Electric Runner

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Année : 1985  -  Créateur : BibiMust   -  Editeur : Aucun  -  Support : Amstrad CPC 464 et 6128.

 

Ce jeu est un coup de cœur à ma jeunesse de joueur. Il n’y paraît pas comme ça, mais ce petit jeu qui à première vue ne vaut pas tripette m’a pourtant offert un bon paquet d’heures de jeu. Ses qualités lui donnent donc le droit de figurer parmi les articles de Planetemu.

 

Plus beau tu meurs ! 

Bien entendu, je ne vais pas m'étendre sur la partie graphique car comme vous le constatez sur les captures, ce jeu est dès plus basiques. Cela se résume à un déplacement de quelques sprites (moins de 20 pixels pour le personnage) sans réelle animation dans un univers conçu de briques et d'échelles. Le tout en bleu et blanc.

Pas très reluisant annoncé comme ça, mais à sa décharge, je vous dirai que c'est comme souvent à cette époque, le travail d'un seul homme (cocorico c'est un français), et que c'est un soft sans prétention et non un jeu à but lucratif distribué par un éditeur.

Mais qu'importe le graphisme sommaire, car je m'en fichais bien en ces temps préhistoriques et l'important est finalement le plaisir que me procurait ce jeu.

 

Prison Break.

Electric Runner est donc un jeu de plateforme dont le principe est bien connu aujourd'hui. Le but étant de ramasser des carrés ressemblant étrangement à des parpaings. Pour vous gêner dans votre quête, la société de gardiennage a fait appel à Pacman, du moins au côté obscur de sa famille. Ils n'ont qu'un objectif, vous courir après.
Vous avez deux options pour vous en débarasser. L'une consistant à les amener en un point X et aller faire vos courses dans une autre partie de niveau. L'autre étant lorsque vous êtes bloqué à creuser un trou (temporaire) qui les piégera.

Ces trous ne servent pas qu'à cela d'ailleurs. Certains parpaings se trouvent dans des zones inaccessibles et il vous faudra creuser pour y accéder. Globalement un trou suffira, mais dans certains cas, il vous faudra créer une structure de passages pour pouvoir descendre de plusieurs niveaux. Les trous étant temporaires, il vous faudra faire vite et ne pas commettre d'erreur sous peine de mourir enterré dans l'un d'eux.

C'est finalement ce côté "casse tête" qui donne à Electric Runner ce côté plaisant.

Une fois tous les "parpaings" ramassés, une échelle descend du ciel et permet de passer au niveau suivant. Le mystère demeure quant à la personne qui se trouve en haut et développe ce mécanisme. Mais une chose est sûre, c'est que Michael Scofield aurait payé cher pour un tel phénomène.

 

Bon côté jouabilité.

A première vue les mouvements peuvent paraître limités. Pourtant il y a un côté assez pervers dans le déplacement du au fait que le personnage ne peut s'arréter seul une fois le mouvement engagé. Il vous faudra exercer une action (trous, arrêt, directions) pour stopper son mouvement. Si cela ne semble pas rédhibitoire dans les premiers instants, je peux vous dire que cette subtilité devient vite infernale dans des niveaux plus complexes et lors de "contruction" de trous. Un vrai régal.

La gestion des trous est importante car ils ne sont pas éternels (environ 4 secondes). Leur nombre n'est pas limité mais vous ne pouvez globalement (par rapport à leur durée de vie) en faire que 5 au grand maximum.
L'affaire est vite réglée pour bloquer ces perturbateurs de Pacman, mais ces 4 secondes deviennent vite une difficulté pour la création d'un passage élaboré.

Les mouvements se font à l'aide du pavé numérique:

4 et 8 pour les déplacements latéraux
8 et 2 pour monter / descendre
5 pour l'arrêt du personnage.
7 et 9 pour les trous gauche et droit.

 

Alors, il est bien ce jeu ?

Fan de 3D, passe ton chemin, mais nostalgique des réalisations faites maison, un bon moment tu passeras.
Electric Runner est un jeu simple et sans prétention mais non dénué de qualités selon votre regard. La structure des niveaux est parfois bien coton et vous forcera à réfléchir à sa résolution. Les 5 vies disponibles n'offrent pas la possibilité d'aller loin dans les premiers temps et il faudra persévérer pour progresser. La vie d'un runner n'est pas si facile.

9 structures seulement sont disponibles. Pour les petites natures qui bloquent sur un niveau, sachez qu'il est possible de le passer sans le finir en appuyant sur la touche droite de votre clavier.

 

Les jeux similaires sur le même support:

- Infernal Runner (Loriciel) est sorti la même année 1985
- Lode runner (Loriciel) étant sorti 4 ans après en 1989.
- Classic Runner (LMC Software) Année inconnue. dont les graphismes ressemblent étrangement à ceux de Android One.

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Article rédigé par Zapier le 20/01/2010
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