Série Road Rash

(1/1)
Ecran titre
  • Nom : Road Rash
  • Editeur : Electronic Arts
  • Console : Megadrive
  • Année : 1992
  • Genre : Course/baston

La série des 3 Road Rash, c'est un peu comme la série des Mortal Kombat, c'est bourrin, et ya pas forcément tout le monde qui aime.

A part les bourrins.

Ca tombe plutôt bien, parceque je suis un bourrin et j'aime les jeux orientés défoulade/violence, même s'ils sont pas forcément super beaux.

L'essentiel c'est que le gameplay soit simple, défoulant et percutant. Et de la violence, toujours marrante, toujours surprenante comme une manchette dans la tête à 200 à l'heure sur l'autoroute, ben c'est ce qu'on trouve dans les Road Rash. Dans Road Rash, on prend une moto, et on part sur les routes pour tabasser les autres, gagner de l'argent en se qualifiant dans les trois premiers, et pour pouvoir s'acheter des motos encore plus puissantes pour faire face aux niveaux suivants. Voila, ça s'arrête là.


Je ne reconnais plus personne en harley davidson
Passons vite sur le 1, qui s'il a le mérite de poser les bases de la série, ne possède pas de mode deux joueurs en ecran splitté comme ses deux autres séquelles, ce qui réduit grandement son intérêt.

Le deuxième épisode est quant à lui, à mon goût, le plus abouti. Le mode deux joueurs apparaît, et les options ainsi que le principe du jeu en lui même ne changeront pas pour le trois qui n'est qu'une version graphiquement "améliorée" du deux. Toute l'essence même de Road Rash y est, à savoir un mode solo où vous devez gagner des courses sans vous faire arrêter par la police ou sans ruiner votre moto contre des voitures ou obstacles en bordure de route, ainsi que le mode deux joueurs qui est le gros plus du jeu.

Quel que soit le mode, vous pouvez acquérir des armes d'auto-défense telles qu'une chaîne de moto, ou une matraque.

Vous pouvez aussi bien sûr foutre des pains et des manchettes, ainsi que donner des gros kicks latéraux dans la moto de vos adversaires afin de les projeter contre les voitures arrivant en sens inverse ou les poteaux électriques au détour d'un tournant.

Le but, c'est de ruiner la tronche de vos adversaires, qui eux non plus n'hésiterons pas à se coller contre vous pour vous refaire le portrait. En cela, l'IA, si on peut l'appeler ainsi, remplit parfaitement son rôle et elle fait vraiment bonne impression.

Que ce soit en solo ou en multi, on prend toujours autant de plaisir à enfourcher sa bécane, quel que soit le mode de jeu proposé : mano a mano (duel sans adversaires entre deux joueurs), split screen (mode solo avec adversaires mais jouable a deux sur le meme écran) ou take turn (chacun son tour).

La rejouabilité est totale. On ne se lasse jamais, tellement le concept est accrocheur, fendard et bien ficelé. C'est tellement marrant qu'on ne s'en veut même pas de perdre!

 

Contact imminent avec Rude Boy...

La gestion de l'argent est primordiale ; il vous permet de réparer les dommages causés à votre bécane pendant les courses, à payer les prunes collées par les flics, ou à acheter une meilleure moto pour pouvoir continuer à progresser.

Pour vous donner une idée du niveau de déconnade du jeu, dans les derniers niveaux on peut se payer des motos qui fonctionnent avec de la nitro (comme si ça allait déja pas assez vite !) et là ça devient du n'importe quoi, avec le bruit du moteur qui ressemble a celui d 'une f1, et mine de rien ça met a fond dedans. On se rend compte que la Megadrive est bien exploitée avec son "gros" processeur à 7mhz, parceque même si certains esprits un peu cons (ou je sais c'est pas l'expression exacte et ça rime pas) diront que c'est moche, on peut pas nier que ca speede. Les décors sont cohérents, les circuits qui se rallongent au fil de votre progression dans le jeu ont bel et bien tous leur propre personnalité, allant des courses en ligne droite sans un pékin sur la route du grand ouest américain aux parcours du combattant bourrés de tournants et de plaques de verglas vicieux dans la montagne, sans oublier les tracés sinueux et embouteillés de l'île de Hawaii.


Pour l'avoir eu sur ma Megadrive et pour y avoir joué sur une grosse télé, je peux vous dire que c'est evidemment l'un des gros hits de la console, même si les graphismes, l'animation et le son sont réduits au strict minimum et que les menus sont peu ergonomiques et trop sombres.


Ptit coup de chaine dans la tête de derriere les fagots

Mais c'est ce qui fait l'esprit Road Rash, l'essentiel est là, et on s'amuse, immédiatement, on a un bouton pour coller toutes sortes de coups ultra violents,un bouton pour accélérer, un pour freiner mais on s'en sert quasiment jamais, et on s'éclate, au propre comme au figuré.

Le troisième et dernier épisode, "tour de force", est le plus abouti, et les graphismes dessinés des deux premiers opus sont remplacés par des sprites digitalisés de fort mauvaise façon, ça fait un peu beaucoup boullie de pixels, mais bon ça apporte tout de même un léger plus. C'est à vous de voir entre le deux et le trois.


A noter que le mode 50hz européen est beaucoup plus jouable que la version NTSC américaine qui rend le jeu bien trop rapide en 60hz et ce dés le début du jeu. 

Dans la mesure où au fil des niveaux la vitesse du jeu augmente, en plus de la vitesse inhérente à la bécane que vous possédez, le jeu devient quasi injouable dès le niveau deux, et éviter le plus petit obstacle devient impossible : on passe plus son temps à planer 10 metres au dessus de sa moto qu'à la piloter.  A jouer en 50hz PAL donc. Les sauvegardes de vos progressions se font par mot de passe, ce qui même si c'est un peu fastidieux, a au moins le mérite d'exister et de donner encore plus de valeur à la cartouche (ou à la rom).

Pour finir, je dirais que Road Rash fait partie des incontournables de la console. C'est de l'arcade pure à la maison avec une prise en main immédiate et des gamelles/vols planés/accidents hilarants. Les bastons à haute vitesse seront encore capables, en 2006, de vous donner des coups d'adrenaline, et c'est à ça qu'on reconnait un grand concept, une mixture parfaite et réellement originale même si elle paye pas de mine.

Ps: En Angleterre, ils roulent pas dans le même sens que nous... (ceux qui vont s'y mettre comprendront)

Note : 9/10

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Article rédigé par Trashfrog le 21/05/2006
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