Fatal Fury 3 : Road to the Final Victory

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Ecran titre
  • Nom : Fatal Fury 3
  • Editeur : SNK
  • Support : Arcade / Neogeo
  • Année : 1995
  • Genre : Baston

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Défait dans le premier épisode de la saga Fatal Fury, et mis de côté dans Fatal Fury 2, Geese Howard est de retour. Il est en effet à la recherche de parchemins d'immortalité. Les frères Bogard doivent donc l'en empêcher, même si pour cela ils devront parcourir tout South Town pour trouver des informations.

Voici le scénario de Fatal Fury 3 : Road to the Final Victory. Il est certes un peu plus élaboré que les précédents, à savoir "on fait un tournoi pour voir qui c'est le plus fort", mais ce n'est toujours pas la panacée. Et ce n'est pas ce qui distingue Fatal Fury 3 de ses aînés.

Car avec ce nouvel épisode, la série rentre dans une nouvelle ère, à tous points de vue : personnages, gameplay, et réalisation technique.

L'écran de sélection du perso est chamaré, n'est-ce pas ? On nous demande de choisir notre premier combat. Cela n'a pas de vraie incidence sur la suite du jeu.

Les personnages tout d'abord : seuls Terry, Andy, Joe, Mai et Geese sont de retour. Exit tous les autres, remplacés par 5 petits nouveaux :

  • Bob Wilson, serveur au Pao Pao Café 2 et adepte de la Capoeira, c'est le poulain de Richard Meyer. Il se bat sur son lieu de travail.
  • Franco Bash, sorte de Freddie Mercury sous anabolisants, est un ancien boxeur qui travaille comme mécano dans l'aéronautique. sa fille a été kidnappée par Yamazaki. Il se bat dans un hangar.
  • Hon-Fu, clairement inspiré de Jackie Chan, est un policier de Hong-Kong qui pourchasse le même Yamazaki. Il utilise des nunchakus et pratique le kung-fu. C'est un bon pote de Kim Kaphwan. Son décor est parmi les plus chouettes du jeu, puisque il permet d'admirer les hauteurs de South Town.
  • Blue Mary (dont le design a été inspiré par C-18), est la petite fille du maître de Geese Howard (comme le monde est petit) et la fille d'un officier des services secrets, qui est mort durant une de ses opérations. Elle a pris sa suite et enquête sur les frères Jin. Elle pratique le Sambo, un art martial basé principalement sur les chopes et les contres. Elle se bat dans une cathédrale.
  • Sokaku est un moine bouddhiste qui pratique le Seiden Mudo Ryu Bujutsu : en gros il invoque des esprits à tour de bras. Il cherche les fameux parchemins pour les détruire. Lui son truc ce sont les parcs d'attraction.
L'ambiance est chaude au Pao Pao Café 2 ! Mais oui, comme si tu n'aimais pas ça !
Le décor de Hon Fu est splendide : on se bat sur un container soulevé par une grue et ou découvre les hauteurs de la ville. Ambiance western pour le combat contre Sokaku.

A ces 10 personnages jouables, il faut rajouter 3 boss :

  • Yamazaki est un criminel qui est chargé par les frères Jin de retrouver les parchemins. C'est un flambeur qui s'offre le luxe de ne se battre qu'avec une seule main.
  • Jin Chonshu est à la recherche des parchemins qui doivent lui permettre de libérer ses vrais pouvoirs.
  • Jin Chonrei est le frère ainé de Jin Chonshu. c'est le boss final, que vous n'affronterez que sous certaines conditions.

10 personnages jouables et 3 boss, cela peut paraître un peu court, puisque c'est à peine plus que dans Fatal Fury 2. On est de même bien loin de Kof 94, ou même de Super Street Fighter 2. Cependant le moins qu'on puisse dire est qu'ils ont tous fait l'objet de beaucoup de soin, aussi bien dans leur design que leur palette de coups.

 Le Special Move de Joe est assez imposant. Notez l'effigie de Geese qui sert de punching ball dans le décor.  Quand Mai dit non, c'est non !

La deuxième grosse différence avec les précédents épisodes réside dans le gameplay. Précédemment, il était possible de se battre sur deux plans (le plan principal et l'arrière plan). Pour atteindre un adversaire qui était sur un plan différent, il fallait l'y rejoindre, soit en faisant une roulade, soit en attaquant.

Tout cela a changé : dorénavant, il faut composer avec 3 plans : le plan principal, où se déroule l'essentiel du combat, et deux autres placés de part et d'autre dans la profondeur de l'écran. On change de plan en appuyant sur A+B et B+C.
Par contre, on ne peut plus vraiment se battre sur les plans secondaires : ceux-ci servent uniquement à l'esquive et la contre-attaque. De plus, un des joueurs reste forcément sur le plan principal : en appuyant sur A+B ou B+C alors qu'un des combattants a changé de plan, on effectue une attaque qui le ramène sur le plan central.

