Final Fantasy 4

(1/1)
  Nom : Final Fantasy 4
Editeur : Square
Console : Super Nintendo
Année : 1991
Genre : Aventure

Brad Pitt vient de se faire un tatouage à l'effigie de Otzi, une momie découverte en 1991. Année où l'on a pu également découvrir le jeu Gods... Je me demande où je pourrai bien me faire un tatouage de Gods... Bon allez, pour éviter les irritations je vais plutôt me rabattre sur FF4.

C'est vrai Brad Pitt est mon idole. Gods aussi même si c'est un jeu tout pourri. J'aime même Otzi d'ailleurs. C'est simple, j'aime tout le monde quand l'heure du test de Final Fantasy 4 approche.

Dans la version originale Hard type
Cecil a une attaque spéciale
Les dialogues sont souvent agréables
 

Voici donc l'arrivée de Final Fantasy sur 16 bits ! Bon faut reconnaitre que techniquement, à part quelques couleurs supplémentaires on y gagne pas grand chose. FF3 exploitait à fond les capacités de la Nes et FF4 sous-exploite celles de la Super Nintendo donc ils ne sont pas si éloignés que ça. Pour la technique, il faudra attendre FF6 pour avoir des graphismes réellement agréables tandis que FF5 lui améliorera tout de même sensiblement les décors.

Bon maintenant qu'on a passé le point difficile de la technique, continuons avec les sujets qui fâchent. Autant le dire tout de suite : Final Fantasy n'est pas une série qui plaira à tous. Loin de là. Tout d'abord c'est un système archaïque, de l'exploration avec des combats aléatoires. C'est aussi du RPG old school malgré tout : si, en suivant bien les dialogues on ne se perd pas contrairement à beaucoup d'autres, il est en revanche très facile de rater une info importante et de tourner des heures avant de trouver par hasard où il fallait aller... Il faudra aussi parfois faire du leveling : sacrifier du temps à faire des combats à la chaîne pour gagner en niveau. C'est surtout vrai dans la version Hard Type où les monstres sont plus puissants. La version Easy Type n'a pas cet inconvénient mais elle est malheureusement également quelque peu censurée.

Mmh vous êtes toujours là, ces quelques défauts ne vous effraient pas ? Soit vous connaissez déjà FF4, soit vous vous rendez pas encore compte de votre chance.

Voici la première apparition de Cait Sith
 
Dans le même registre : les sœurs Magus
(Invocation cachée dans FF X)

Ce qui est pénible avec les séries c'est qu'on perd vite le fil. Moi, par exemple, j'ai raté l'épisode 22 de Madame est servie et bah voilà c'était grillé : je n'ai plus rien compris au reste. Bref, Final Fantasy lui n'a pas ce défaut. Alors OK, il faut reconnaître que son scénario n'est pas aussi évolué qu'un bon Arnold et Willy ou un Hooker mais tout de même. Non, Final Fantasy lui verse plutôt dans le renouvellement perpétuel. Chaque épisode propose un nouveau monde à découvrir, une nouvelle intrigue, de nouveaux personnages et surtout un nouveau système de jeu ! Car que serait FF sans ses fameux systèmes de jeu ?

Avec Final Fantasy on n'en est qu'au début de la série qui n'a pas encore acquis sa personnalité et son "système" se résume à une volonté manifeste de nous en mettre plein la chocolatine (selon l'expression locale consacrée).

FF4 c'est tout de même 11 personnages jouables avec tous une histoire bien définie et un caractère souvent bien trempé. C'est également l'arrivée de "l'active time battle", un système permettant aux personnages alliés ou ennemis d'agir dès que leur barre de vitesse est remplie même si vous n'avez pas terminé votre tour. Et c'est pas moins de quatres cartes à explorer ! Deux d'entre elle étant tout de même assez petites, on peut considérer en gros qu'il y a en tout deux fois la surface affichée par la carte sur laquelle on évolue au début du jeu.

Voici une autre tête connue
 
Et pour finir avec les célébrités :
Bahamut balançant sur Odin

Niveau scénario c'est déjà au dessus de la moyenne, on sent les balbutiements d'un aspect qui accouchera plus tard de chefs d'oeuvres scénaristiques tel que Final Fantasy 7.
Cecil est un chevalier noir, commandant des Red Wings, la garde d'élite du royaume de Baron. Depuis peu, le roi a demandé de réunir les cristaux élémentaires et a donc mandaté Cecil pour les ramener par tous les moyens. A son retour, Cecil, souhaitant apaiser ses doutes, demande au roi la raison de ces attaques. Celui-ci, y voyant une rebellion le démet de ses fonctions et l'envoie pour une dernière mission au village de Myst, accompagné de son ami et rival Kain.

À ce pitch de départ viendront se greffer et s'entremêler les histoires des autres personnages tels Tellah le vieux mage cherchant sa fille disparue, Rydia la fillette orpheline ou Edward le barde éploré pour former une histoire réellement riche et intéressante touchant parfois à la poésie particulière qui caractérisera les scénarios suivants.

À droite un bateau volant avec une perceuse,
à gauche un vaisseau en forme de trilobite...
La célèbre salle secrète où vous pourrez croiser
certains membres de l'équipe de développement
Note : 15/20

Que dire de Final Fantasy 4, ce jeu ne se teste pas, il se vit. c'est le véritable début de la série. Les trois épisodes précédents aussi réussis furent-ils n'étaient que des brouillons menant à cette nouvelle série. Epurée, visant un public un peu plus adulte, au scénario et à la symbolique maîtrisés. Une série qui nous dit encore aujourd'hui que la forme n'est rien comparée au fond. Peu importe que les personnages ne fassent que 16 pixels de haut, ils nous toucheront.

C'est peut-être bien là que réside la magie de FF : on l'essaie en pensant que ce n'est qu'un RPG et on se sent un peu comme le client étourdi venu acheter un "livre dont vous êtes le héros" repartant par erreur avec un Tolkien ou un Asimov.

Les plus
Les moins

- 11 persos...
- ... Bien différenciés
- Scénario
- Graphismes pendant les combats

- Limite techniquement
- Leveling parfois obligatoire pour le hard type
- Combats aléatoires

 
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Article rédigé par Shinobi le 27/06/2007
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