La vie d'un joueur des années 80 à 2000.

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La vie d'un joueur des années 80 à 2000.

 

Petit historique (années 80 à 2000) d’un joueur passionné.

 

Pourquoi raconter cette histoire personnelle ?


Lorsque j’ai écrit ces lignes je n’avais aucune prétention à les publier. J’ai rédigé cette petite biographie vidéoludique sans objectif particulier. Mais à force d’accumuler les anecdotes, je me suis retrouvé avec ce résumé qui sur le fond n’était pas si inintéressant.
En fait, en me relisant, je me suis rappelé à quel point la perception des jeux vidéo dans le temps était différente de ce que nous connaissons aujourd’hui. C’est pourquoi je me suis finalement décidé de le mettre en ligne.

Aujourd’hui nous vivions une période d’abondance de jeux vidéo (presque de saturation) tant dans la quantité que dans le contenu, ou encore par leurs moyens de diffusions, de média, ou de réactions. Dans le temps les choses étaient toutes autres, presque l’inverse de ce que nous connaissons aujourd’hui: pas d’internet, de diffusion en grand magasin, les spécialistes se faisaient rares, peu ou pas de magazines spécialisés. Les choses se faisaient au compte-goutes.

Il y avait un coté découverte et de potentiel qui surprenait constamment. De l'achat aux parties où les pixels, même les plus simples donnaient un charme particulier à nos premiers jeux. Les débuts de la 3D furent une révolution et nous épataient. Aujourd’hui j’ai l’impression que tout est standardisé et sans réel surprise.

Enfin voilà, je ne veux rien révolutionner, rien de sérieux, juste partager et témoigner d'un parcours de passionné dans un monde qui a bien changé avec toutes ses années.


Les jeux vidéo…

Furent pour moi une véritable aventure, un long chemin que je considère aujourd’hui comme terminé (ou plutôt accomplit) mais qui a eu son vécu, et par conséquent son histoire et ses connaissances.  J’ai dépensé une fortune dans cet univers. Trop hélas avec le recul (Bien que vu la valeur montante des jeux "old school" en ce moment...). Paradoxalement je ne regrette pas car j’ai passé de très bons moments dans ce monde qui m’a véritablement passionné.

Je tâche donc par cette courte histoire  de vous faire revivre des périodes de la vie d’un joueur collectionneur passionné par les jeux des années 80 jusqu’en 2000. Vingt  ans d’une histoire simple principalement orientée console qui je l’espère vous fera comprendre l’importance que représentaient les merveilles des jeux et de leurs supports aux yeux d’un enthousiaste, enfant, adolescent, et adulte sur la fin.
 

Le règne du crocodile.

En ce début de décennie 80, les jeux vidéo (type Game & Watch) avaient fait de très gros progrès, et ces mini-consoles offraient de plus en plus de possibilités. Je me rappelle d’ailleurs de cette station type borne d’arcade contenant un jeu de type Space Invader qui offrait plusieurs modes de jeu, des graphismes en couleurs, des super bruitages et musiques composés.

Mais l’histoire du jeu pixélisé commence réellement en 1985 avec l’arrivé de l’Amstrad 464 à la maison. Un objet qui aux yeux d’un enfant change bien des choses. Mon papa est arrivé avec ces gros cartons contenant ce super ordinateur, qu’il a installé rapidement dans un coin de l’appartement. Je peux vous dire que l’intérêt que je portais à cette étrangeté était assez particulié. Avoir un ordinateur à la maison était un fait exceptionnel et j’y voyais déjà là un moyen de passion, même si forcément au départ les choses me paraissaient abstraites.

Mon père qui avait de bonnes relations a vite fait venir les premiers jeux vidéo. Fini les jouets bienvenue dans le monde vidéoludique et les premiers programmes en basic. Notre Amstrad bénéficiait d’un écran monochrome vert, et de son célèbre lecteur à K7. Quand j’y pense, c’était horrible, mais pourtant tellement intéressant. J’ai vite appris les rudiments du basic qui m’ont permis de lancer les jeux.
 
Dès le retour de l’école, je ne souhaitais que jouer aux jeux parmis lesquels j’avais déjà mes préférences. Manic Miner étant l’un des plus utilisé, mais d’autres comme Sultan Maze, ou bien Harrier Attack étaient aussi de la partie. Ces jeux avaient une ambiance si particulière, un cachet si difficile à expliquer. Chaque pixel était quelques chose d’extraordinaire à mes yeux mais aussi de redoutable dans la jouabilité et la précision. Je les appréciais, j’aimais les voir se déplacer. C’était simple mais les jeux était beaux, les graphismes, bruitages, et autres musiques me galvanisaient par le moindre détail.

