Mille Miglia 2: Great 1000 Miles Rally

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Année: 1995  -  Editeur:  KANEKO  -  Genre: Course  -  System: 68000 Based
Résolution: 320x240 - Fréquence: 60Hz - Couleurs: 32768

Introduction

Mille Miglia 2 : Great 1000 Miles Rally

Depuis leurs origines, les voitures ont toujours attiré les hommes et les femmes.  Surtout les belles mécaniques au bruit de moteur puissant, symbole de la réussite sociale et du plaisir routier.
Dès le plus jeune âge, nous fracassions nos petites Majorettes les unes contre les autres dans des courses imaginaires et effrénées.
Bien heureusement pour nous qui sommes grands, à défaut de rouler dans le championnat WRC, nous pouvons nous réconforter dans une catégorie que le monde vidéoludique n’a pas négligé, celle des jeux de course.


1994

Alors que SEGA et NAMCO imposaient en arcade de nouvelles références en matière de jeux de course 3D telles que DAYTONA USA ou RIDGE RACER (de véritables perles technologiques), KANEKO moins ambitieux, se basse sur un modèle un peu plus ancien mais qui a déjà fait ses preuves avec des jeux comme Drift Out ou Thrash Rally, basé sur une vue trois quarts dessus et avec un décor défilant (sans rotation) : un dénommé Great 1000 Mille Miglia.


 Great 1000 Miles - Mille Miglia

1995

Un an à peine après sa sortie, on voit arriver le second épisode de la saga. Bien que toujours basé sur le même modèle, Mille Miglia 2 se veux plus abouti techniquement. C’est pourquoi nous parlerons de cet épisode plus particulièrement, car malgré le temps passé et une 3D omniprésente, il mérite toujours sa place dans l’océan vidéoludique actuel. Mais voyons ça de plus près :


Mille Miglia 2 - Great 1000 Miles


Mille Miglia 2

MM2 vous mets donc au volant d’anciennes sportives maintenant à la retraite utilisées dans les courses automobiles sur routes ouvertes. Ces chevauchées ont été créées par Aymo Maggi et Franco Mazzotti (deux Italiens) et se sont déroulées entre 1927 et 1957, mais n’ont connu que 25 éditions à cause de la guerre et des nombreux accidents quelles provoquaient. Ces courses eurent un grand succès et restent  considérée par certains comme les plus belles course du monde.


Un Casting prestigieux

Nécessairement, vous conduirez dans ce jeu de très belles montures, Six au total sont disponibles: PORSCH 550A - FERRARI 250 TR - FERRARI 250 GTO - MERCEDES 300SLR - JACUARD Type D - BUGATTI Type 59. Que de belles "titines" donc que vous conduirez dans des courses acharnées.

Les 6 modèles disponibles

Dans le jeu, quelque soit le modèle utilisé, les voitures gardent le même comportement  et n’ont de différence que sur la partie visuelle. Nous n'aborderons donc pas plus précisément ce point.


60 secondes chrono !

8 minutes, c’est le temps qu’il faudra à un habitué du jeu pour le finir le jeu. En effet, le challenge se compose de 8 niveaux que vous devrez pour chacun terminer sous la barre de la minute. Cela peut paraître peu comme ça, mais ça n’a finalement que peu d’importance, car c’est un jeu d’arcade, orienté 100% adrénaline et plaisir de jeu.
Le classement d’arrivée n’a aucune importance, le but étant de finir le niveau sous la barre de la minute.
Vous pouvez perdre en finissant premier à 62 secondes, comme être second mais gagner en 58 secondes. L’intérêt de vos concurrents étant de vous mettre constamment la pression et de vous gêner dans votre course. Ce qu’ils font assez bien à vrai dire.


Les 8 stages, de BEGINNER à EXPERT.


Jouabilité.

Le paramètre à mes yeux le plus important pour ce type de jeu. Au premier regard, le principe et la position de la caméra peuvent paraître déroutant. Comment peut-on rouler à 200Km/h et ne  pas voir plus loin que 10m devant soi ?
Et bien il y a plusieurs raisons à cela:

- Premièrement, le radar. Situé en haut à droite de votre écran, celui-ci pré-indique la géographie sur un plan plus large et indique par conséquent les obstacles et virages à venir. Vos rétines feront donc régulièrement de petits allers-retours permanent vers cette aide bien précieuse.

- De même, des messages d’alertes vous indiqueront les grands dangers de la piste ainsi que le droit de foncer tête baissée. Ce n’est pas le paramètre le plus influent, mais une bonne aide tout de même.

Des indications qui en disent long.

- En suite, la vitesse. On a l’impression de rouler à 200Km/h, mais en fait, il n’en est rien. C’est la réalisation (voir plus bas) qui donne cette impression de vitesse, mais le jeu en lui-même se déroule à une vitesse tout à fait convenable, ce qui permet de réagir au parcours sans être trop surpris. C’est un détail que l’on ne remarque pas forcément, mais vraiment bien pensé.

