La vie d'un joueur des années 80 à 2000.

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Page 2 : La vie d'un joueur des années 80 à 2000.


Enfin la 3D chez moi.

Pour la 3D à la maison, ce fut enfin chose faite avec le 32X de SEGA. Ce champignon qui se branchait sur la Megadrive permettait de jouer à des titres 3D proches du model 1 de SEGA. J’ai ainsi rassemblé les quelques économies et me suis procuré cette étrange extension.

J’aurai dû être ravis de pouvoir jouer à des titres aussi passionnants que Virtua Racing ou Virtua Fighter, mais voilà, cette extension n’a fonctionné que 10min. Quelle frustration, j’en garde un mauvais souvenir. Retour en garantie donc, pour un retour 2 mois plus tard. Le plus amusant, enfin pas autant que ça, c’est que ce 32X (il avait été changé) ne fonctionnait lui non plus pas bien du tout, enfin que occasionnellement.  C’était la première fois que je possédais une console qui déconnait.
 
J’ai finalement baissé les bras et ai gardé ma rancœur contre le constructeur au Hérisson. Finalement j’ai appris via les magazines qu’il y avait un problème d’incompatibilité avec les premières générations de Megadrive (que je possédais). J’en fus pour mes frais. Ceci dit j’ai tout de même pu jouer chez moi à l’excellent Virtua Racing. Il était amusant de voir le bloc Megadrive-MegaCD-32X, un véritable mastodonte qui laissait peu de place dans le meuble console.
 

Suite d’un échange, bienvenue dans la 3D texturée.

Mais la 3D me passionnait toujours autant, et c’est avec un regard de convoitises que j’appris dans les magazines  l’arrivée prochaine d’une nouvelle consoles 32bits aux caractéristiques 3D intéressantes : la 3DO. Mais encore plus que la Neogeo, cette console était inabordable (5000F sans jeux) et sans distribution dans ma région. Mes espoirs étaient inévitablement iréels.

Pourtant le destin en décida autrement.

Un jour, alors que j’étais à l’appartement chez mes parents, un copain frappa à la porte. J’avais parlé avec lui de mon désir de posséder cette console, et ce n’est apparemment pas tombé dans l’oreille d’un sourd. Mon copain s’était présenté chez moi avec un ami. Celui-ci désirait plus que tout avoir une Neogeo, et avait une certaine monnaie d’échange sous le bras: une 3DO. En plus avec plusieurs jeux (qui étaient cher également). Comme quoi le destin… Bref, l’échange eu bien évidement lieu.  
 
Certes aujourd’hui la NEOGEO représente plus de valeur qu’une 3DO, mais à cette période, il n’y avait pas photo, je me lassais inévitablement du peu de titres que je possédais sur Neogeo, la 3DO était un désir féroce. D’ailleurs je  ne regrette pas cet échange, car j’ai passé moi et quels-uns de mes potes (surtout un) de très bons et longs moments sur des titres comme Road Rash, Crash and Burn, Total Eclips, Monster Manor, Way of the warrior (un jeu de combat limité mais plein d'humour) ou Alone in the Dark. Il faut également souligner que la console et ses jeux possédaient une atmosphère assez particulière que l’on ne retrouvait  nul par ailleurs. Pour faire simple, c’était différent. Un véritable univers. Le CD démo possédait également un dessin animé de Batman assez impressionnant et quelques démos assez perturbantes. Console qui m’a donc fortement marqué, et que je possède toujours. Elle fonctionne d’ailleurs toujours très bien.


Mon reste de collection de jeux 3DO.
 

S’il y a bien un jeu que j’ai trouvé effrayant dans mon parcourt vidéoludique c’est bien "Alone in the Dark" et j’étais bien heureux de cette version 3DO. En plus son atmosphère lugubre collait bien à la console. J’ai mis du temps avant de le finir entre le stresse que procurait ce jeu et la fragilité des personnages, je suis resté longtemps bloqué dans le château à contourner les esprits  et à résoudre les énigmes dans cette ambiance sonore presque parfaite. Chaque actions ou objets avaient son importance et il fallait ne rien laisser passé, surtout que les moyens de se défendre étaient mince. On y jouait à plusieurs souvent et nous étions admiratif de cette réalisation 3D fluide et texturée.