L’une des choses qui m’a marqué avec ce support, c’est son lecteur de K7 et son bruit devenu célèbre « Roooo Iiiiiiiii… ». Plus que ça même, c’était le temps quasiment infini pour charger les jeux. Je me souviens d’ailleurs très bien des 45 minutes nécessaires au lancement de Manic Miner. J’étais capable à force de répétition de savoir avec exactitude au bruit, quand se lancerait le jeu. Beaucoup d’attente pour finalement des courtes parties qui partaient en nervosité et en claquage de manette. Mes parents s’en souviennent bien.

Mon père qui s’était trouvé une vocation dans la programmation en Basic, avait créé avec beaucoup de talent et de travail un logiciel qu’il a appelé Proff. C’était un programme à l’interface sympa qui permettait d’apprendre les rudiments de mathématique. Un soft vraiment bien fichu qui m’a permis de maitriser les tables de multiplications. D’ailleurs mon père avait réussi à le vendre à un distributeur qui s’appelait CobraSoft. Il n’a pas eu un grand succès et c’est bien dommage.


Proff. Un éducateur bien utile crée par mon papa. Une grande fierté.


Ce travail en basic à également déteint sur moi, j’ai commencé avec les cours de mon père à dessiner mes premiers pixels, à les mettre en mouvement, à effacer leurs traces et à leur donner une interaction avec les directions. Ce n’était pas mal et je me débrouillais plutôt bien. J’ai également appris à casser les sécurités (si on peut appeler cela ainsi) des jeux et à modifier leurs programmes. Rien d’extraordinaire, mais je modifiais les interfaces ou les noms des auteurs pour me les approprier (désolé j’étais jeune), ce que je trouvais déjà pas mal pour un défi.

Mon papa ramenait parfois des magazines contenant des programmes en basic à réécrire sur l’Amstrad. Un moyen d’avoir gratuitement de nouveaux jeux chez soi. Le principe était sympathique, mais je dois avouer que malgré tous mes efforts (et ceux de mon père) nous n’avons jamais réussi à réécrire un programme sans faire de fautes de programmation et faire tourner un jeu.


Vive la couleur.

L’impact des jeux a augmenté d’un cran avec, comme pour le précédent, l’arrivé de mon papa chargé de cartons contenant le tout nouveau 6128 (qu’il a pu nous offrir avec la vente de Proff), avec écran couleurs s’il vous plaît, et son lecteur de disquettes. Le piratage sur ce support étant assez facile, le stock de jeux à fait un bon non négligeable en avant. L’écran couleur et la rapidité de lecture du lecteur de disquette m’ont permis de jouer à beaucoup plus de jeux, et d'y trouver des perles  comme Arkanoid (une référence du casse brique),  Android One, Chase HQ, 3D Grand prix (un excellent jeu de Formule 1), Sorcery +, Boulder Dash, Bob Winner (graphiment impressionnant), Bomb Jack, Gryzor, Jimmy Business (un jeu de vente et de gestion simple et pourtant adictif), Knight Lore (jeu d'avanture action), Rick Dangerous, des titres absolument superbes qui m’ont passionné au plus haut point. J’ai enchainé les parties au point de les connaitre par cœur.

Il y avait dans ces jeux une âme, un gout particulier, quelque chose qui donnait à ces titres une sensation inimitable qui est  je dois le dire resté gravé dans ma mémoire et que je ne retrouve pas forcément avec l’émulation. Ce sont surement les yeux d’enfant et le support réel qui voulait cela.


Bob Winner et ses graphismes magnifiques en Mode1.


Bob Winner était un jeu addictif mais relativement difficile à cause de la précision requise pour éviter les difficultés. Hélas pour moi je faisais parfois de grosses crises de nerfs sur ce jeu et un jour lors de l’une d’elles, mon père a sorti la disquette du lecteur et la broyé en poussière devant mes yeux désormais atrocement meurtries. "Fini" me suis-je dit en pleurs, "je n’y jouerai plus jamais" (avec le sentiment qui va bien), heureusement vint l’émulation ^^.

Barbarians fut bien entendu l’un des jeux qui tournait le plus, et nous y jouions en famille en plus. Les graphismes étaient magnifiques mais c’est surtout l’importante quantité de coups qui était possible à réaliser avec un simple bouton. Nous étions impressionnés, de plus nous pouvions y jouer à deux ce qui nous a poussé à tenter la décapitation un maximum de fois, et voir ce petit monstre vert se débarrasser de la tête tombée horriblement à terre nous amusait beaucoup.

Le passager du temps. Encore une perle sur Amstrad qui a passionné toute la famille. Ce jeu de type textuel bénéficie d’une aventure formidable et addictive. La communication avec l’Amstrad permettait une grande souplesse et ne se cantonnait pas à des termes exacts. Bourré d’indices et d’un humour décapant, nous avons tenté de le finir en vain. Le jeu tournait sur deux disquettes et c’est avec l’émulation que j’ai compris que nous avions une version pirate qui se bloquait à mi-parcours (en dehors de la maison en fait), nous n'aurions jamais pu le finir. Le jeu est toutefois disponible sur Planetemu (avec sa solution) dans la bonne version que vous pouvez trouver dans ce test.


