Crying/Bio Hazard Battle

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Ecran titre

  • Nom : Crying/Bio Hazard Battle
  • Editeur : Sega
  • Console : Megadrive
  • Année : 1992
  • Genre : Shoot'em up















Il y aurait sur Terre un millard de milliards, soit 1018 insectes pour les matheux. Imaginez qu'au lieu de mesurer quelques millimètres, il atteignent au minimum la taille d'un chien, et au pire celle d'un diplodocus : ce serait un tout petit peu le souk. Et donc, une bonne dose d'insecticide s'impose. Devinez quoi ? L'insecticide, c'est vous, et vous allez faire le ménage dans ce shoot'em up horizontal.

Contre les petites bêtes qu font "bzzz", il y a Rayon Jaune...

Et pour mener à bien votre mission, vous allez prendre les commandes d'un vaisseau en forme de crustacé insectoïde, qui a à sa disposition trois types de tir :
  • Le tir de base, direct
  • Un tir puissant, obtenu en maintenant appuyé le bouton de tir
  • Un tir secondaire, délivré par un module
 Pas la peine de faire "beurk", c'est vous !
 Oui parfaitement que ça vole, les chenilles !

Seul ce dernier tir est modifiable et upgradable, et diffère selon le choix de votre vaisseau. En effet, il existe quatre types de couleur (vert, jaune, rouge et bleu), qui eux-même possèdent deux variantes : par exemple, le tir rouge est soit un tir à tête chercheuse, soit un tir rebondissant. Le choix de votre bébête infule donc réellement sur votre arsenal.

De plus, le module qui déclence ce tir n'est pas fixe, mais bouge en fonction des déplacements de votre vaisseau, plus précisément, il va dans la direction opposée à la vôtre ; il ne s'agit donc pas de bêtement se placer en face des ennemis pour les tuer, mais il faut sans cesse se déplacer pour orienter correctement son module.

...contre les petites bêtes qui font "krrkrr", il y a Rayon Vert...

Evidemment, les modules et autres super-tirs n'ont rien de très original. Non, ce qui différencie Bio Hazard Battle du tout-venant des shoots, c'est son contexte : ici, point de guerre spatiale et de vaisseaux supersoniques, ici vous affrontez des êtres vivants. Invertébrés et parfois répugnants certes, mais vivants, et on se prend parfois à avoir une pensée pour les mignonnes petites nabeilles que l'on vient de dégommer. Non, je déconne.

 Un clin d'oeil à la danseuse de Parodius ?
 Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le sexe sans jamais oser le demander 2 : la revanche des spermatozoïdes mutants

Les niveaux traversés sont eux aussi variés, puisqu'on alterne les stages en pleine nature et d'autres à l'environnement plus technologique, ce qui était déjà le cas dans de précédents softs. La principale différence se situe au niveau de l'ambiance de ces stages : les jungles sont inhospitalières, les fonds océaniques sont sombres et les bases spatiales sont rouillées ; en bref, c'est assez glauque. Même les sites "technologiques" ont un côté organique assez bizarre et difficile à décrire, comme si ils respiraient. Ajoutez à celà une musique assez minimaliste et à mon sens très réussie, et vous obtiendrez une atmosphère assez angoissante.

Malheureusement, l'aspect technique souffre de quelques reproches : si on sent bien que le jeu est volontairement assez terne, le choix des couleurs n'est pas toujours des plus judicieux, en particuliers dans les niveaux "techno", ce qui fait que le jeu est bien moins beau en photos qu'en mouvement. De plus, les bruitages ne ressemblent vraiment à rien.

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Coupure pub !
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 "Les comédons sont le résultat d'un excès de sébum qui obstrue les pores de votre peau et forment ainsi une poche qui peut s'enflammer et vous donner des boutons Avec Equaton, plus de problèmes.
Equaton est une lotion spécialement conçue qui nettoie et purifie votre peau et fait disparaitre tous les points noirs
.

Et là vous me dites : il reste un cratère.
Bon d'accord !
Mais je vous rappele pour mémoire qu'il y a des enfants qui meurent dans le monde,que tous les jours des hommes, et des femmes se battent contre la vermine communiste,afin de faire régner la liberté, l'égalité, la fraternité. Et vous petits occidentaux embourgeoisés, aveuglés par votre ego, vous faites chier une pendule pour trois boutons de ME**E !"

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Rayon Jaune, Rayon Vert, les deux font la paire !

Mais la jouabilité est au rendez-vous, et on se rend vite compte de l'aspect stratégique du jeu : lorsqu'on échoue dans un niveau, c'est en général moins faute d'attention que d'avoir choisi la mauvaise arme ; ce choix est en effet primordial, et si on trouve au début que les bonus sont un peu trop fréquents, on finit par les attendre avec impatience pour changer de tir avant un passage que l'on sait délicat. Et le fait de devoir recommencer un niveau depuis le début (et donc de pouvoir changer de vaisseau) à chaque continue perdu va aussi dans ce sens. Ma bébête ne possède pas le tir adapté pour ce stage ? Peu m'en chaut, je m'en vais en changer !


 Un petit ver pour la route ?
Les océans sont aussi peu
hospitaliers que les cieux.



De plus, le rythme est très soutenu : on alterne phases de slalom techniques et passages très rapides où le scrolling s'emballe et part dans tous les sens et où seuls les réflexes comptent. Enfin, la difficulté est très bien dosée : les six niveaux de difficulté et le choix du nombre de vies proposent un challenge à la portée de chacun ; et si, en Practice, le jeu s'apparente à une promenade champêtre, en Hardest il faudra déployer des trésors de dextérité pour s'en sortir.

Ajoutez à cela un mode deux joueurs très agréable, car très axé sur la coopération, et vous obtiendrez un des tous meilleurs shoots de la Megadrive. Et si son ambiance très spéciale ne plaira évidemment pas à tout le monde, je vous invite tout de même à y jeter un oeil.

Note : 15/20
Article rédigé par Shenron le 03/02/2006
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