Le magazine Player One (n°41 - Avril 1994) avait fait une farce pour le 1er avril et avait présenté une toute nouvelle console 128 bits, un monstre de technologie bénéficiant de jeux terribles pour sa sortie, un Steet fighter Vs Fatal Fury. Enfin une combinaison des protagonistes de Capcom et de SNK. Article tellement bien fait que cela avait déclenché une petite colère chez les éditeurs. Etrange, quand on connait les "cross-over" qui sont sortis un peu plus tard.
 

L’arrivé des 32 bits, les petits nouveaux.

C'est au milieux des années 90 que j'ai appris l’arrivée des consoles 32bits de SEGA et du petit nouveau SONY avait bien entendu réveillé ma curiosité et mon désir toujours plus fort pour des jeux 3D performants capables enfin de rivaliser avec l’arcade.

La console Saturn et la Playstation se dévoilaient et je devais faire un choix car je ne pouvais posséder que l’une d’elles (J’étais à l’armé en 1995 chez les parachutistes et contrairement aux 500F de salaire d’un bidasse classique je touchais 1.200F. Je pouvais donc me payer au moins une console avec des jeux).

Fan de SEGA et de ses titres arcades comme Daytona USA, j’attendais beaucoup du support de SEGA.

Chose nouvelle du coté de chez moi, des rayons consoles ont vu le jour dans les supermarchés avec des bornes de démonstration et celles de la Play et de la Satun trônaient en tête de gondole je pouvais donc facilement comparer l’une et l’autre pour ce choix si crucial.

Et le choc fut assez rude.

En effet, la démo de Daytona USA, jeu que j’attendais par-dessus tout tournait à côté de celle de Wipeout sur la console de Sony, et la comparaison technique fut une évidence: quelle déception de voir un Daytona très en dessous de la version Arcade, et un Wipeout absolument extraordinaire et révolutionnaire. Et pourtant je la désirais cette Saturn, mais pari loupé pour SEGA, c’est la Playstation qui fut passé en caisse.  Sûrement que le choix aurait été différent avec un Sega Rally très réussi en face mais le jeu fut sortit hélas bien après cet achat.

La surprise, fut que ma télé fut incompatible avec la Play, celle-ci n’ayant pas de chaine AV, chose dont n’avait pas besoin mes consoles précédentes.  Je n’ai pu jouer à la console chez moi que quelques mois après le temps d’économiser pour une nouvelle télé. Frustration de joueur.

J'y ai toutefois joué chez mon pote Laurent qui possédait une télé compatible. Les squattes chez lui furent donc nombreux et lui en était heureux ^^.

J’ai rapidement possédé le superbe Ridge Racer, Wipeout, Burning Road (j’étais vraiment fan des jeux de course 3D), mais moi et mon pote avons surtout au départ beaucoup joué avec Espn Extreme games, un jeu de course (type Road Rash) en Sk8, roller et Bmx très addictif. Les parties se sont enchainées, la Play était dès le départ une super console. Les jeux furent nombreux, je commençais à me faire une petite collection, les jeux d’occasions commençant à arriver sur le marché avec l’arrivée d’un Dock Games à côté de chez moi.
 

Une qualité vidéo exécrable.

La Playstation était mal lotie coté connectique avec une sortie vidéo en composite qui donnait d'une part des striures mais également des couleurs baveuses et une couleur rouge qui tournait sur l'orange. Heureusement l'achat d'un câble péritel RGB (avec toutes ses broches) améliorait grandement la qualité. Un achat presque indispensable.


La péritel d'origine et sa remplacente (à droite) munie de toutes ses broches.


