Batman

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Ecran titre
  • Nom : Batman
  • Editeur : Sunsoft
  • Console : Megadrive
  • Année : 1991
  • Genre : Action - plateformes

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Allez le chauve... souris !

Avant le Batman réaliste de Nolan et le Batman lolesquo-crypto-gay de Joel Silver (celui qui avait des tétons sur son armure), il y eut le Batman gothique de Tim Burton, qui fut une des rares bonnes adaptations de comics (avec le Superman de Richard Donner) avant l'explosion de films des années 2000 dédiés aux héros en collant. Un réalisateur talentueux qui s'approprie un univers qui lui correspondait pas mal à la base et un très bon casting (Jack Nicholson, Kim Basinger, Julien Leper...euh, Michael Keaton) firent du film un succès, qui amena son lot de produits dérivés, dont celui qui nous intéresse aujourd'hui : l'adaptation en jeu Megadrive.

Le premier niveau est aussi le plus réussi au niveau de l'ambiance. Derrière toi, c'est affreux !


Pour le genre, pas de question à se poser : pour un héros qui est aussi doué pour grimper un peu partout que pour se battre, le Shinobi-like s'impose. Batman traverse donc les rues de Gotham à la poursuite du Joker en rétamant tous les sous-fifres qui tentent naïvement de lui barrer la route. Pour cela, il possède 3 armes : son petit corps musclé pour le corps à corps, ses batarangs -en nombre limité- pour les attaques à distance et son grappin pour s'accrocher aux parois hors de portée sinon et monter un étage. Donc oui, c'est bien du Shinobi, si ce n'est que Batman n'a pas de magie pour lui donner un coup de main en cas de gros coup dur.

De temps en temps la chauve-souris milliardaire se fera la réflexion que marcher, ça entretient la santé, mais c'est quand même rudement moins pratique que de prendre un véhicule, et il troquera ses petons contre la Batmobile ou le Bat-Hélico, dans des phases à l'intérêt pour le moins contestable, j'y reviendrai.

J'ai toujours détesté le cirque. Huitième étage : farces et attrapes, couteaux de cuisine, arsenic.


Le moins qu'on puisse dire, c'est que le gameplay est classique et que les développeurs de Sunsoft n'ont pas pris beaucoup de risques. Là où Batman a réussi à se démarquer, c'est au niveau de son atmosphère. Gotham City est loin d'être une station balnéaire, et son ambiance un peu crépusculaire est très bien retranscrite, surtout dans les premiers niveaux : la palette de couleurs limitée de la Megadrive est remarquablement bien utilisée et le jeu possède une véritable patte graphique : Batman est un jeu gris-marron, mais à l'époque c'était original et en l'occurrence c'est extrêmement réussi. La faible taille des sprites permet même donner plus d'ampleur au décor, et de faire des rues de Gotham un protagoniste à part entière.

Mais l'aspect qui a fait l'objet du plus de soin est sans contestation possible la musique. C'est bien simple, les morceaux sont inoubliables. Grâce aux mélodies, catchy et variées, mais surtout grâce à l'orchestration, qui est tout à fait dans le ton des décors : c'est sombre, c'est lourd, mais ça reste quand même épique. Perso je mets les musiques de Batman dans le top 10 des musiques MD.

Ouah, la Batmobile, trop cool ! Ouah, le bat-truc qui volle, super... non ?


Pas grand chose à dire sur la maniabilité et l'animation : elles sont toutes les deux satisfaisantes, bien qu'un peu rigides. On regrettera surtout le fait que le grappin et le double-saut ne soient vraiment exploités que dans la deuxième moitié du jeu. C'est d'ailleurs également à ce moment que la difficulté augmente soudainement : les ennemis deviennent plus nombreux et plus agressifs, les patterns des boss plus difficiles à lire (sauf le Joker que vous rétamerez en 10 secondes si vous avez assez de batarangs), et surtout, surtout, le jeu vous infligera les 2 séquences de shoot les plus imbitables depuis celles de Captain America and the Avengers. Molles, injouables, sans intérêt, ces passages rallongent un peu la faible durée de vie du jeu, mais c'est surtout parce qu'elles risquent de vous inciter à jeter la cartouche par la fenêtre...

Dommage donc que le ramage de Batman n'égale pas toujours son plumage, car le soft possède une vraie personnalité et mérite le coup d'œil rien que pour voir comment il faut faire pour réussir une adaptation de film en jeu.

Ah, je peux enfin me servir de mon grappin ! Le jeu comporte quelques digits, souvent réussies.


Le sachiez-vous ? Les captures d'écran qui figurent au dos de la boite du jeu viennent... de la version NES ! Etonnant, non ? Merci à Zapier pour l'info !

 

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Article rédigé par Shenron le 15/12/2010
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