Last Resort

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Nom: Last Resort  - Support: AES et MVS - Editeur / Développeur: SNK - Année 1992
Type: Shoot Them Up Horizontal - Joueur(s): 1 ou 2.
 
 
Il était une fois
 
 
Brad était seul sur la passerelle. Il faut dire que le nouveau système de navigation  "Windows Space" du vaisseau intergalactique pose pas mal de problèmes ces derniers temps et que l'effectif est réquisitionné pour pallier à ces problèmes d'instabilité. Cette solitude donne à la passerelle une impression désagréable d'abandon qui fait frémir le beau Brad. Heureusement pour occuper son esprit, Brady (comme le surnomment ses amis) pense au contenu numérique que lui a donné son pote de toujours, contenu qu'il a récupéré sur un cristaux-site fiable et pouvant  apparemment et même certainement réparer tous les problèmes informatiques du navire de guerre. Brad a une crainte qui traîne dans son esprit, une alarme mentale qui tente de l'avertir, mais il est emballé plus que tout  à l'idée de réparer à lui tout seul toute la flotte de vaisseaux en panne grâce à ce programme au nom révélateur de "Skynet 2.0". Les récompenses et l'admiration  de ses pairs seraient si grandes... C'est dans une sorte d'euphorie que Brad insère son cristal usb dans l'ordinateur central, de toute façon, cela ne peut pas faire de mal, ce n'est qu'un simple programme de réparation. ...
 

Lorsque les canons à plasma se sont remis en mouvement Brad était si fier, qu'il n'a pas vu la direction que prenaient ces armes mortelles. Le vaisseau amiral n'a pas tenu très longtemps, ont confirmé les temoins. Ce fut un véritable massacre, la moitié de la flotte s'en  est pris aux vaisseaux des sky-dirigeants avant de passer en hyper-espace. Ce fut magnifique et tragique à la fois. Les ingénieurs ayant survécu ont constaté une anomalie dans le code source du programme réseau, une sorte de virus ayant pris le pouvoir. On ne connaît toujours pas l'origine, ni comment celui-ci a pu prendre le contrôle de la moitié de la flotte en si peu de temps.


La contre attaque s'organise

Et pour ça, nous prenons les manettes. Last Resort est un shoot horizontal dès plus classique reprenant de nombreux principes du célèbre R-type, mais à la sauce vitaminée de la Neogeo. Vous contrôlez un vaisseau armé de diverses armes ramassées au cours du jeu ainsi qu'un satellite (Unit) dont le maniement sera essentiel. Votre but sera bien entendu de rayer un maximum de méchants vaisseaux ennemis de la carte à travers 5 niveaux  jusqu'au boss final.


Armement
 
La gestion des armes est assez simple et se fait via l'acquisition de modules durant la partie. Modules se distinguant d'une part en deux couleurs (rouge ou bleue) donnant un comportement différent à votre satellite, mais également en trois types d'armes : (H) Homing Missile - (L) Laser - (G) Grenade. Ces armes peuvent évoluer en puissance pour devenir d'une efficacité redoutable devenant presque essentielle à votre survie.
 
 
La gestion du satellite se fait de manière fixe ou mobile (via le bouton B) et en fonction du placement de celui-ci par rapport à votre vaisseau. Le détachement se fait par la concentration sur le bouton tir et votre satellite partira dans la direction opposée au vaisseau. La version bleue rebondit sur les surfaces tandis que la version rouge traversera ou rasera les éléments. Cet "Unit" sert bien entendu de protection, mais permet également de tirer dans les 8 directions que permet votre manette, ce qui est très utile et bien pensé. Cette double gestion (Vaisseau - Satellite) donne une réelle finesse au gameplay et un amusement certain.
 
 
La gestion de la vitesse du vaisseau se fait  via des modules (S) ramassés durant la partie et  qui permettent selon les cas d'augmenter ou de diminuer la vitesse. Je ne suis pas fan du principe et aurai préféré la gérer moi- même, mais cela n'est pas gênant. 
 
L'absence de tir automatique n'est pas rédhibitoire étant donné que la cadence des tirs n'est pas très élevée et que la concentration de l'Unit se fait très rapidement.
 