 Jin Chonshu est patti vers l'arrière plan...  ...Bob, lui, esquive vers le premier plan.


Si le changement de plan était important dans les précédents épisodes, c'est encore plus le cas
maintenant : ces mouvements permettent des esquives et des contre-attaques ultra rapides, et il est impossible d'avancer dans le jeu sans s'en servir, même si les réflexes sont longs à venir.

Un autre mouvement d'esquive est apparu : en appuyant sur la diagonale bas/avant, votre personnage se penche, et peut ainsi esquiver les attaques hautes. Il est possible de porter un coup de poing pendant ce temps afin de contrer.

Parmi les autres ajouts, celui d'une garde aérienne, de deux hauteurs de saut différentes, la possibilité d'interromptre certains combos spécifiques aux personnages, et le développement du système de Furies.

 En me penchant, j'évite les coups hauts... mais pas les balayettes.  Dégage !

Il est toujours possible de sortir une Furie (appelée Special Move) lorsque la barre de vie est dans le rouge. Mais ce n'est pas tout. Un nouveau coup, appelé Super Special Move, fait son apparition. Extrêmement difficile à sortir, il requiert en plus une combinaison préalable. Ce SSM est de plus remplacé une fois par 1024 par une Hidden Ability, qui ne peut être sortie qu'une fois par round.

Les combats se déroulent classiquement en deux rounds gagnants. A la fin de chaque manche la performance du joueur est notée de D à SSS. Pour avoir la chance d'affronter Jin Chonrei et de voir la vraie fin, il faudra avoir une bonne moyenne au moment d'affronter son frère.

Dernière différence , et elle est de taille : l'aspect technique. Oublié le design approximatif des personnages et les décors détaillés mais un peu fouilli. On se rapproche avec Fatal Fury 3 d'un véritable dessin animé : le chara-design a été affiné (on commence par exemple à distinguer les gabarits des frères Bogard), les décors ont plus de caractère, les animations sont beaucoup plus soignées. En gros, c'est bien plus beau. Les musiques ont également gagné en punch, et correspondent aux décors sans pour autant être caricaturales, et on croule sous les voix digits de qualité.

 Le décor de Geese s'enflamme dès qu'il perd un round. La musique est géniale.  Yamazaki est un personnage très axé sur la défense. Difficile de l'approcher.

Le souci du détail est également énorme, mais ça ne se voit qu'à l'usage : dans le décor de Terry, c'est son petit singe qui allume une radio et lance la musique du stage ; tous les persos ont désormais une pose d'avant combat ; des bulles contenant des onomatopées ponctuent certaines prises au corps à corps. Et, fin du fin, les différents plans peuvent donner des finish rigolos : si le coup final vient de l'arrière plan, l'adversaire sortira de l'écran - votre écran ! Et si c'est dans l'autre sens, vous pourrez l'envoyer littéralement dans le décor.

Fatal Fury 3 explose ses prédécesseurs en terme de richesse et de réalisation. Il est également bien plus difficile : la barre de vie fond comme neige au soleil, et la plupart des coups spéciaux en retirent un bon quart. Les Special Moves ne sont pas faciles à sortir, et exploiter correctement les plans ne coule pas de source, les commandes n'étant pas particulièrement instinctives. Par contre, ça ne pose évidemment pas de problème à l'ordi.
On note également, une fois encore, certains coups qui sont bien trop puissants (Hon-Fu et Sokaku, si vous me lisez...), et tous les personnages ne se valent pas.

 Deux caméos pour finir : celui de Billy Kane...  ...Et de Hwa Jai. On croise aussi Richard Meyer, Cheng Sinzan et Kim Kaphwan.

Mais globalement, et malgré son manque de personnages, on se retrouve avec le meilleur épisode de la série. Comme à chaque nouvel épisode d'ailleurs. Reste à savoir si le prochain le dépassera. Il sera en tous cas difficile de dépasser son degré de bonne humeur : le petit perso qui se déplace sur la carte, les écrans d'avant combat, certes il faut trouver les parchemins pour sauver le monde, mais on est là avant tout pour rigoler.

NB : pas d'adaptation sur des supports exotiques pour cette fois. A l'époque le jeu a juste été converti sur Saturn, dans une version honnête mais qui tournait sans cartouche de RAM et était donc un peu plus poussive que l'originale.

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Article rédigé par Shenron le 14/01/2010
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