Rockin' Kats

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Rockin' Kats

  • Titre : Rockin' Kats
  • Genre : Aventures/plates-formes
  • Année : 1992
  • Console : NES
  • Editeur : Atlus

 

Votre chaton est plein de vie, et ça, Kwiskas l'a compris

"Oh piting', il a vomi sur l'oreiller !!", "il a chié dans les pantoufles !!", "y m'a foutu des poils plein la chemise !!"... ahlala, qu'est-ce qu'on leur en mettrait des bons coups d'pied au cul à ces saletés de chats j'vous jure... mais on le fait pas parce que, ahlala... qu'est-ce qu'on les aime, ces cons de chats. Seulement... lorsqu'on part bosser le matin, et qu'on laisse ces tas de poils dans leur coin, croyant qu'ils sont bien gentiment endormis, le sont-ils vraiment ?

C'est bien connu que dès qu'on a le dos tourné, la vie commence pour ces saletés poilues. Ça file hors de l'appart' et ça fait la tournée des commerçants pour le racket quotidien, ça tape des embrouilles avec les jeunes du quartier, ça va dans les dancings-clubs pour mater des minettes se tortiller sur des barres et dépenser ses dollars-chats dans des strings, ça retrouve sa bande pour dealer avec les autres chats à l'abri des regards et ça se bourre la gueule jusqu'à vomir ses croquettes dans un caniveau, pour rentrer en titubant jusqu'à la maison en bousculant les autres chats pour se rendormir vite vite en attendant que nous, misérables humains que nous sommes, rentrions du bureau pour le retrouver bien sagement sur son coussin, croyant qu'il n'a pas bougé de toute la journée.

Ah c'est des malins, ces chats. Des malins, et des vicelards !!

Des rues bien malfamées Courez après le train pour rattraper votre belle

 

C'est pour ça que Kwiskas chaton est plein de bonnes choses

Et c'est comme ça tous les jours à New York, où Willy le chat, et sa copine Jill, vivent des jours heureux. Mais c'est sans compter la présence de Mugsy le bulldog, baron local du crime, qui, jaloux de leur relation, décide d'enlever Jill par tous les moyens possibles et imaginables. Willy n'aura donc de cesse que de traverser la ville dans tous les sens pour retrouver sa belle, et au passage, se débarrasser de Mugsy une bonne fois pour toutes.

Vous l'aurez compris, on nage en plein délire cartoonesque, dans un monde de chats et de chiens, où les chats sont les honnêtes gens, et les chiens, des voyous. L'histoire proposée est ultra-classique, une belle enlevée par un méchant moche, et au beau gosse de service d'aller la délivrer. Rockin' Kats fait partie de ses petites perles qui ne brillent pas sur leur fond en proposant une histoire profonde, mais sur la forme, avec un gameplay et un enrobage béton, et surtout, une chiée de super bonnes idées.

Après tout, ce n’est pas comme si dans un Mario ou dans un Sonic, y avait une histoire, et ça ne les empêche pas d'être des références depuis vingt ans. Ou si y en as une, alors celle de Rockin' Kats n'a rien à leur envier. Car n'est-ce pas là la plus belle des histoires, que de ne pas avoir d'histoire ? Et de se laisser guider par des personnages aussi attachants que charismatiques ?

En première place du concert !! Même dans les airs, vous n'êtes pas en sécurité

 

Ca à l'air dégueulasse comme ça, mais c'est plein de bonnes choses qu'on peut pas comprendre, nous, humains

Rockin' Kats donc, sur NES en 1992, qui nous sors tout droit des studios Atlus. Un grand studio, une grande année, une grande console... tout ce qu'il faut pour partir avec le sourire. Rockin' Kats est un jeu de plates-formes horizontal classique comme la NES en a produit des tas, avec quelques phases de jeu différentes comme des phases verticales où il s'agira d'escalader un immeuble en se servant des plates-formes et de votre grappin, ou encore une phase dans les airs, où vous serez à la poursuite de votre belle kidnappée à bord d'un zeppelin, et où le niveau se passera sur les ailes d'un avion.

Votre périple vous mènera ainsi dans des endroits très variés, allant de plusieurs environnements urbains, des forêts (dont Central Park), un aérodrome, un parc d'attractions et sa maison hantée, un niveau ayant pour thème le Far West... on ne sera donc pas en manque de variété des décors.

Le level design général est lui aussi relativement banal, mais non moins inspiré, et il est un vrai petit régal de parcourir les niveaux, de même dans les phases verticales, où l'on pourra savourer les plates-formes savamment placées, qui exigera une certaine précision dans les sauts.

Les niveaux sont d'ailleurs plutôt longs, découpés en plusieurs sous-niveaux, et ponctués de miniboss assez régulièrement, en relation du niveau parcouru, comme pendant la traversée de la maison hantée où le boss sera une grosse tête de chien fantôme, en plus du traditionnel boss en fin de niveau.

