Crisis Force

(1/1)
 Titre : Crisis Force
 Genre : Shoot them up
 Année : 1991
 Console : NES
 Editeur : Konami

 

Mais que ferions-nous sans nos chers extra-terrestres ? Eh bien moi je vous le demande. Ces sales bestioles qui avec le temps auront arboré diverses panoplies, allant de la bêbête aux multiples tentacules au super méga monstre cybernétique qui vient d'on-ne-sait-où.. en passant par le simple gros monstre pourri qui pue. Le problème c'est que le joueur, ayant appris a domestiquer la bête, est lui-même devenu un danger pour l'extra-terrestre. Ce dernier est même à présent une espèce protégée. C'est que depuis toutes ces années de combat acharné pour sauver le monde.. on en a tué de l'alien en tout genre ! C'est de leur faute après tout., faut toujours qu'ils attaquent la Terre ces couillons... autant on les aime pas parce qu'ils sont crados et qu'ils veulent tout détruire sous leur passage, mais autant on les aime parce que sans eux.. on s'embêterait quand même.. et les revoilà une fois de plus !

Crisis Force va nous projeter dans le futur. Non, plutôt dans le passé. C'est que l'histoire du jeu se passe dans les années 199X, donc quelques années avant aujourd'hui, mais avant, c'était le futur ! La Terre donc, vit paisiblement, lorsqu'une monstruosité venue de l'espace s'en prend a Tokyo City, et de sa main destructrice, ne s'attarde pas à bombarder la ville et ses habitants. L'alerte est déclarée et l'humanité envoie à sa rescousse ce qui se fait de mieux pour sa défense, le nec plus ultra de l'anti-alien : la Crisis Force (Force de Crise, pour les pas doués en inglich'). Composée de deux redoutables pilotes, un garçon trop beau et une nana trop belle, ceux-ci sont déjà en vol, et déjà les premiers ennemis se dressent sur leur route...

Encore des couillons qui ont eu tort de s'attaquer a la Terre...
Mais voila.. y aura toujours des gentils pour leur barrer la route !!


Lorsque le jeu vidéo se rapproche du genre Metal Heroes

On pourra d'ores et déjà remarquer la fantastique originalité du scénario... le genre qu'on avait jamais vu quoi.. des extra-terrestres qui veulent détruire la Terre ? Ah bon ?? Il est donc certain que le scénario de Crisis Force ne sera certainement pas son point fort. Mais après tout, est-ce qu'un shoot'em up est acclamé par les foules pour son scénario ? Après tout c'est pas un RPG, nous tout ce qu'on demande à un shoot, c'est tout plein de méchants pour les savater sévère. Maiiis.. c'est tout de même fort sympathique d'avoir une histoire à se mettre sous la dent, prétexte pour ne pas simplement tirer bêtement sur des méchants, comme c'est le cas dans d'autres shoots qui n'ont pas d'histoire.

Et en fait, si on y regarde d'un peu plus près, autant le scénario est ultra simpliste, autant il est très représentateur de la majeure partie des séries qui voyaient le jour dans les années 80, dans l'immédiat je pense par exemple à X-Or. Ce genre de séries où le Japon, et principalement Tokyo, sont le centre du monde. Rien ne se passait autre part sur Terre. Que au Japon. Même par exemple lorsque les méchants mettaient au point leur plan de conquête du monde, leur carte représentait uniquement le Japon. On va détruire la Terre au Japon quoi... Et dans Crisis Force, on y retrouve le même type d'approche. Des vilains qui attaquent Tokyo, comme si le Tokyo c'était la Terre à lui tout seul. Un parallèle entre ce genre de série et ce titre qui m'a de suite sauté a la figure, et il me semble important de le souligner.

Un magnifique effet de crevasse en pleine ville..
Ouais chic.. un gros monstre rien que pour moi !