La maladie verticale.

Un événement frappa étrangement les consoles de Sony, celles-ci pour lire les CD demandait à être placée en position verticale, sinon impossible de lire les jeux! Défaut de fabrication du lecteur il me semble qui a engendré un retour massif en SAV des consoles, dont la mienne. Cela a dû couter bonbon à Sony, mais dans mon cas effectué de manière très pro puisque la réparation (ou l’échange je ne sais plus) s’est déroulé rapidement. J’ai donc pris avec amusement la possibilité de pouvoir placer la génération suivante (la PS2) naturellement en position verticale, Sony avait prévu le coup ^^.


Le NeGcon.

Une de mes manettes préférées que j’utilise encore aujourd’hui en émulation grâce aux adaptateurs Play / USB. Conçu par Namco pour être utilisé sur Playstation avec Ridge Racer, c’est (me semble-t-il) la première véritable manette analogique. Avec son centre pivotant qui résiste proportionnellement à la torsion, et des quatre boutons analogiques, c'est une manette redoutable pour les jeux de voitures qui demandent de la précision. Avec Ridge Racer ou Burning Road elle était formidable. Bien sûr j’ai eu un volant pour ma play mais cela prenait beaucoup de place et il fallait le ranger à chaque fois. Ravis de l’avoir toujours chez moi.


Le NeGcon tournant sur Model2 émulateur et Daytona USA.




Quelques jeux de plus.

J’ai beaucoup revendu de titres de ma collection pour pouvoir m’offrir des jeux Playstation. Cela entraîna j’ai fait des mauvais choix de vente car certains jeux comme Donkey kong country en boite et en parfait état ont de la valeur aujourd’hui.

Donkey Kong country d’ailleurs fut un des très grands jeux de la Snes, graphiquement magnifique et d’une jouabilité exemplaire. J’y ai passé des heures pas possibles entre plaisir et irritation. Mon objectif : finir le jeu à 101%, un vrai défi. A cette époque d’obstination j’ai fini le jeu avec ces 101%, une fierté, et pas d’aide d’internet à la maison pour aider (nous sommes en 1995), un défi brut de coffrage. Un jour un très bon pote (Léopold si tu me lis) m’a demandé de lui prêter la cartouche,  je lui ai demandé de bien faire attention à la sauvegarde qu’il ne fallait pas effacer, pas de problème de son côté bien sûr. Lorsque j’ai retrouvé la cartouche, la sauvegarde avait bien entendu disparu. Je peux vous dire que j’ai été très frustré, comme dépouillé.  J’en ai même revendu la cartouche.

Enfin coté Play je me suis bien amusé avec des titres comme Metal Gear Solid, le très complet Gran Turismo 2, Tekken ou Cool boarders qui nous ont offert de nombreuses parties entre potes, Raystorm, ou le très addictif Time Crisis et son pistolet, très bon jeu de tir de Namco qui a beaucoup tourné aussi.

Le plus épatant avec cette console était qu’en plus de contenir une quantité astronomique de jeux, elle possédait aussi une quantité exorbitante de softs de qualités. C’est pour moi (avec la MD) la meilleure console sortie à ce jour.
 

 


Le reste de ma collection de jeux Playstation. (Image en Grand Format)

 

Les copains font parfois preuve de calme et de tolérance, je m’en suis rendu compte lors de nos nombreux combats à TEKKEN. Jouant souvent à cette époque nous n’étions pas trop mauvais avec le jeu de Namco, surtout moi avec un certain LEE CHAOLAN dont j’enchainais un combo avec les pieds imparable. Une fois placé j’étais par conséquent impossible à battre et j’ai beaucoup utilisé ce coup, mais je n’ai pas le souvenir de voir mes compagnons se plaindre, pourtant les combat étaient féroces. J’avais finalement des camarades très fairplay.