Drôles de décorations pour un parc à thème... Un fantôme canin !!

 

Mais si on demandait aux chats, les chats, y achèteraient Kwiskas

Sur le plan graphique, c'est une belle petite réussite. Comme dit plus haut, les niveaux présenteront une grande variété, et le moins que l'on puisse dire, c'est que les graphistes auront été plutôt bien inspirés. Comme quoi y a rien de mieux que des développeurs inspirés pour faire des niveaux intéressants. Surtout quand il s'agit d'Atlus.

C'est richement coloré, ça fourmille de petits détails qui donnent une vraie vitalité à chaque niveau. Une vraie leçon de ce qu'un bon jeu devrait être, en somme. Rien que sur les sprites, on sent que les gars d'Atlus se sont donnés du plaisir à les réaliser. Très bien dessinés, que ce soit le héros ou les ennemis, tous ont leurs petites touches d'humour, pour un bestiaire d'ailleurs plutôt bien fourni, avec toutes sortes d'ennemis différents, dont un qui se prend pour un gangster des années 60 cachant un pistolet sous mon manteau (à moins que ce ne soit pas un pistolet... ?), des petits chiens sautant partout sur une barre à rebonds, des chiennes qui ont tout de la MILF canine qui sortiront par leur balcon en vous jetant un pot de fleurs, et même un qui avance en Moonwalk, qui avance en marche arrière donc, et qui attaque en lançant son chapeau à la façon d'un certain Mickael...

Ça me rappelle quelqu'un... La tour canine infernale

 

Y se lèveraient sur leurs p'tites pattes, y se bougeraient leur cul, et ils iraient acheter Kwiskas

Concernant Willy, notre héros aux pattes de velours, on est rapidement frappé par la qualité de réalisation du personnage. Déjà, on ne pourra s'empêcher de sourire en voyant son arme principale, qui n'est autre qu'un Punch-Gun. Tenant fermement dans sa patte un petit flingue ressemblant à un six coups, à chaque fois que l'on attaquera un ennemi, ça sera pour lui envoyer un gros poing en plein sur la truffe.

On peut d'ailleurs donner des coups dans toutes les directions, ce qui est un sacré plus qu'il faut souligner. Les diagonales ne sont pas exclues, ce qui permet une marge de manoeuvre efficace dans la plupart des situations. De plus, lorsque vous touchez un ennemi alors que vous êtes en train de sauter, vous serez projetés de quelques mètres en arrière, l'idéal pour se sortir d'un mauvais pas.

Mis à part le punch de base, il est également possible de se servir de votre arme de deux manières différentes : l'une en maintenant la touche de frappe appuyée pour détendre le poing et faire apparaître une main qui vous servira à attraper des objets, par exemple les pots de fleurs ou des canettes de bière, et de les relancer sur un ennemi. De deux, il est également possible de se servir de certains objets du décor comme armes, par exemple les toilettes pour chiens, euh pardon, je veux dire les poteaux incendie, où si vous leur sautez dessus, une gerbe d'eau en sortira et vous fera le passage, ou vous pouvez aussi utiliser une autre fonction de votre Punch-Gun : taper sur la surface pour vous projeter sur quelques mètres en vous servant de votre dos comme d'un bélier, qui éliminera tout ennemi ayant le malheur de se trouver sur votre chemin, ainsi que de se servir des nombreux points d'ancrage dans le jeu pour vous y faire tournoyer, prendre de la vitesse et faire un supersaut, et au passage vous débarrasser des ennemis sur votre trajectoire.

Et puis comme si cela n'était pas suffisant, on peut avoir accès à une boutique, sous la forme d'une chaîne TV de shopping pour chats très rigolote, où avec les $ que l'on a amassés en cours de jeu, on peut acheter tout un tas d'armes secondaires en plus du punch de base, à savoir un jet de grenade, un double punch rotatif à la Chuck Norris, un punch plus gros, des rollers pour la vitesse, et bien entendu, des vies supplémentaires. Même si tout ça à un coût, vous ferez bien assez de sous en deux niveaux pour quasiment tout acheter. Il ne reste alors plus qu'à espérer que les chiens aient une bonne mutuelle.

La boutique C'est moi qu'tu appelles punk... ??

 

Au lieu de ça, les chats, ils dépensent leur fric au baby-foot, y passent leur temps à fumer des pétards et à grimper aux murs

On a donc un héros à l'épreuve des balles, ou plutôt à l'épreuve des chiens (vous pouvez rire), qui évolue dans tout un tas de décors variés, mais qu'en est-il des musiques ? Eh bien là aussi, le jeu s'en tire avec de bien beaux honneurs. Et ça commence dès l'écran titre où l'on est accueilli avec une belle petite musique super bien fichue, et c'est la même chose pour tout le reste du jeu. Des musiques qui ne resteront cependant pas forcément dans les annales de la console, même si globalement, toutes sont de bonnes factures, et accompagneront le plus agréablement du monde le joueur dans toute l'aventure.