Press Start

Suite donc à une brève introduction qui s'en sort malgré tout très bien, il est grand temps de s'atteler au premier niveau. D'emblée, la musique propulse le joueur à la vitesse de la lumière dans le feu de l'action, avec l'arrivée dans une ville en proie à l'envahisseur, faisant directement suite à la petite intro. Et n'allez pas croire que parce que c'est le premier niveau que ça va être facile. Les vagues d'ennemis ne cesseront d'assaillir le joueur, tant par patrouilles aériennes que par des moyens au sol. Le jeu vient à peine de commencer que l'écran est déjà plein d'ennemis et de tirs, et là il y a autre chose qui choque. Qui choque tellement que ça en foutrait presque une baffe au joueur.

Bon.. on est en 1991 et le joueur aura pu se faire les dents sur moult titres sur NES, et il serait stupide de ne pas reconnaître que le clipping fais désormais partie des fâcheuses habitudes de la console. En même temps.. avec les années qui ont passées, la p'tite a su passer en revue ses défauts et plus ou moins les corriger. Mais ma foi.. c'est comme ça, on fait comme on peut avec ce qu'on a, hein,  donc on s'habitue au clipping et on continue notre progression sur le jeu.

Et sur un shoot, vertical qui plus est, comme Crisis Force, avec autant d'ennemis et de tirs a l'écran dès le début du jeu, eh bien.. pas un poil de clipping. Un sérieux effort a été fait pour diminuer au maximum le clipping, ainsi que les ralentissements. Des yeux plus gros que le ventre quand on voit tout ce qui se passe sur Crisis Force ? Eh bien pari réussi en mode solo. C'est en effet un véritable régal. Par contre en mode deux joueurs... là on va retrouver nos deux amis qu'on aime pas : clipping et ralentissement... et on pourra toujours s'en plaindre, on sent très nettement qu'un réel effort a été fourni.

Le vaisseau sous sa forme "fusion", une merveille...
Aidez-vous des vortex pour avancer dans le niveau !

Crisis Force c'est... ambiance

On joue pas depuis deux minutes qu'on est à fond dans l'ambiance. On y est balancé un peu comme un sac de patates, mais à la rigueur c'est pas grave.. l'urgence de sauver la ville se fait tellement ressentir au cours du niveau, constamment boostée par la musique hyper entraînante, que plus on tue des aliens, et plus on a envie d'en tuer. Ce qui contribue quelque part fortement à ce renforcement d'implication dans l'ambiance, et comme je l'ai dit, cet absence de clipping tout à fait admirable du moins en solo, et ces efforts pour limiter au maximum les ralentissements, permettent au joueur de profiter pleinement de la qualité des décors, de leur colorisation, mais également de tout les sprites que va présenter le jeu. Que ce soit les appareils de la Crisis Force, ou bien tous les ennemis, du plus insignifiant aux derniers boss.

Et le premier niveau qui continue... et qui ne cesse d'en mettre plein les yeux au joueur, toujours émerveillé par les points cités plus haut. Un nouveau fait va alors donner encore un peu de poids dans la balance du "je t'aime" de ce Crisis Force. Car comme vu dans l'intro, un gros monstre envoie des lasers qui détruisent la ville. Et ce sont ces mêmes lasers que le joueur va trouver sur sa route, car durant sa progression dans le niveau, le monstre de l'intro rôde toujours et continue son bombardement sur la ville. Il ne sera alors pas rare de voir sur son écran de jeu des gros lasers venant du ciel détruire encore un peu plus la ville. Il appartiendra alors au joueur d'affuter ses réflexes et de ne pas entrer en collision avec.

Encore un qui va pas faire son guignol longtemps..
Là va falloir slalomer sévère entre les flammes !

Lorsque plusieurs tirs valent mieux qu'un...

Tiens.. à ce propos.. parlons-en ! Crisis Force est un shoot à l'ancienne. Autrement dit pas de barre de vie à laquelle vous pouvez vous accrocher ! Touché t'es mort quoi.. Lorsque vous démarrez la partie, vous serez très logiquement équipé de votre tir de base, mou du genou au possible. Pour vous aider dans votre périple, nombreux seront les modules terriens qui viendront vous soutenir dans l'écran de jeu. A vous donc de dégommer ces modules et de récupérer l'objet qu'il contient. Soit une amélioration de votre arme, soit le basculement sur une autre arme, soit l'obtention d'une bombe.

