DigeST (part 3)

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Vous avez entendu parler de l'Atari ST et vous aimeriez découvrir plus en détail cette machine légendaire ? Vous avez bon goût, c'est bien. Pour commencer, vous allez lire le tutorial de Shenron afin de comprendre comment fonctionne l'émulateur Steem. Vous verrez, c'est facile. Mais ensuite, il vous faudra « nourrir » cet émulateur en roms. Et là, ça se corse vu que des jeux sur ST, il y en a des milliers. Alors, pour vous faciliter le travail, voici une petite sélection de classiques « atariens » sur lesquels vous pouvez vous jeter les yeux fermés. Plaisir garanti !

Après le sport et l'aventure, on continue notre petit « digeST » avec la catégorie plates-formes.


 

RAINBOW ISLANDS

 

Jeu d'arcade culte, Rainbow Islands est la suite de Bubble Bobble, qui, même si cultissime, n'en reste pas moins répétitif et insupportable au bout d'une vingtaine de tableaux.

 

 

Cette fois-ci, on largue les bubulles pour de zolis n'arcs-en-ciel sur lesquels on peut marcher afin d'atteindre le haut du niveau en évitant les vilains ennemis et choper le maximum de bonus... Tout le jeu est dans cette ambiance « kawaii » comme disent les Japonais, à savoir « mignon ». C'est très coloré, on est attaqué par des mini vampires en rose, des clowns, des pistolets à eau etc. Il n'y a aucune violence ni agressivité, juste du mauvais goût mais venant des nippons, on commence à être habitué…

Converti avec maestria par un seul programmeur anglais, Rainbow Islands s'imposa très vite comme l'un (le ?) meilleur jeu de plates-formes sur Atari grâce à sa richesse, sa longueur (7 niveaux, dont le fameux clin d'oeil à Arkanoid) et ses graphismes très respectueux de la version d'origine. L'animation est parfaite malgré une très grande difficulté dans les derniers niveaux. Un must sur ST !


 

THE NEW ZEALAND STORY

 

Y'a quoi en Nouvelle Zélande ? De futurs gigots, de l'herbe, Anna Paquin, des rugbymen qui font peur et… des kiwis ! Nan, pas le cirage ni les fruits, mais les animaux; vous savez, ces oiseaux à sale gueule qui ne volent pas. Taito garda uniquement les bestioles pour en faire un jeu de plate-forme culte à la fin des années 80 et brillamment retranscrit sur ST.

 

 

Votre kiwi ne vole pas mais il a de belles baskets ! Il va en avoir besoin vu qu'il lui faudra longuement marcher pour délivrer ses copains emprisonnés par le méchant Wally Walrus sur plus d'une trentaine de niveaux différents.

Tous les ingrédients sont réunis pour faire un grand jeu de plate-forme : les changements d'arme, les lettres à collecter pour se faire une vie en plus, les plates-formes volantes, la réflexion, l'adresse, la chance. L'influence de Mario se fera sentir lorsque vous découvrirez, souvent par hasard, des warp zone vous téléportant dans des niveaux supérieurs ou inférieurs ! Graphismes et animation sont au top. Soulignons le fait assez rare que le contact avec les ennemis ne vous tuent pas, ce sont leurs armes qui le font, mais vous pouvez leur marcher dessus, tout va très bien.

Personnellement, je préfère Rainbow Islands pour son ambiance plus colorée, mais The New Zealand Story est également un très grand classique sur ST.


 

GODS

 

Encore un petit chef-d'œuvre pondu par les Bitmap Brothers. Pléonasme ! Vous aimez les jeux de plates-formes avec des énigmes à résoudre ? Alors Gods est fait pour vous.

Ici, pas de grognasse à délivrer, vous êtes un sale égoïste, vous ne pensez qu'à vous et vous êtes même peut-être gay !... Armé de votre courage et de vos attributs masculins, vous ne visez que le secret de l'immortalité. Pour cela, vous allez donc vous fader cinq niveaux découpés chacun en plusieurs zones. Ça se mérite !

 

 

Inutile de préciser que tout le jeu est parfait, que ce soit dans les graphismes, l'animation ou même la musique. Comme toujours pour ce dernier, les frangins du bitmap misèrent sur de la techno digitalisée en guise d'intro, ça ne jettera toujours !

Beaucoup de bonus cachés et se déclenchant suivant une action ou une combinaison de leviers levés ou baissés font de Gods un jeu auquel on revient souvent. Gods, ce n'est pas seulement du tir sur des ennemis, Les énigmes à reconstituer plairont énormément.

Un grand jeu de plate-forme sur ST. A noter que le jeu est plus joli en version STE (palette de couleurs étendue pour les dégradés en arrière-plan).


 

RICK DANGEROUS

 

Un classique du jeu de plate-forme sur 16bits, mêlant aventure et humour. Directement pompé sur Indiana Jones pour le premier niveau, Rick Dangerous exploite le bon vieux cliché de l'explorateur ayant découvert un ancien temple mystérieux regorgeant de richesses mais extrêmement périlleux. Avec ses sprites en version SD, ses bruitages de dessins animés, son animation nickel et ses situations cocasses, Rick parvient à nous amuser dès les premières secondes.

