Olympic Gold

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Titre : Olympic Gold
Editeur : US Gold
Console : Megadrive
Conversions : Game Gear, Master System
Année : 1992
Genre : Multisports
Joueurs : 1-2


Tous les 4 ans, au mois d'Août, c'est le retour des JO d'été, et tous les 4 ans nous avons droit à une série de jeux qui bénéficient de la licence officielle, et cela ne date pas d'hier. La preuve avec Olympic Gold, qui détient la licence des Jeux Olympiques de 1992, ce qui ne nous rajeunit pas.

Je ne vais pas vous mentir, sur le principe Olympic Gold n'apporte pas grand chose de plus que l'ancêtre Track'n Field, puisque le gameplay se limite toujours, pour les épreuves d'athlétisme, à marteler les boutons du pad jusqu'à ce que des crampes se fassent sentir. Mais il ajoute également un peu de subtilité, comme nous allons le voir plus tard.


 Choisissez votre épreuve... ... et votre niveau.

Que dire en attendant ? Et bien le jeu dispose de 8 épreuves, est jouable jusqu'à 4 en alternance, et propose de participer soit à toutes les épreuves (c'est le parcours olympique), soit à celles de notre choix, et également de choisir le niveau de difficulté : régional, national ou olympique, ce qui influe sur les performances de vos adversaires.

Puisque l'essentiel est dit, passons à la liste des épreuves :


Le 100 m : épreuve reine de l'athlétisme, et injuste s'il en est, puisqu'en moins de dix secondes se joue toute la carrière d'un athlète. C'est le grand classique du genre, et comme d'habitude, il faut bourriner A et B alternativement pour avancer. Il est également possible et recommandé de se pencher à l'arrivée en appuyant sur C.
Le + : les courses durent une dizaine de secondes, on ne souffre donc pas longtemps.
Le - : on ne peut pas jouer à deux en même temps, et il faut être extralucide pour deviner quand le départ va être donné.


 Le 110m haies : la même chose, sauf que le concierge a oublié de retirer les barrières qui étaient posées là lors du concert de
la veille, et il faut sauter par dessus en appuyant sur C.

Le + : le timing pour sauter est assez serré, la marge de progression est bonne
Le - : les chutes sont plus violentes en vrai.



Le lancer de marteau : C pour commencer le mouvement, puis A/B pour tourner, puis C à nouveau tout en martelant A/B, puis C pour lâcher le marteau. Le timing requis est très pointu, et il est difficile de dépasser les 60m lors des premiers essais.
Le + : il n'y a pas d'épreuve féminine, alors on n'a pas à endurer le spectacle de Kristofina Dementiova, 1,72 m et 94 kg.
Le - : impossible d'assommer un juge situé à l'autre bout du stade.


Le tir à l'arc : une barre indique la force du vent, on bande l'arc quand on est prêt, on vise et on tire 6 flèches dans le temps imparti. Simple et efficace, même si on peut se demander si notre athlète n'est pas alcoolique, vu les tremblements qui l'agitent.
 Le + : enfin un sport où on ne sert que d'un bouton à la fois.
Le - : c'est plus marrant de jouer aux fléchettes dans Shenmue.


Le saut à la perche : ou comment l'homme tente de s'arracher à la loi de la gravité à l'aide d'une simple perche afin de s'élever dans les cieux et défier son créateur. Je vous épargne la description des commandes, c'est absolument ignoble.
Le + : fais coooommeeeeuuu l'oiseauuuuuuu...
Le - : Le timing est tellement serré que même à l'époque je n'ai jamais passé une seule barre. Si vous y arrivez, savourez cet instant.


Le plongeon : votre esprit créatif est à l'honneur puisque vous décidez vous-même de votre plongeon, et de sa complexité dépendra le quotient multiplicateur qui affectera vos notes. Pas de chronomètre, pas de stress, juste vous, le plongeoir et l'eau chlorée.
Le + : l'animation du plongeur est à pleurer de rire
Le - : bon courage pour faire la bonne figure, et pour la faire bien tant le timing est bancal



Natation : on bourrine pour la dernière épreuve, mais pas trop. Le principe est similaire au 100m, si ce n'est qu'il faut ménager ses efforts pour ne pas être à bout de souffle, et bien gérer ses demi-tours en bout de bassin (en appuyant sur C).
Le + : le bon mélange entre subtilité et bourrinage.
Le - : l'absence de barre d'effort qui oblige à gérer sa course à l'aveuglette.


Les épreuves sont assez nombreuses et variées pour que chacun trouve sa préférée, et dans tous les cas la marge de progression est considérable : si au début on peine à passer sous la barre des 11 secondes pour le 100m, avec de la pratique, et une fois qu'on a trouvé la bonne position pour le pad et la bonne façon de tapoter les boutons, on explose tous les records.

Cela donne, en plus d'une jolie médaille et d'un hymne national (on choisit son nom et sa nationalité au début du jeu), un joli jingle. Mais que certaines épreuves sont difficiles ! Pourquoi ne retrouve pas dans le jeu les indications présentes dans l'entraînement, comme la barre de vitesse ou de fatigue ? On est contraint de tout faire au jugé, et cela devient vite pénible.

Cependant le jeu est réussi, on voit bien le logo Coca Cola lors des intermissions, et j'ai beau râler, on s'amuse vraiment, surtout à deux, à tel point qu'on finit par en oublier la douleur lancinante dans les mains et le battement de cette grosse veine sur la tempe. La technique est juste correcte, avec des athlètes tous identiques, une animation saccadée, et la seule musique est vite répétitive. Evidemment on a fait bien mieux depuis, mais Olympic Gold se laisse jouer sans déplaisir, et c'est déjà ça.


Allons, enfants...

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Article rédigé par Shenron le 18/08/2008
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