Chaque tir peut être considéré comme une ligne avec plusieurs niveaux, dont chaque palier se voit franchi par le ramassage de chaque power-up correspondant. Le tir de base est un simple tir en ligne droite, qui poussé à son maximum, révèle plusieurs tirs surpuissants doublés d'une cadence style mitrailleuse. La seconde ligne de tir est un tir qu'on peut qualifier d'ondulant. Comme en forme de vague, qui peut se montrer plus redoutable que les mitrailleuses étant donné la surface couverte bien plus importante que celle de ces dernières. Ensuite au joueur de plus se familiariser à un style plutôt qu'a l'autre.

Vous inquiétez pas.. lorsque ses volcans sont en éruptions, ils sont bien plus dangereux ! Une bataille décisive s'annonce contre la flotte ennemie...

Transfert.. Auto-largue !!

Crisis Force, c'est pas seulement deux lignes de tirs différentes, ce serait bien trop facile de s'en tirer comme ça pour du Konami en forme athlétique. Les commandes de ce jeu ne sont bien sûr pas bien dures, suivant la configuration de la manette NES. Un bouton pour tirer, et l'autre... ? Pour la bombe ? Pas exactement. Une simple pression suffira à activer l'un des autres gros points forts du jeu : la transformation du vaisseau. Eh oui.. vous vous êtes déjà pris d'affection pour votre appareil sous sa forme initiale, eh bien vous allez être aux anges en découvrant que votre vaisseau peut se transformer de deux façons supplémentaires !

Et ces transformations, c'est juste pour faire beau ? D'une part oui, le graphisme de chaque transformation est sublime, présentant trois vaisseaux d'un style très différent, et surtout orientant les tirs vers différentes directions, histoire de s'adapter à chaque situation un peu plus délicate que le joueur sera susceptible de rencontrer, qui bien entendu privilégieront l'utilisation d'une facette du vaisseau plutôt qu'une autre, entre la première forme qui tire droit devant, la seconde qui tire en diagonale, et la troisième qui va cartonner les côtés. Ce qui me permet d'en revenir à l'utilisation des bombes, qui elles aussi vont s'avérer un peu particulières.

Non pas comme dans beaucoup de titres du genre, où l'utilisation d'une de ces supers bombes équivaut à un gros boom qui cartonne tout a l'écran. Ici, l'utilisation de chaque bombe variera en fonction de la forme de votre vaisseau avec laquelle vous serez en train d'évoluer. Oui oui, cela fait donc trois effets différents de ce qu'on pourrait plus considérer comme des pouvoirs propres à chaque forme du vaisseau plutôt qu'a des simples bombes à proprement parler. Mais qui, comme tout gros pouvoir en très petite quantité qui se respecte, cartonnera bel et bien les pauvres méchants a l'écran.

Attention le(s) missile(s) !!
Une vie peut être si facilement perdue ici.....

Fuuu-sion ! Aaah !!

Oui je sais je sais.. je suis très bavard.. mais que voulez-vous.. un monstre vidéoludique tel que Crisis Force se doit d'être traité avec tous les honneurs dûs à son rang. Et j'en ai pas encore terminé avec les modules ! C'est que du point de vue des bonnes idées, il en a dans l'bidon ce titre ! Il en reste en fait un seul que je n'ai pas abordé, ce sont des objets de couleur rouge entourés de bleu, qu'il appartiendra au joueur de collecter. Au bout de cinq, votre vaisseau va alors se transformer une nouvelle fois, résultant de la fusion des deux vaisseaux de la Crisis Force.

