Michael Jackson's Moonwalker

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Ecran titre

Nom :
Michael Jackson's Moonwalker

Editeur :
Sega

Console :
Arcade (System 18)
Année : 1990
Genre :
Shoot / Beat'em all

Joueurs : 1-3 (simultanés)






Vous le savez sûrement, Michael Jackson était un grand amateur de jeux vidéo, mais plus encore de jeux d'arcade : il suffit de voir son impressionnante collection pour s'en rendre compte. Quoi de plus logique alors que de mettre au point un partenariat avec Sega, le roi de l'arcade, pour ses apparitions sur le support. Car bien avant de participer aux musiques de Sonic 3, ou de jouer les guests dans Space Channel 5 ou Ready 2 Rumble Boxing 2, le roi de pop avait vu son film adapté sur ordinateurs, mais surtout sur Megadrive et, bien sûr, en arcade, pour une version encore bien différente des précédentes.

Moonwalker étant un film à sketches, ou plutôt à clips, difficile de résumer l'intrigue, mais en gros le vilain Mr Big a enlevé des enfants, et Michael doit les délivrer. Et au passage il chante et danse parce que quand même c'est Michael quoi, s'il avait fait ça en faisant du macramé ça aurait beaucoup moins collé au personnage.
    Ce que les rues sont mal famées de nos jours...
     Dommage que les environnements ne soient pas plus interactifs.

    Ici, pas de jeu de plateforme ou de pseudo-FPS, Moonwalker version System 18 est un mix entre en beat'em all et un shoot en 3D isométrique multidirectionnelle.
    Un beat'em all parce qu'on dirige le seul, l'unique Michael (sauf si on joue à plusieurs), vêtu de son costume blanc du clip Smooth Criminal, qui traverse plusieurs niveaux et affronte les sbires de Mr Big. Un shoot parce qu'au lieu de frapper les ennemis, on les combat à coup de, euh, appelons-ça une projection de groove et de mouvements de danse endiablés.

    Car Michael ne possède qu'un type d'attaques : en appuyant sur le bouton 1, il peut lancer dans 8 direction une attaque de courte portée qui tue la plupart des ennemis en un coup (du moins dans les premiers niveaux). En maintenant ce même bouton appuyé, il concentre son groove en faisant le moonwalk et peut ensuite lancer une attaque dévastatrice de plus longue distance.
    Et en cas d'agressions en trop grand nombre, il possède une attaque spéciale en nombre limité : tout comme dans la version MD, il se lance dans un mouvement chorégraphique tellement cool qu'il entraine tous les ennemis avec lui, ce qui les tue instantanément. Normal, eh, tout le monde n'est pas Michael. S'il n'y a pas assez d'ennemis pour faire une chouette choré, Michael s'en débarasse en balançant son chapeau.


     Les pyjamas étaient soldés le week end dernier.
     Ces lâches se protègent de mon Moonwalk magique derrière des panneaux en liège !

    Mais ce n'est pas tout : de temps en temps, en général à la fin des niveaux, apparaît Bubbles, le chimpanzé de MJ. Chopez-le, et alors Michael se transformera en un super robot argenté, plus résistant et surtout plus puissant. Ce robot possède toujours une attaque puissante en concentration (il lance alors des missiles), mais par contre son attaque spéciale le fait redevenir temporairement normal pour faire son pas de danse.

    Les niveaux traversés sont identiques à ceux de la version MD : des rues mal famées, un bar rétro, une caverne, un cimetière et enfin la base des méchants pas beaux qui kidnappent les tites n'enfants.


    Robot-Michael en action. Pour le coup sa démarche est un peu plus raide.
     Les illustrations de début de stage ne sont pas vraiment flatteuses...

    L'aspect technique a bénéficié d'un soin tout particulier. Les décors ainsi que les sprites des ennemis sont extrêmement détaillés, avec un choix très judicieux des couleurs employés. Evidemment c'est sur Michael que toute l'attention des animateurs s'est portée, et on reconnaît tous ses mouvements sans problème. Malheureusement c'est au détriment des autres sprites, qui sont plutôt statiques à l'exception des passages dansés. Bon point cependant pour la variété des ennemis, même si on rencontre souvent les types en costards colorés différemment.
    Vous noterez également la résolution qui donne un effet cinématographique du plus bel effet au jeu.

    Niveau musical, vous vous doutez que Sega a mis les petits plats dans les grands, et ce n'est pas moins que les morceaux Smooth Criminal, Bad, Beat It, Another Part of Me, et Thriller qu'on retrouve au cours du jeu. Dommage par contre que MJ ne soit pas plus bavard, ses "Woo" ne se font entendre qu'entre les niveaux. Peut être pour éviter de taper sur le système des joueurs.


     Les zombies n'hésiteront pas à vous vomir dessus.
     Et oui, même dans la base du méchant on peu trouver des lanceurs de couteaux.

    La jouabilité est à peu près irréprochable, Michael se dirige parfaitement et on tire exactement dans la direction choisie. Le fait de posséder une attaque qui se déclenche automatiquement au corps-à-corps évite les bugs de collision.
    Pas grand chose à redire niveau durée de vie : le jeu n'est pas très long mais la difficulté est au rendez-vous, et il faudra être très mobile pour durer un peu. Heureusement la plupart des enfants libérés redonnent de l'énergie ou une smart dance, mais le challenge est quand même ardu, et vous ne serez pas trop de trois pour venir à bout du jeu. Car oui, Moonwalker est jouable à trois, ce qui n'est pas courant.

    Malgré le fait qu'il soit tiré d'un film à license, ce qui n'est jamais bon signe, cette version arcade de Moonwalker est donc un vrai bon jeu, qui fait honneur à sa star et à ses développeurs. Alors n'oubliez pas : si vous n'arrivez vraiment à rien, c'est que vous êtes mauvais, mauvais, oh oui vous êtes mauvais...


Article rédigé par Shenron le 02/07/2009