Certains spécialistes affirment que les jeux sont responsables de maux de notre société (dont la coupure entre rapport humain), mais mon expérience me démontre bien le contraire. Pour moi le jeu vidéo apporte un véritable intérêt au partage et justement affine les relations humaines. Grace à eux, nombreux ont été les rassemblements entre potes (et même famille), des heures, des jours… Du plaisir mais aussi beaucoup de communication, sur les jeux, mais pas seulement.


Une anecdote concernant Resident Evil 2: lors de l’achat de ce jeu, je me suis mis en hibernation le Vendredi soir, volets fermés, noir absolu, immersion total donc, et me suis fait une session d’une traite jusqu'à finir le jeu. Je ne suis sortie de cette autarcie que le dimanche suivant. Sans quasiment manger ^^.  En tout cas une belle aventure le temps d’un weekend.

 


La Saturn.

Quelque temps après, je me suis enfin procuré une Saturn d’occasion, avec bien entendu toute la panoplie des jeux célèbres du support. Panzer dragoon, Sega Rally, Story of Thor, furent mes jeux préférés. J'ai eu une quinzaine de titres ce qui est peu, mais Je me suis finalement bien amusé avec cette console. Dommage que Daytona USA ait été une si mauvaise conversion.

Burning Rangers avait reçu des louanges de la presse vidéoludique. Il est vrai que sur le fond c’est à priori un bon jeu. Je l’ai donc acheté neuf le jour de sa sortie. Et la mauvaise surprise, je trouve ce jeu lent, mais lent... Une histoire de fréquence ? Une compression du temps ? Je ne sais pas, en tout cas malgré mon insistance pour y jouer (je l’avais forcément payé le prix fort) je n’ai pu me résoudre à cet ennui que me provoquait le titre. Ce fut mon dernier jeu acheté sur Saturn.


Ma collection de jeux Saturn. (image grand format)
 


Nintendo, le retour.

Après une SuperNes qui m’aura finalement laissé assez impassible malgré de très bons jeux. Je me suis procuré à sa sortie la fameuse Nintendo 64. A vrai dire je savais que (malgré ses 64 bits) elle n’était pas graphiquement au niveau des consoles 32 bits avec des graphismes assez flous, des couleurs douteuses, et son étrange brouillard . Mais je ne pouvais m’empêcher de me procurer cette nouveauté (toujours cette passion du matériel). Surtout que j’attendais un jeu particulier avec une grande impatience, un certain F-Zero X qui s’annonçait monstrueux et qui était d'ailleurs encensé par la presse vidéoludique.

Pour l’anecdote, nous avions déménagé dans un village qui se trouvait à plus de 25 Km du Dock Games (qui était le magasin le plus près de chez moi) et je n’avais pas encore de voiture. C’est avec un vieux VTT au pédalier rouillé et bloqué sur une seule vitesse que je suis allé chercher la console. 50 Km avec un sac à dos et de belles heures de route. Je suis rentré épuisé mais je l'avais ma console.
 
J’ai acheté par la suite (et le jour de sa sortie) le grand F Zero X (mais j’avais une moto cette fois) et il fut sans comparaison possible, mon jeu préféré sur N64 (et pas que pour moi). Il faut dire qu’il était incroyablement fun, rapide,  fluide, et possédait une jouabilité proche de la perfection. Nous avons passé moi et mes potes un très grand nombre de soirées (et de nuits) dans ma chambre à tenter de battre des records de vitesse. Nous avons beaucoup joué avec F-Zero X, une véritable passion partagée.

Un jeu sur cette console qui m’a étrangement marqué également, c’est DOOM64. C’est surtout sa rapidité et sa fluidité qui m’impressionnaient (en me donnait même parfois mal à la tête). Cette version il me semble non censurée (pour du Nintendo de plus) bénéficiait en plus de graphismea fina, sans trop de brouillard propre à la N64, et d’une ambiance apocalyptique vraiment travaillée. J’y ai passé des heures.