 
Et avec un peu de sel
 
Tout devient meilleur c'est bien connu. Et Last Resort n'en manque pas. Les 5 niveaux qui peuvent paraître peu au premier regard, n'en sont pas moins longs , difficiles et bénéficient d'un travail d'atmosphère apocalyptique finement retranscrit. Chaque monde proposera son thème (Métropole (référence à Neo Tokyo d'Akira), cités détruites sous la pluie, base sous marine, monde de lave ou combat avec un immense  vaisseau tigré à la puissance de feu conséquente) Ces mondes proposeront leurs propres difficultés allant du très aéré laissant place aux combats, aux zones complètement embouteillées (niveau de lave par exemple).
 
 
Le déroulement se fait de manière assez lente, un peu comme R-Type en fait et laisse le temps de placer le satellite en position confortable afin de placer une attaque en fonction des plus gros dangers ou en phase de protection.
 
L'opposition n'est pas bien résistante et a tendance à se répéter. Toutefois le nombre d'assauts et de tirs est conséquent et vous posera beaucoup de difficultés en laissant peu de place à un déplacement ou une esquive viable du vaisseau. Il faut bien utiliser le pouvoir destructeur du satellite afin de rayer de l'écran les dangers les plus importants et ainsi limiter l'attaque ennemie.
 
Les boss de fin  font honneur  à la console et sont d'une taille impressionnante. Toutefois, leur résistance n'est pas proportionnelle à leur taille, mais ils compenseront avec une agressivité digne des plus méchants boss de fin. Surtout  dans les derniers niveaux.
 
 
Réalisation
 
Last Resort est beau avec un design apocalyptique très accrocheur. Les niveaux sont détaillés et bénéficient de scrollings parfois importants. Les vaisseaux sont également dans le style et sont comme souvent sur Neogeo de grande taille, de très grande taille même pour certains comme les boss de fin prenant parfois la moitié de l'écran.  Les détails sont nombreux et rien n'est laissé au hasard. Les thèmes des niveaux sentent la fin du monde et donnent une ambiance peu commune. C'est du spectacle et on en prend plein les yeux.
 
 
Les bruitages sont bien choisis et sont parfaitement adaptés à cette ambiance de destruction. Constat encore meilleur avec des compositions musicales travaillées ambiance alerte et cataclysme (surtout celle du premier stage). C'est finement adapté au jeu et elles participent évidemment à cette ambiance déjà pesante. 
 
Les effets de destruction sont très bien rendus sous l'effet d'explosions ou de lumière en cas d'impact. Des détails sympa sont présents comme la dégradation des voitures dans le premier stage ou la fuite de personnages lors de la destruction de certains ennemis. Les armes du vaisseau ainsi que le satellite sont d'un rendu saisissant donnant une réelle impression de puissance. Les autres effets de type éclairs, flammes, plasma, ondes sont également travaillés et donnent encore plus de cachet à l'ensemble.
 
Sa faiblesse je dirai en comparaison au reste, réside dans son animation faiblement décomposée. C'est plutôt rigide et les mouvements des vaisseaux sont simples et n'expriment pas une réelle activité. Des ralentissements (comme souvent très utiles) sont présents lors de phases très encombrées.
 
 
Difficulté et durée de vie
 
Le système de vie est assez particulier. En mode "1 joueur" la perte d'une vie vous oblige à recommencer le niveau, ce qui est assez étrange vu que l'on continue sur la partie avec un compagnon à l'écran. De ce fait, Last Resort devient beaucoup plus difficile en mode "1 joueur" ou alors il faudra avoir le bon réflexe pour appuyer sur "joueur 2" juste avant de périr.  Mieux vaut donc faire appel à un ami pour profiter du jeu sans trop de nervosité. 
 
Les 5 niveaux feront donc plus ou moins bonne figure en fonction du challenge que vous vous imposerez.
 
La difficulté de la version consoles peut -être gérée sur plusieurs niveaux (Easy, normal, Hard, et MVS)  il est conseillé de monter ses continues à 3. L'augmentation du niveau de difficulté n'affectant que la résistance de l'ennemi et non le nombre. 

 
En conclusion
 
Last Resort est donc un très bon Shoot dans la tradition "Gros sprites" de la Neogeo. C'est beau, le spectacle et l'ambiance sont présents. C'est très jouable et il procure un réel plaisir.  Le mode un joueur propose un vrai challenge pour les durs et le mode deux joueurs reste un choix plus aisé pour les joueurs occasionnels. Il y en a donc pour tout le monde, ne vous privez pas.
 

 

 
 
 

 

Article rédigé par Zapier le 02/02/2011
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