Un nouveau vaisseau va alors voir le jour à la suite d'un effet de lumière du plus bel effet pour de la 8-bits. Encore une belle prouesse de la console. Donc une nouvelle transformation qui prend bien entendu tout son sens si la partie est en mode deux joueurs, étant donné que ce vaisseau surpuissant est né de la fusion des deux. Si le joueur joue solo, on peut dire que son appareil se transforme en "super avion" le temps d'une poignée de secondes, et là... planquez mémé.. ça va faire super mal chez les vilains !

The last level ! Plein de minis-boss tout mimis comme lui !

Crisis Force c'est aussi.. technique

Le fait est tout simplement qu'ici, on est en présence d'un jeu sorti sur console 8-bits a une époque où les 16-bits avaient déjà commencé à intégrer le marché.. ce qui équivaut aàdire que les développeurs ont eu tout le temps qu'il leur fallait pour affuter leur programmation, et (malheureusement) ce n'est bien souvent qu'à la fin de vie d'une console que l'on y voit les jeux techniquement parlant les plus aboutis. Allez au hasard sur NES... Castlevania 3.. une merveille dans le genre. Crisis Force, c'est la même, mais côté shoot 8-bits.

On va faire simple.. ce jeu est une merveille de technicité. Tout les graphismes ici sont sublimes du premier plan jusqu'au dernier, jumelés d'une gestion des collisions aux petits oignons. A noter le masque de collision réduit de votre appareil, qui dans certains passages, ne sera pas de trop ! Forcément dans un shoot, des vies on va en perdre.. mais bon, après quelques parties histoire de bien prendre les choses en main, plus rien ne pourra arrêter le joueur.

On sent par ailleurs le toucher ô combien bénéfique d'un studio qui n'a plus rien a prouver. On peut dire que la réputation du studio se voit ici une nouvelle fois confirmée avec ce shoot d'une qualité exceptionnelle sur 8-bits, avec ses décors d'une colorisation extrêmement claire et aboutie, des animations à tout bout de champ... Mais si il n'y avait que ça..

Un boss tout désigné pour la prochaine Star ac' !

Elle est pas belle la vie ?? (sur NES bien sur !)

Au cours de ce même premier niveau, on assistera a une profonde brèche qui s'ouvrira en plein centre de Tokyo City, de laquelle émergeront des monstres, ou encore le bombardement de la ville par le gros vilain de l'intro représenté sous forme de lasers laissant un très net impact au sol. Et il en va de même pour chacun des niveaux que compte le jeu, chacun ainsi pourvu d'une personnalité qui lui est propre. Ou encore le niveau des volcans (y en a toujours un..) avec nombre de monstres au sol qui par exemple creuseront la roche, ce qui aura pour effet de modifier la géographie de la zone. Ce qui n'aura aucun incidence sur le déroulement de la partie, mais le jeu fourmille de ce genre de détails qui ne cesseront de renouveler l'intérêt du joueur pour sauver sa belle planète.

Avec une certaine tendance égyptienne très prononcée sur la fin, avec des pyramides, des sphinx qui ne resteront pas des statues très longtemps.. Pourquoi cette tendance vers l'Egypte ? Allez savoir ce qui est passé par la tête des programmeurs.. mais encore une bonne initiative puisque cela aura le mérite de nous changer un peu des traditionnelles et imposantes bases ennemies dans l'espace...

Côté sprites, là encore il n'y a pas grand chose à reprocher. Le design général se veut futuriste, et il y réussit . Les différentes formes des vaisseaux de la Crisis Force sont splendides, mêmes pour des petits sprites NES on en arrive à distinguer certains détails, et même plus encore avec un tout petit effort d'imagination. Alors en plus si on y ajoute le côté transformation de la machine ! Qui une nouvelle fois, rapproche encore un peu plus ce jeu des séries Japonaises de l'époque, où la mode était clairement tournée vers les gros robots qui se transformaient.