J’ai eu peu de jeux sur cette console. Le célèbre Mario 64 bien sûr,  mais aussi Turok, Extreme-G, ISS98 (qui a beaucoup tourné pour des soirées entre potes) Wave Race, Pilot Wing, et surtout les deux Zelda (que je possède encore en parfait état). J’ai également le remarquable Lylatwars que j’ai eu dans une grande boite fournie avec un Rumble pak. Rien de comparable donc avec ma collection de jeux Playstation.


Le kit Lylatwars au complet.

 

Un truc qui m’a chagriné avec la N64, c’est l’équipement supplémentaire à encore acquérir pour profiter pleinement des jeux comme le "Rumble Pak" pour chaque manette, ou le "Expansion pak" qui permet d'augmenter la capacité de la mémoire de la console et  améliore  le rendu graphique des jeux. Des acquisitions en plus onéreuses.

 


Le reste de ma collection de jeux N64. Il n'en reste plus grand chose.
 

Mon étagère.

J’ai encore beaucoup revendu pour pouvoir m’acheter des jeux plus récents, mais j’ai quand même gardé mes grands titres. Ca faisait une sacrée collection. Je possédais une grande étagère et mes nombreux jeux étaient classés et mis en valeurs sur celle-ci. Ça avait une "gueule" incroyable pour un passionné comme moi. Chaque console avait sa zone de rangement et les meilleurs titres étaient mis en avant. Dommage que je n’ai jamais pris de photo. C’était un lieu de collection, de passionné, un peu comme celle du Joueur du Grenier, mais en bien moins gros tout de même.


Les manettes.

Ce troisième quart de décennie a vu une certaine évolution au niveau des manettes avec l’arrivée des directions analogiques. Cela n’a l’air de rien et est peut être banale aujourd’hui, mais concernant la qualité de jeu et la précision de certain jeux de courses ou 3D, cela a eu son importance.

C’est  (si je ne compte pas le Negcon) la N64 qui a inauguré cette mutation. Et fan comme je l’étais des gri-gris technologique, j’ai passé le cap sur mes consoles 32 bits. Le 3D Control Pad sur Saturn que j’ai eu avec "Nights into dreams". Et le très bon Dual Shock pour la Playstation (fournis ensuite avec la PsOne). Les consoles suivantes ayant suivi logiquement le pas.


128 bits, énorme !

J’y étais préparé et avait lu tout ce qu’il fallait savoir dans les magazines de jeux vidéo sur la future console de SEGA. La console était réservée en boutique depuis plusieurs semaines, et c’est en faisant la queue que je me suis procuré le jour de sa sortie la fantastique Dreamcast. Tous d’ailleurs faisaient la queue et repartaient avec la consoles plus jeux sous le bras. Ils ont dû en vendre un bon paquet ce jour-là.  

Je fus donc l’un des heureux bénéficiaires de cette console je jour de son lancement. Cette console fut assez particulière à mes yeux car d’une part s’était une console SEGA, mais également celle-ci avait un potentiel impressionnant  et bénéficiait de graphismes d’une qualité inégalée. On n’avait même pas l’impression que la console forçait pour afficher tous ces polygones.
 
Je sentais dans les premiers titres, qui sans êtres exceptionnels  avaient une force certaine, Des titres comme Crazy Taxi, Daytona USA (enfin une version excellente très jouable au volant qui plus est), The House of the Dead, ou Power Stone, avaient enfin atteint le niveau technique et graphique que j’avais tant désiré sur une console de salon. La console avait enfin rattrapé l’arcade. Depuis le temps que j’attendais ce moment! Et cette satisfaction a eu par la suite un impact très important dans ma vie de consommateur vidéoludique.

 


Ma collection de jeux Dramcast. (Image grand format)

 

Bleem for Dreamcast Gran Turismo 2.

