Final Fight

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Final Fight

Nom: Final fight - Année: 1989 - Type: Beat them all - Editeur: Capcom


Ces matins de 1991.

Afin d'attendre agréablement le bus de mon lycée en ces fraîches matinées mal réveillées, je méclipsais régulièrement de la gare pour prendre la direction de la salle d'Arcade, qui par chance, était placée juste au coin de la rue. Lorsqu'on y rentrait, cette salle paraissait très encombrée. Mais l'ensemble de la foule était en fait amassé juste devant la porte ou trônaient spécialement deux bornes : Street Fighter 2 et Final Fight. Si l'on ne présente plus la première. Final Fight remportait lui aussi un immense succès, et l'on entendait régulièrement les Coins s'introduire dans la fente à monnaies. Heureusement pour moi, le videur était un bon copain.


Sin City, mais en couleur.

Nous sommes donc à Metro City. Une bonne vieille ville comme on n'en fait plus (ou presque). Ici, crime, violence et drogues sont les lois implacables de cette contrée. Le paradis des truands en somme.


Un événement perturbateur.

Tout allait bien dans le pire des mondes jusqu'à ce que Haggard, le nouveau maire fraîchement élu, compte assainir cette parodie criminelle. Mais bien évidemment, la population habituée aux tags et aux barbelés ne compte pas se laisser faire, notamment Belger, le chef de Gang de Mad Gear qui ne souhaite pas en rester la.

C'est ainsi que Jessica, la fille du maire, se fait enlever par cette bande de truands. La police étant inexistante dans un tel endroit, Haggar ne peut compter que sur lui-même. Bien heureusement, le maire est un champion de Street Fighter, et malheureusement pour le Gang Mad Gear, il est accompagné de deux de ses amis, Guy et Cody qui n'ont pas apprécié l'enlèvement de Jessica. Nos trois compères particulièrement affûtés partent donc casser du méchant afin de rétablir cette délicate situation.

Guy : Guy est un spécialiste du Ninjitsu, il est très rapide et enchaîne les coups aussi vite que Bruce lee. Cela dit, avec sont mince gabarit, sa puissance de frappe est faible.


 

Cody : Cody lui, est un habitué des art martiaux, il est le personnage intermédiaire entre Cody et Haggar, il est relativement fort et se déplace avec aisance. Avec sa mèche rebelle, il est le beau gosse de la team.

Haggar : comme cité ci -dessus, Haggar est un champion de Street Fighter. Il est lent mais fort. Il maîtrise en outre le coup du marteau qui consiste à briser la nuque de son adversaire au sol après une envolée sauvage. Très efficace.


 

Metro City.

Malgré le fait que l'action ne se passe qu'en zone urbaine, les niveaux arrivent à rester variés et chacun d'eux propose un thème ; ils sont divisés en sous niveaux comme la cave ou l'intérieur du métro. Cela casse la routine coutumière à de type de jeu. Vous avez aussi la possibilité d'interagir avec divers éléments comme les cabines téléphoniques ou les panneaux publicitaires. Une fois brisés, ces éléments vous offriront divers accessoire afin d'éliminer plus efficacement vos adversaires comme une batte de baseball, un tube ou un sabre de samouraï. Ils vous offriront même de quoi vous ravitailler afin de reprendre des forces. Comme quoi, à Metro City, tout n'est pas mauvais.


La bande à Belger.

Vos adversaires ont le mérite de ne pas vous sous estimer et vous attaqueront en meute, jusqu'à la mort. Il n'est pas rare de vous faire entourer par plus d'une demi douzaine de truands. Ils vous agresseront par diverses techniques selon leurs caractéristiques. Chez la Mad Gear, il y a de tout, du gros gorille à la frêle demoiselle en passant par les incendiaires. Ils vous attaqueront principalement à l'aide de leurs poings mais parfois à l'aide de couteaux et de tube d'acier. Combat équilibré en perspective.


Et oui, à un contre six, c'était inévitable.

Heureusement, votre trio est une impitoyable et efficace machine à latter du méchant. Votre gamme de coup, bien qu'assez restreinte, vous permet de créer un enchaînement (automatique) de coups avec un seul et unique bouton poing Vous pourrez tout de même combiner la frappe avec votre saut, ce qui permet un "lattage" de grande envergure. Enfin, en associant le bouton saut et frappe, vous pourrez créer une furie expédiant l'ensemble de vos adversaire au tapis. Seul bémol à cette technique, elle consomme votre énergie.


L’art du pixel maitrisé

Le titre de Capcom à inévitablement vieilli. Mais à son époque, FF a su placer la barre assez haute grâce à des graphismes léchés et à un environnement actif bien étudier. Les niveaux ne sont pas égaux, certains brillent par des qualités graphiques exceptionnelles, d’autres (comme le sous-sol du métro) sont assez fades en comparaison. Mais l’ensemble en son temps était impressionnant. Surtout que les Sprites sont volumineux et que les décors sont très bien animés, notamment les deux premières séquences du métro qui s’imposent comme des références. L’environnement bien est distinct entre les niveaux, ce qui casse la routine que pourrai provoquer de type de jeu.

Les protagonistes sont dans la même lignés, nos héros en imposent avec leurs styles particuliers s’adaptant bien à leurs comportement. Les vilains, même si ils sont répétitifs à la longue, bénéficient eux aussi d’un style rebelle très prononcé propre à leurs caractéristiques.  Leurs animations sont assez simple, mais suffisant pour voir quelques petits gris-gris sympathiques. Les héros sont par contre logiquement bien mieux travaillés avec une décomposition de mouvements assez amples donnant du caractère à leurs déplacements ou à leurs combats.

L’ensemble tourne rapidement et sans le moindre ralentissement, même dans les phases avec 6 ou 7 personnages en tenant compte des animations. La carte CPS1 en avait sous la semelle il faut le dire. On ne peut douter également de la ressemblance avec son cousin "Stree Fichter 2"
 


Et hOOoop!

Coté audio, c’est (presque) également dans la ligné de la réalisation avec des musiques entrainantes et des bruitages globalement nombreux et adaptés. Certaines des compositions ont toutefois tendances à taper sur les nerfs du fait de leurs répétitivités acoustiques. Les bruitages complémentent quasiment toutes les actions, mais manque pour pousser dans l’exigence de variétés.


Et conclusion:

On ne présente plus Final fight. Conçu pour concurrencer les célèbres Double Dragon et Golden Axe, ce monument du Beat them all est resté longtemps une référence. CAPCOM domine dans ce domaine, ses réalisations 2D (Captain Commando, Dungeons & Dragons ou Alien vs. Predator) imposent le respect. Un jeu à consommer sans modération.

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Final Fight sur les autres supports:

ZX Spectrum Amstrad CPC Commodore 64 NES AMIGA Atari ST Sharp X68000 MégaCD SuperNES (1 joueur) GameBoy Advance.

 

Article rédigé par Zapier le 23/08/2011
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