Greendog

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Nom : Greendog
Editeur : Sega
Console : Megadrive
Année : 1992
Genre : Plateforme
Nombre de joueurs: 1


Rappelez vous, en 1992 c'était l'été, vous aviez une coupe ridicule et vous vous la jouiez surfeur dans les caraïbes. Une énorme vague vous a alors submergé et vous vous êtes réveillé sur la plage la tête plantée dans le sable, les pieds en l'air et portant un pendentif étrange autour du cou. Ah c'etait pas vous ? Alors ça devait être un autre crétin de surfeur cool, de toute façon ils ont tous l'air crétin les surfeurs cools. Celui dont je parle s'appelle Greendog, il n'est pas vert et ce n'est pas un chien non plus, quoique. Il est le héros de cette aventure à la thématique estivale et exotique sortie par Sega en 1992 (ça je l'ai déjà dit). L'écran titre nous accueille par des palmiers et une plage paradisiaque, le décor est planté pour ce jeu de plateforme tendance Kowabunga sous somnifères.

 
Falut Fophie!   Saleté de breloque

Je reprends donc la petite trame du jeu, notre Brice des Antilles s'est donc malencontreusement retrouvé avec un pendentif autour du cou. Sortie de nulle part, une créature de rêve en bikini lui explique qu'il est maudit et que la terre entière cherchera à l'étriper à sa simple vue tant qu'il ne se sera pas débarrassé de sa breloque primitive, et que pour ce faire il devra réunir toutes les pièces d'un vieux trésor Amerindien. Et voilà donc notre cool attitude surfeur sous prozac parti en quête de son salut, car bien évidemment il n'a pas envie de se faire agresser par toute la faune, la flore et les supporters de foot qu'il croisera à l'avenir. Il enfourche son pedal-copter ©, un peu comme Supercopter mais en version écolo / peace / Gaston Lagaffe, et s'envole pour son périple qui lui fera visiter six îles de l'archipel. Vous remarquerez au passage que le scénario manque un peu de réalisme, une blonde à forte poitrine qui donne des cours de mythologie Aztèque sur une plage des Caraïbes, on en a tous rêvé mais jamais rencontré en réalité... (un peu comme une fille qui rédigerait des articles interessants sur les jeux vidéo) enfin ceci dit je n'ai pas eu l'occasion d'aller vérifier sur place.

     
 Les hamburgers naissent dans les totems    Attention, c'est ici qu'il faut rire

L'aventure se présente comme un jeu de plateforme tout ce qu'il y a de plus classique pour l'époque, on avance de la gauche vers la droite en sautant de plateforme en plateforme. On évite de tomber dans les trous, les marécages, les fosses remplies de pics et autres joyeusetés. Comme promis par la Fophie Fafier du début (attention, celle d'avant son comeback raté) toutes les créatures que l'on croise se montrent hostiles, ainsi les oiseaux, les poissons, les crabes, les touristes, les étoiles de mer, les poissons porc-épics, les aborigènes avec leur boomerang (me demandez pas, moi non plus je n'ai aucune idée de ce qu'ils sont venus faire dans un archipel de l'Atlantique) etc. lui sautent dessus sans pitié. Tous l'attaquent sauf un sale cabot qui prend un malin plaisir à bouffer tous les bonus qu'on fait apparaître. Heureusement Brice a également de quoi se défendre car lui aussi il a un boomerang planqué dans son caleçon. C'est d'ailleurs probablement ça qui a attiré la demoiselle au début, elle a du confondre avec autre chose. Donc notre surfeur blond mais pas bronzé se fraye un chemin avec son ustensile à travers jungles, plages et temples oubliés à la recherche des fameuses parties du trésor qui le délivreront de sa malédiction, mais pas de sa narcolepsie.

   
 Oh qu'on les aime ces séquences là...   Un gag digne des pubs Banania des années 30

Et tout comme mon test aurait pu être drôle si j'avais eu un peu plus de talent, le jeu aurait pu être bien plus intéressant si les responsables de son développement en avaient eu également. Techniquement ça n'est pas repoussant mais le design général n'est pas très aguicheur, notre surfeur manque cruellement de charisme, en fait quasiment tout manque de personnalité. Le rendu est plutôt granuleux, ce qui peut certes parfois être un avantage si on veut dessiner du sable, mais côté jungle c'est plutôt la jungle aux pixels et côté ciel et mer les dégradés sont assez crades. Ca manque bien souvent de couleurs, sauf dans les temples, facile pour faire des pierres on met du marron partout. Il n'y a que le passage sous marin qui s'en sort avec les honneurs. Côté musique ça se veut sûrement ambiance nonchalante des îles, c'est pas franchement désagréable mais carrément plat. Les bruitages sont quant à eux assez quelconques. L'animation quant a elle ne pose pas de problème c'est fluide, mais vu le nombres d'étapes c'est plutôt raide. Bref sans être raté c'est loin d'être la claque coté réalisation.

 
Les temples se ressemblent tous   Alors il est pas beau mon pedal-copter © ?

Le gameplay lui aussi est sans grande inspiration, et sans grande qualité, les sauts manquent parfois de précision, les ennemis sont souvent mal placés mais surtout ils réapparaissent de manière infinie à des endroits mals choisis, généralement là ou il y a un saut à effectuer. En plus du boomerang on peut ramasser des pouvoirs spéciaux qui aident ponctuellement: un réveil qui stoppe le temps, un boomerang qui attaque tout seul etc. Entre chaque niveau on a le droit à une séquence en pedal-copter ©, sorte de séquence plus ou moins shoot them up ou l'on pilote la géniale invention de notre Brice dépressif. Il faut marteler le bouton saut pour le faire pédaler et esquiver les oiseaux et poissons qui essaient de nous attraper. Là encore la prise en main est douteuse. Il ne nous a pas été non plus épargné la sempiternelle séquence de type course en chariot de mine durant laquelle il faut éviter toute une série d'obstacles et de pièges. Sauf que comme on est cool et aussi surfeur on utilise soit un skateboard soit des rollers, c'est vachement plus classe. Et là encore c'est très moyen, presque aussi énervant que les phases similaire de Tazmania, sauf qu'en plus les petits malins de programmeurs ont prévu des pièges qui renvoient au début du parcours, généralement après un passage bien dur, au cas où on aurait envie de s'énerver pour de bon.

 
Tomber dans un trou alors qu'on nage? C'est nouveau ça vient de sortir
 

Conclusion
Voilà, c'est les vacances, il fait beau, le sable est chaud, la mer est belle, on est aux Caraïbes... et on se fait rudement chier! Ça décrit assez bien Greendog, sauf qu'en plus il n'est pas toujours très beau et dispose d'un gameplay franchement limite. Un jeu sans saveur qu'on peut lancer une fois pour voir, mais qu'on ne relancera plus jamais... sauf peut être du haut de son pedal-copter©.

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Article rédigé par kimuji le 05/08/2009
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