Voilà un CD bien sympathique au possesseur de Dreamcast. Ce CD Bleem permettait de jouer à GT2 (Playstation) avec des graphismes améliorés. Ayant adoré ce jeu (ses défis et heures de jeux interminables sans éteindre la console) j’ai apprécié la démarche. Toutefois il fallait formater et réserver (à cet usage) la carte mémoire de la Dreamcast pour pouvoir sauvegarder, ce qui était pénalisant.



La PsOne.

Encore une nouveauté dont je n’ai pu résister à l’achat. J’ai revendu la Playstation un très bon prix et n’ai rien perdu à cet échange. Cette console n’apportait rien du plus, mais son design (et sa petite taille) me plaisaient beaucoup. Je ne l’ai pratiquement pas utilisée, une autre et puissante console arrivant sur le marché.


Ma PsOne, à nouveau branché en 2014 ^^.

 

En cette fin de décennie, passionné comme je l’étais, je me suis posé la question concernant la possibilité de tenir un magasin d’achat vente de jeux vidéo comme cela se pratiquait alors couramment. Etant doué en design marketing (L'informatique familiale et internet se démocratisant) et connaissant bien la veille technologique je me sentais les épaules pour tenir un bouiboui correcte.

Le directeur du Dock Games m’avait déjà refroidi concernant les possibilités (mais surtout les contraintes) et à éviter le principe des franchises. Mais c’est surtout dans un autre magasin (situé dans une autre ville) et sans franchises cette fois que la voie de la raison m’a été donnée. La responsable m’ayant sorti un superbe combo finish : "Si j’avais su, j’aurai revendu des carottes au marché, j’aurai gagné bien plus!"

Voilà qui est dit ^^, ils n’étaient pas très bon vendeur aussi.


Gameboy Advance.

C’est également le jour de sa sortie que je me suis procuré la Game Boy Advance. Avoir une console portable 32bits dans les mains me semblait incroyable. En plus cette version de la Gameboy avait un design plus mûr, elle me plaisait beaucoup. J’étais tellement pressé d’y jouer que je ne suis pas retourné au travail (je l’ai acheté un midi) et ai fait immédiatement une partie d’une heure à F-Zero: Maximum Velocity dans la voiture!


Ma collection de jeux Gameboy, Color, et Advance.

 

Playsation 2.

L’arrivée de la PS2 ne m’avait également pas laissé insensible, et j’ai presque perdu ma mâchoire devant les impressionnants graphismes de la demos sur grand écran de Grand Tourismo. Cadeau surprise de ma chérie qui n'a pas hésité à me l'offrir (elle qui est depuis devenue ma femme), cette console fut pourtant la dernière de ma collection, avec seulement 5 petits jeux. Cela annonçait pour moi ...


La fin d'un cycle.
 
Les consoles avaient enfin rattrapé (voire dépassé) l’arcade. J’ai toujours voulu cela. Ce sentiment d’accomplissement (étrange je vous l’accorde) a changé ma vison du jeu vidéo sur console. Toute ma vie de joueur, j’ai été poussé par le développement et l’avancement de la technologie. J’ai durant cette longue période voulu être impressionné par des plus beaux graphismes, des jeux plus complets et plaisants, plus puissants. Mais j’étais apparemment arrivé à un point où je n’étais plus surpris comme cela se faisait par la passé, blasé comme on pourrait le dire.

Le choc eu lieu lors d’une partie de Metal Gear Solid 2. J’avais pourtant fait une chouette aventure, mais lors de l’affrontement avec le boss final, j’ai eu un énorme sentiment de lassitude qui m’est tombé dessus, tout d’un coup, tout cela me paraissait inutile, une sorte de détachement c’est produit. J’ai même pas fini l’affrontement, j’ai posé la manette, éteint la console, et n’y ai plus jamais joué.

Impressionnant comme sentiment non ?  Ma vie de collectionneur de consoles et de jeux se terminait ici (dans le cycle logique des performances consoles). Enfin, en ce qui concerne la veille technologique car depuis j’ai tout de même racheté une Nec Dur R (jap) avec une vingtaine de jeux, une Neo Geo Pocket Color, ainsi que deux consoles Wonderswan Crystal (une en parfait état et une neuve encore sous emballage fermé) avec une sympathique collection de jeux, dont certains sont encore tout neufs et emballés (je sais qu’ils prendront une forte valeur).