- Et enfin, l’aide à la conduite. Les voitures réagissent au doigt et à l’œil, mais j’ai remarqué une sorte d’aide lors de certains virages qui permet de bien positionner la voiture à sa sortie, comme un tunnel imaginaire. Cela n’empêchera pas de vous louper car c’est tout de même vous qui contrôlez la voiture. Mais lors des virages, serrés ou larges, la voiture ne se comporte pas de la même façon. De même, lors de collisions, la voiture reprend le droit chemin, même si vous perdez votre vitesse.

Au final, l’ensemble donne une impression de simplicité, mais cela ne vous empêche pas d’être le patron du véhicule car vous le verrez, les loupés sont légion.


GO FOR IT !

Voilà donc le challenge à affronter. 8 niveaux en moins d’une minute chacun. Si les 4 premiers (ceux du haut) ne vous donneront pas vraiment de fil à retordre, les 4 suivants s’avèrent bien plus costaud avec virages serrés, chicanes, et autres obstacles. Vous finirez cette seconde ligne de stage régulièrement au dessus des soixante secondes si vous n’apprenez pas à passer les virages à la corde, car c’est en fait là le secret pour finir le jeu.


Comme vous le constatez, les routes sont dégagées.


Réalisation.

Comme je vous l’ai fais comprendre ci-dessus, MM2 est remarquablement bien réalisé. D’une part, les graphismes, bien que répétitifs, sont de qualité. Sans toutefois être exceptionnel, les textures, les voitures et les nombreux détails donnent un certain cachet et donnent réellement l’impression de se trouver sur une route.


Des graphisme pas vilains, même aujourd'hui.


Mais c’est surtout l’ambiance et l’impression de vitesse qui sont remarquablement retranscrits Tout cela grâce à l’ajout de nombreux détails d’animation comme la poussière déplacée lors des accélérations et des dérapages, les petits sprites de vent qui défilent, le tremblement permanent des voitures, les explosions de pot, les étincelles, etc… Ajoutez à cela des bruits de moteurs puissants, des accélérations et dérapages hurlants, vous obtenez un jeu véritablement dynamique.
C’est indubitablement là que KANECO à fourni un gros travail pour rendre le jeu le plus jouissif possible.


La preuve qu'un démarrage ultra rapide est possible.

Les stages se différentient principalement par leur difficulté croissante et la disposition des virages et obstacles. Car les thèmes graphiques bien que différents se ressemblent un peu. Cela dit, cela n’a pas vraiment d’importance car la dynamique proposée par chacun d’eux ne vous donnera pas le temps de regarder les décors.

Un compteur de tours s'affiche au démarrage pour vous montrez que vous êtes à bloc, encore un petit geste qui rajoute au dynamisme du jeu.


L’animation.

Comme vous l’avez compris, l’animation est l’un des points fort du jeu. Même si les décors avancent à vitesse raisonnable, on a l’impression qu’ils filent à toute vitesse grâce à tous les grigris qui y sont ajouté.

Les voitures n’ont pas à rougir de cette telle débauche d’énergie, car l’animation de ces bêtes de course est également remarquable avec diverses situations (bond, jet d’étincelles, poussières) le tout dans toutes les positions, car si les décors restent fixe, la voiture elle se retrouve dans tous les sens (360°).


Les voitures disposent de nombreuses animations

KANEKO a même poussé sur des détails comme le mouvement de direction des roues AV juste avant que la voiture ne tourne. Un détail qui ne se voit pas forcément comme ça, mais qui participe toujours plus à l'intensité.


Côté audio.

Il y à très peu de musiques et elles ne sont présentes que dans menus de sélection. Mais les bruitages qui participent au jeu s’adaptent parfaitement et sont énergiques. Les bruits de moteurs sont crédibles et augmentent l’impression de vitesse. L’autre bruit dominant, celui du dérapage est assez fort, mais une fois habitué donne également de la vitamine du jeu.


L’émulation dans tout ça ? Manette / volant

Je n’ai hélas pas eu l’occasion d’y jouer sur borne et de tester au volant. Mais une chose est sûre, c’est parfaitement jouable à la manette comme au clavier. Sûrement à cause de cette aide de trajectoire (d’ailleurs j’ai l’habitude d’y jouer au clavier).
Cette facilité de prise en main est également due à la légèreté des possibilités offertes : J’accélère à fond et je dérape ! Vous ne lâcherez les gaz que rarement lors des virages très serrés.
Pour le reste, c’est comme avec Jean ALESI … A fond, à fond, à fond.

Un départ rapide est possible, mais je n’en ai pas trouvé le secret.


Au final.

MM2 est un jeu purement arcade, fun et dynamique, qui permet de passer un court moment d’excitation. Très pratique entre deux hurlements de son patron afin d’éliminer la pression. Ce jeu vous procurera de bonnes sensations de conduite. Sa courte durée de vie vous donnera la possibilité de vous distraire entre deux occupations. Car finalement, on a beau refaire 10 fois les niveaux, on ne s’en lasse pas.

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Article rédigé par Zapier le 01/03/2009
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