À ce propos, l'aventure, qu'a-t-elle dans le ventre ? Va-t-elle nous proposer, en plus de toutes les qualités techniques, un challenge digne de ce nom ? Disons que... oui et non. Rockin' Kats est un jeu qui n'est pas spécialement difficile, ni facile pour autant. Les ennemis sont quand même bien nombreux, en plus d'être variés, et entre un qui va vous tirer dessus, l'autre qui saute partout et la bitch à l'étage qui vous balance des pots de fleurs, y aura bien un ennemi pour vous faire perdre un petit peu de vos 5 coeurs de vie ! Mais vous pourrez retrouver assez fréquemment de la vie en cours de route, donc avec un peu de prudence, vous ne devrez pas être trop inquiétés. Et puis une fois chaque miniboss et boss vaincu, vous récupèrerez toute votre énergie...

Il y aura vraiment que contre les boss et miniboss, que vous risquez d'y laisser des plumes, ou plutôt des poils... de chat (*faux rires façon AB prod'*), car ces derniers auront le mérite de vous surprendre, car tous auront leurs propres techniques. Et le challenge sera corsé parce que ces enfoirés ont beaucoup de vie en plus de proposer des combats plutôt intéressants, ainsi qu'un petit dialogue bien kitsch juste avant un boss, entre Willy et Mugsy, avec une Jill au milieu en train de hurler des bons gros "HELP MEEEE" !!

L'écran de sélection du niveau On va s'faire une pinte ?

 

C'est vraiment des branleurs

Au cas où vous ne l'aurez pas compris, Rockin' Kats est une vraie petite perle. Tout a été pensé pour changer les idées du joueur. Jusque dans le choix du niveau, c'est aussi foutrement original. En fait, pour coller à l'ambiance urbaine de New York, le choix du niveau se passe sur un téléviseur, où vous aurez le choix du niveau sous forme de choix d'une chaine à regarder, de 1 à 4 pour les niveaux 1 à 4, avec en guise d'introduction au niveau, votre chère Jill en train de se faire enlever d'une manière ou d'une autre. Avec un cinquième niveau débloquable une fois les quatre premiers terminés, qui servira de dernière ligne droite jusqu'à l'affrontement contre Mugsy.

Et c'est donc la même pour l'accès à la boutique pour acheter des améliorations pour votre Punch-Gun, sous forme d'une chaine TV de shopping. Il y va de même pour les niveaux bonus, également accessibles par une sorte de chaîne TV de jeux, par laquelle vous aurez accès à trois minijeux, tout ce qu'il y a de plus cons, mais sacrément bien fichus et rigolos, où vous pourrez gagner soit des sous, soit beaucoup de sous, ou encore des vies supplémentaires. Vous aurez droit à un jeu de roulette, la faire tourner en s'y accrochant à l'aide de votre arme pour vous faire gagner votre gain, un jeu de canon, où il faudra saisir un objet et le lancer dans l'un des trois canons mobiles, et un jeu de basket, où la balle, c'est vous, et où il faudra vous accrocher à un point d'ancrage pour vous propulser vous-même dans un des trois paniers, et ainsi en empocher le gain. Mine de rien, c'est l'un des meilleurs stages bonus et l'un des plus originaux que j'ai pu faire dans ma vie de joueur, foi de Vince.

Si je devais avoir un regret sur ce titre, ça serait une absence d'images fixes entre chaque niveau, du moins à la fin de chaque, puisque les niveaux ne se suivent pas directement, histoire de renforcer un tout petit peu plus l'immersion. Car l'ambiance générale est tellement agréable qu'on ne peut s'empêcher de rester un peu sur sa faim, tellement on a envie d'en savoir plus sur Willy, Jill, Mugsy et leur univers. On a en effet là une base plutôt solide largement sous-exploitée, ce qui est assez dommage. Mais ne boudons pas non plus notre plaisir, car c'est là un signe de reconnaissance d'un bon jeu, que d'en vouloir plus !

C'est pas parce que tu fais 10m de haut que j'vais avoir peur de toi !!! Bataille finale contre Mugsy

 


 

Les Plus Les Moins

 

 + excellente ambiance chats vs chiens

 + gameplay

 + diversité des coups de Willy

 + combats contre les boss bien fichus

 + cette petite dose d'humour omniprésente

 + bestiaire varié

 + graphismes

 + diversité des situations

 

 - Jill, toujours en train de gueuler et de se faire enlever

 - relativement court et facile pour un habitué du genre

 

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Article rédigé par VinceGaiden le 12/05/2014
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