Ma collection de jeux WonderSwan et Color, ainsi que deux consoles SwanCrystal.
(Image en grand format).

 


Ma Nec DUO - Les hucard - et jeux CD.
(image en grand format)

 

Concernant le jeu en lui même, j’ai un peu continué à jouer à travers le monde du PC. Je m'étais procuré au tout début des années 2000 un excellent PC (j’avais mis 10 000 Frs dedans) et m'étais passionné pour le montage vidéo (ce qui n’était pas chose facile à l’époque, XP n’existait pas, les incompatibilités matérielles étaient nombreuses, et les formats vidéo n’ont pas la stabilité d’aujourd’hui). Rassurez-vous j’ai quand même pris pour passion la série des Half Life, Max Payne, ou Age of empire, mais fini le coté collection. Maintenant j’achète mes jeux sur Steam et profite des nombreuses promotions.

Egalement, j’ai connu l’émulation lorsqu'un cousin m’a montré qu’il pouvait jouer aux jeux Neogeo comme il voulait sur son PC je n’en croyais pas mes yeux. Ce n’était pas du truquage et c’était jouable ! J’ai mis plusieurs jours à assimiler l’info. Comment des cartouches aussi grosses que la Neogeo pouvaient-elles se retrouver sous quelques Mo sur PC ? Enfin ça a fait son chemin, j’ai eu internet facturé à la minute (avec modem 56k) et me suis passionné aussi pour ce monde fantastique que je n’ai jamais lâché depuis.

Aujourd’hui je tâche à travers Planet Emulation de transmettre la passion qui a été mienne à travers de nombreux tests et articles. La flamme des jeux Old School reste allumée grâce à cette communauté de passionnés.

 

Ma borne arcade, enfin

Avant l’arrivée de la 3D dans les foyers je rongeais mon frein devant les magnifiques réalisations 2D que proposait l’arcade (les consoles n’étant pas assez puissantes pour rivaliser honnêtement) et combien de fois j’ai halluciné devant les graphismes chatoyants de Liquid kid, les zooms de Samurai Shodown, les Hadoken de Ryu, ou la technicité de KOF.

L'assouvissement est donc arrivée en 2009 avec la création de ma propre borne. Rien de révolutionnaire bien sûr, j’ai récupéré un PC correct, un écran, et un Hotrod pour la simplicité d’installation. J’ai réalisé une structure en bois un peu design et une déco faite main. Voilà enfin une borne d’arcade à la maison. Doux rêves qui se réalise.

Dessus tourne un émulateur Mame Plus avec pas mal de jeux, mais c’est surtout sur un émulateur (Mame NEHT) que moi, mon fils (et ses cousins) nous nous éclatons. Surtout qu’en plus du pack Neogeo complet j’ai récupéré l’ensemble des roms de KOF Project, et ai paramétré les roms pour un max de sang, tous les persos, ou des modes inaccessibles à l'origine (genre 2 joueurs à Viewpoint (Inaccessible sur AES, mais c’est un simple paramètre sur le MVS d’origine)). De quoi s’éclater.

De plus pour compléter, j’ai eu l’occasion de récupérer à l’époque un dossier roms contenant un pack énorme constitué uniquement de Shoot Them Up qui se veut très complet. Voilà une borne bien fournie en jeux.


Le croquis de ma borne et celle-ci une fois fini. 

Merci

à vous de m’avoir lu, en souhaitant qu'avec ce résumé, vous ayez passé un bon moment dans la peau d’un ancien collectionneur et fan de jeux vidéo.

Enjoy.

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Le poster Konami fourni avec le jeu "Tiny Toons Adventures" sur Megadrive.

 

 

Article rédigé par Zapier le 20/02/2014
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