Dernier point qui n'est pas en reste pour conclure ce test, car je n'ai pas encore parlé de son ambiance musicale. Car Crisis Force, mine de rien, artonne sur tout les plans. Et ses pistes audios ne font pas exception. Le drame c'est qu'en plus, elles n'ont rien d'exceptionnelles en elles-mêmes, quand je dis ça, c'est que prenez les musiques d'un Castlevania, qui elles, sont bel et bien immortelles ; et l'histoire du jeu vidéo ne retiendra pas plus que ça Crisis Force pour ses musiques.

Et c'est bien dommage, car elles sont malgré tout très représentatives du genre shmup, un cocktail survitaminé pour les oreilles qui tout au long de la partie, sauront entretenir l'action sans débander une seule seconde. Bourrées de notes bien placées, dans la plus pure tradition d'action traversée par la NES en ce début des années 90. Ce Crisis Force, c'est comme dans l'cochon : tout est bon !

C'est drôle.. il a une gueule de boss de fin...

LES NOTES :

- les graphismes : 18/20
Graphiquement parlant, c'est beau. Et même très beau. Si ce n'est carrément l'une des plus grandes réussites graphiques de la console. Des vaisseaux de la Crisis Force superbement designés, des sprites ennemis gros et détaillés, des animations sur les décors en pagaille.. pour de la NES, mais j'ai envie de dire.. <larme a l'œil> mais merde quoi !!

- les musiques : 16/20
Petit retour sur les plutôt très bonnes musiques de ce titre, qui si elles ne brillent pas par leur originalité, auront le mérite de maintenir le joueur constamment en alerte face aux assauts ennemis. C'est un peu plus d'une dizaine de pistes que le jeu va nous proposer, aucunement répétitives, bien que restant dans le contexte action et urgentiste de la situation.

- durée de vie : 16/20
Ce n'est pas moins de sept niveaux qui mettront vos nerfs à rude épreuve, bien que  la difficulté de ce titre ne soit pas très affirmée. Etant donné que le jeu est surtout très beau, avec des musiques à la hauteur, c'est donc la difficulté globale qui en fait les frais. Gardons tout de même à l'esprit qu'il s'agit d'un digne représentant du genre shoot them up, donc par définition, difficile en lui-même. Seulement, un spécialiste du genre en aura rapidement saisi les subtilités et en aura assez vite fait le tour. Un joueur plus occasionnel du genre pourra en revanche y trouver son compte en ayant en face de lui un grand concurrent pour le prix du shoot le plus beau de l'ère 8-bits, avec sa dose de difficulté bien présente, mais qui ne lui demandera pas obligatoirement de sauvegarder toutes les cinq minutes.

- maniabilité : 18/20
Encore une fois.. du très bon. C'est ici un plaisir rarement atteint de déplacer son vaisseau aussi rapidement, profitant au passage du masque de collision réduit pour voguer entre les tirs ennemis. Des vaisseaux rapides, répondant au doigt et a l'œil, une jouabilité exemplaire qui fait que si le joueur perd, c'est qu'il a encore besoin d'entraînement. Mais si il ose mettre en cause l'avion, cela mériterait purement et simplement et raid de la Crisis Force sur sa maison !

- au final : 17,5/20
Crisis Force est très malheureusement victime de deux faits dont il n'est pas directement responsable : sa date de sortie et le fait qu'il n'ai pas quitté le Japon. Grrr.. j'en connais plus d'un qui se serait pris un pied vidéoludique de l'autre monde sur ce formidable titre, mais bon.. il en était déjà décidé autrement. En 1991, le marché était déjà passé à l'ère de la 16-bits et la 8-bits avait déjà un pied dans la tombe. Mais, comme pour prouver que la NES en avait encore dans le ventre, elle nous le prouve en nous offrant ce qu'on pourrait presque qualifier comme un cadeau d'adieu, d'une époque en train de mourir à petit feu, en laissant progressivement la place à son successeur, sans aucune intention de lui faire de l'ombre, mais plutôt en lui riant au nez et à la barbe, histoire de lui rappeler une dernière fois le parcours semé d'embûche de son ainé pour que la petite nouvelle 16-bits en arrive là.

Article rédigé par VinceGaiden le 06/12/2009
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