Arrow Flash

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Ecran titre
  • Nom : Arrow Flash
  • Editeur : Sega
  • Console : Megadrive
  • Année : 1990
  • Genre : Shoot'em Up
Mine de rien, la Megadrive a accueilli pas mal de shoots de qualité, y compris dans ses premières années, avec en tête le fameux Thunderforce III. Le jeu de Technosoft a d'ailleurs eu tendance à éclipser la concurrence, pourtant nombreuse. C'est ainsi que beaucoup de shoots sortis au même moment, voire même plus tard, on peu été médiatisés. Arrow Flash en fait partie, mais est-ce à raison ?

Scénario habituel pour ce shoot horizontal : un grand méchant s'en prend à la Terre, il faut le bouter hors de notre orbite. Plus inhabituel, c'est une héroïne qui est aux commandes, et d'un mecha transformable qui, avec son design SD, est plutôt mignon.
Le jeu commence et notre robot est en fait plutôt rabougri et ne ressemble soudain plus beaucoup à une Valkyrie. En appuyant sur A, on peut le transformer en navette et réciproquement. Le bouton B sert à tirer et C à activer... l'Arrow Flash (Tsoin Tsoin Tsoin !!!!!).

Non mais regardez-moi cette jungle luxuriante !
En exclusivité sur Planetemu, le lauréat 1990 du prix du "tir aussi moche qu'il est inutile".

L'Arrow Flash (Tsoin Tsoin Ts...bon j'arrête) est la capacité spéciale de votre vaisseau, et peut s'utiliser de deux façons (à choisir avant de débuter le jeu dans les options) :
  • Stock : vous ramassez des charges sur la route, et une simple pression sur le bouton active l'Arrow Flash
  • Charge : en maintenant C appuyé vous chargez une barre (à la R-Type) et relâchez quand bon vous semble.
Au fil des niveaux vous ramasserez des bonus qui vous permettront d'augmenter votre vitesse et votre puissance de feu. Selon la fome de votre vaisseau, ces upgrades se manifesteront de différentes façons :

 RobotAvion
ModulesFixes, encadrent le robot
Bougent dans la direction opposée au vaisseau
MissilesSortent dans votre dos
Sortent devant
Tir Principal
Parfois en 3-Way Uniquement frontal
Arrow Flash
Une aura vous entoure
et vous rend invincible
Une vague d'énergie sur toute la hauteur de l'écran

Grosso modo, le robot est utile quand vous être entouré d'ennemis, car vos tirs couvrent vos arrières, et l'Arrow Flash permet de se sortir de situations périlleuses. Par contre, comme les modules ont une aire de déplacement étendue en mode "avion", cela permet de balayer l'ensemble de l'écran quand la menace vient de front.

 Ouh, la belle bleue !!!
 Ouh, la belle rose !!!

Les différents environnements rencontrés sont on ne peut plus classiques : les programmeurs ont du potasser "Le shoot horizontal pour les nuls", et ressortent les passages obligés de tout shoot qui se respecte : vide sidéral, forêt, lave, glace (et non pas lave-glace, ça n'a aucun rapport), et pour finir les indispensables attaques de l'armada ennemie et l'intérieur du vaisseau mère. Le problème est que les décors sont vides et sans personnalité, et c'est d'autant plus flagrant le même motif est décliné dans 3 ou 4 couleurs différentes...

Par contre ils se sont bien rattrapés au niveau des effets, puisque le jeu comporte moult parallaxes et déformations du décor. Au prix semble-t'il des autres éléments mobiles du jeu, puisque les ennemis et les projectiles débarquent au compte-goutte et les boss sont d'un immobilisme confondant.
Bon point cependant aux musiques, typiques des productions Sega sur Megadrive, à savoir pêchues et aux thèmes facilement mémorisables.

Sur ce boss, pas moins de 17 pixels sont animés. Oh, j'ai failli oublier : ouh la belle orange !!!
 Ce niveau sert de test aux futurs astronautes : s'il réussissent à ne pas vomir, c'est gagné.

Cette cruelle absence d'opposition rend le jeu bien trop facile, sans oublier :
  • La présence dans chaque niveau d'un bouclier qui peut prendre trois coups,
  • L'efficacité redoutable de l'Arrow Flash et la profusion de charges,
  • Une puissance de feu qui devient rapidement imposante,
  • L'octroi d'une vie grâce aux points acquis à la fin de chaque niveau,
  • La stupéfiante faiblesse des boss,
  • La possibilité d'activer l'autofire dans les options.
Tout ceci n'étant tempéré que par le fait qu'on repart à poil lorsqu'on meurt, le jeu est donc facilement one-créditable par un joueur moyen en mode Normal.

Pourvu de bonnes idées de gameplay, mais bien trop juste techniquement et trop facile, il n'est finalement pas si étonnant qu'Arrow Flash soit passé inaperçu lors de sa sortie. Le jeu n'est pas mauvais en soi, et il inspire même la sympathie, mais manque trop de personnalité et de challenge pour mériter plus que deux-trois parties, même si celles-ci seront plutôt plaisantes.

Note : 12/20

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Article rédigé par Shenron le 09/05/2007
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