser
Technique

Même la technique est loin d'être irréprochable contrairement à ce qu'on pourrait croire devant les screenshots (ou les photos dans les mags de l'époque...) : les sprites sont énormes et c'est un bon point. Mais, les ennemis de base souffrent d'une finition très limitée, et pourtant ils sont pas bien nombreux... Le fait qu'ils soient très grands et peu détaillés donnent un effet qu'on connait bien aujourd'hui le style "graphisme de jeu flash", un précurseur en somme. Ils ont à peine quelques pixels pour remplir le visage et laisser l'imagination y voir des yeux ou un nez alors que leurs vêtements ont le même problème avec de grandes zones unies et peu d'ombrages ou de plis. En fait, ils donnent l'impression d'avoir été dessinés pour des sprites plus petits et agrandis à la dernière minute. Les héros et les boss sont par contre beaux et bien détaillés.

Au-dela du graphisme lui-même, c'est l'animation qui gène le plus, les mouvements intermédiaires sont juste suffisants pour les personnages principaux tandis que les ennemis de base, encore eux, sont là aussi bien mal lotis. Le problème n'est même pas que technique : en plus du nombre limité d'image, il y a matière à s'interroger sur le style choisi que ce soit la démarche où certains coups...

L'aspect sonore est assez transparent, bruitages et musiques étant dans la moyenne, ni palpitants ni vraiment critiquables.

Enfin la durée de vie est honnête pour un beat'em up avec 2 bonnes heures pour enfin s'amuser avec Carnage (sans qu'il soit bien palpitant à affronter). Ah et un dernier truc pour vous épargner la vérif : la fin est identique quelque soit le personnage joué, c'était à prévoir vu la narration rigide puisque au plus près de l'histoire.

Vous allez affronter Doppelganger une bonne dizaine de fois...
Carnage sera le seul boss à ne pas être à la fois ultra-récurrent et trop simple à battre
Note : 11/20 pour les fans, 07/20 pour les autres

Spiderman and Venom : Maximum Carnage a ses fans et on les comprend, il propose des gros sprites, une narration entrainante, un casting de très haute volée... Mais il traine aussi des graphismes très inégaux, une animation désagréable, un manque flagrant d'ennemis différents, trop peu de coups possibles et même pas de mode 2 joueurs...

C'est bien frustrant parce qu'un bon beat'em all avec cet univers et cette narration aurait été un hit monstrueux se hissant sans problème au niveau des meilleurs représentants du genre mais en l'état, il craint quand même un peu (et là Arcade se marre car malgré tous les rires qu'il déclenche à chaque apparition, son jeu est meilleur que celui-là dans l'absolu !).


Les plus

- Spidey, Venom et Carnage !
- Bonne et généreuse narration
- Grands sprites plutôt beaux (tant qu'ils bougent pas)

Les moins

- Très peu de coups différents
- Système de chope mal pensé
- Toile à peu près inutile
- La possibilité de grimper aux murs aussi
- Peu d'ennemis différents
- Fin identique pour les deux persos
- Animation assez grossière
- Pas de mode 2 joueurs !

 
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Article rédigé par Shinobi le 08/09/2011
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