 

 

Que pourrait-on bien reprocher à l'ami Rick après toutes ces fleurs ? Et bien sa trop grande difficulté. Bien peu de personnes virent à l'époque les troisième et quatrième niveaux vu que le second, celui de la pyramide égyptienne, recelait à mi-chemin un piège pratiquement infranchissable. Bah, c'est du passé et avec les sauvegardes, vous pourrez vous en sortir sur émulateur et en profiter pleinement. Vous en avez de la chance !


 

NIGHT HUNTER

 

Jeu assez secondaire sorti chez Ubi Soft en 1989, Night Hunter est pourtant une de ces petites perles méconnues et extrêmement divertissantes.

 

 

Incarnant un vampire old school (cheveux gominés, yeux rouges et port de la cape obligatoire), vous devrez collecter plusieurs objets vous ouvrant les portes du niveau suivant. Les ennemis seront nombreux et belliqueux : charpentiers, forgerons, archers, prêtres balançant de l'eau bénite, femelles brandissant des crucifix, sorcières et évidemment, Van Helsing qui, une fois vos items collectés, sera là pour vous lancer ses pieux mortels. Pour échapper à ces fous furieux, vous pourrez vous transformer en chauve-souris ou en loup-garou. Mais tout cela vous épuisera bien vite et il vous faudra faire le plein… de sang ! Car ennemis ou pas, ce sont tous des proies en puissance ! Chopez-les puis plantez vos canines dans leur cou, vous goberez jusqu'à la dernière goutte leur précieux nectar rouge dans un bruit de succion extrêmement comique et jouissif. Evidemment, plus l'ennemi est dangereux, plus il est gorgé de liquide.

Le jeu est très bien réalisé bien que ne comportant aucune prouesse technique. Le nombre de niveau est assez impressionnant par contre et ils sont toujours différents. Notons le coup du jour qui se lève également, avec le ciel qui commence à changer de couleur. Vous pourrez éviter la lumière maudite en piquant un petit roupillon dans une des cryptes qui parsème chaque niveau en attendant la prochaine nuit, la prochaine chasse !

Un jeu sympathique, qui méritait plus de reconnaissance à l'époque, bien que pratiquement injouable au bout de 10 niveaux sans vies infinies tant les ennemis sont nombreux et ne vous lâchant plus, mais qui satisfera aujourd'hui les gothiques et autres no life adeptes de la puissance des ténèbres dans leur chambre de 100m² mal éclairée du loft familial...


 

PRINCE OF PERSIA

 

Et encore un jeu culte ! Apparu la première fois sur Apple II en 1984, le concept de son créateur, Jordan Mechner, impressionna dès le début de par sa qualité de son animation. Pour son premier jeu, Karateka, il avait eu l'idée de se filmer et de décomposer le tout image par image afin de le retranscrire sur ordinateur. Cela donna une fluidité et un réalisme étonnant. Prince Of Persia reprend ces ingrédients sous des climats orientaux et devint une légende; la license est encore exploitée de nos jours, c'est dire. Les années passant, le jeu s'adapta sur toutes les machines, même sur console, avec toujours ce même souci de réalisme.

 

 

Sur ST, Prince Of Persia bénéficia de beaucoup d'attention. Graphismes très fins, rendu sonore de qualité (surtout en 1040) et, évidemment, animation parfaite même si l'on peut constater quelques légers ralentissements pour votre personnage lorsque plusieurs grilles s'ouvrent en même temps par exemple.

Un jeu de très grande qualité et pas vraiment facile bien que faisable, surtout grâce à la présence de sauvegardes. Il faudra m'expliquer par contre comment fait le personnage pour s'accroupir alors qu'il est censé avoir son sabre dans son pantalon…


 

WONDERBOY IN MONSTERLAND

 

Activision acheta au début des années 90 quelques licences fameuses made in Sega afin de les convertir sur ordinateurs. Action Fighter, Altered Beast firent partie du lot et surtout Wonderboy In Monsterland, véritable légende sur Sega Master System.

 

 

Un jeu 100% japonais sur ST et reprogrammé par des Anglais ? Hum, on craignait le pire. Et bien pas du tout, tout est là. Comme sur SMS, vous retrouverez aux mêmes endroits les sacs de thune planqués, les objets magiques, les boutiques cachés etc. Activision n'a pas cherché à embellir le jeu et c'est aussi bien, ce genre de décision massacre bien souvent l'original. Ici, c'est presque du 8bits sous 16bits mais c'est largement suffisant. La jouabilité et l'intérêt sont au rendez-vous.

Une bonne animation, des bruitages quelconques mais des graphismes respectueux. Allez, un peu de japoniaiseries sur Atari, ça ne se refuse pas.


D'autres jeux de plates-formes testés à fond sur Atari ST :

 

STRIDER

ALTERED BEAST


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Article rédigé par SM le 20/01/2007
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