 
Les titres s’enchainaient donc. L’arrivée de titres plus modernes comme Wonderboy, Dragon ninja, TMNT donnait plus d’ampleur à ma vision des jeux. C’est là qu’est arrivé la Master System de SEGA.


Enfin la console de jeu.

En fait, je jouais déjà à cette console chez un copain qui se nommait Mehdi. Bon il se vantait c’est vrai en me montrant ses jeux que je ne possédais pas, mais je m’en fichais bien, nous nous entendions très bien et jouer à des jeux si extraordinaires techniquement me plaisait beaucoup. C’est ainsi que j’ai découvert des titres comme Shinobi, Wonderboy, mais également d’autres super titres comme Cyborg hunter, Vigilante, Kenseiden, Double Dragon, ou Psychofox.

Mes parents m’ont offert la console lors d’un Noël (il me semble). Je n’avais pas de jeu en dehors de Hang-on et de Snail Maze inclus dans le Bios de la console. Mais mon copain Mehdi me prêtait quelques-unes de ses cartouches. Je dois avouer que nous portions à SEGA une certaine adoration qui est resté même aujourd’hui. C’est une marque qui m’a solidement marqué.

Snail Maze ne parait pas comme cela mais il a rendu toute la famille accro à ce petit jeu de labyrinthe dynamique. Peu de niveaux certes, mais complexes sans sauvegarde, comme un terrible défi à apprendre par cœur, saupoudré d'une musique stressante mais ultra entrainante, et voilà, le charme a pris et les parties ont été nombreuses, mais surtout nous étions ensemble devant une console.
 
Mon tout premier jeu (qui fut donc le début d’une longue série) fut Shinobi que j’ai étiqueté N°1 sur le boitier. Jeu  acheté d’occasion dans une boulangerie (on faisait comme on pouvait à l’époque).

Je peux vous dire que j'ai enchainé les parties sur ce jeu non dénué de qualités. Je suis ainsi resté longtemps avec un unique titre sur console. D’autres ont suivi, mais bien après. Les suivants (Psycho fox, Double Dragon, Rastan, etc...) ont participés bien évidemment au culte que je portais à SEGA.

Je commençais à me faire une petite collection et à y prendre passion. Les boites avaient quelques choses de magique et je les regardais avec admiration. J’avais même récupéré des boites vides (que j'ai transformé en boite Vigilante) dans la poubelle d’un des rares magasins qui vendait des jeux vidéo, j’en étais ravi.


Le reste de ma collection de jeux Master System.
 

Nous avions un petit problème de place et la MS devait être rangée dans le mince placard sous la télé. C’était vraiment juste et la conséquence d’une telle organisation fut dure à encaisser, car la prise péritel en sortie de console fut tordue (couleurs HS, voir plus d’images).

J’ai cherché de nombreux moyens de réparer ça et ai même demandé au père d’un copain de réparé la péritel à coup de soudure. Chose qui n’a pas fonctionné bien sûr. J’ai donc remplacé la péritel (difficile à trouver à cette époque) mais désespoir l’affichage n’a pas changé. J’ai donc entrepris de démonter la MS et ai moi-même renforcé les soudures. Une mission pleine de gloire cette fois, quelle joie de pouvoir rejouer à son unique console.

A l’époque je ne lisais pas encore les magazines sur les consoles (Player One arrivant en Septembre 1990) et c’est encore via  mon copain Mehdi que j’ai eu connaissance d'un projet d’une nouvelle console de SEGA, une chimère,  la future Megadrive. Une console extraordinaire, une 16 bits, un monstre de puissance capable de faire défiler les scrolings avec des graphismes ahurissants, rien de tel pour me faire baver d’envie. J’étais pressé que le temps passe.

En cette période, je fréquentais également un super copain qui se nommait Kamel et lui  possédait une NES (la guerre Nintedo Sega était lancée) . Console qui était trop onéreuse pour son acquisition. C’est donc avec lui que j’ai fait mes premières parties de Super Mario Bros, de Double Dragon 2, et surtout de Batman. Je dois avouer que ces jeux (surtout Batam) m’ont mis une claque tant leurs qualités m’impressionnaient. Du coup je souhaitais vraiment avoir une NES chez moi, mais les finances ne me le permettaient guère. Je jouais donc avec une certaine frustration mais aussi avec joie uniquement chez mon copain.
     
La torture de Mario, c’est comme cela que j’appelle ces moments. Nous venions de déménager pour un autres HLM et ma chambre devait être collée (et mal isolée coté bruit) à un possesseur d’une Nes et de Super Mario Bros. Ce devrait être vraiment un fan lui aussi car il y jouait tous les soirs et longtemps. Moi qui adorais ce jeu, le fait d’entendre les musiques et bruitages à traverser les murs me rappelait constamment à quel point je y désirais jouer, et qu’il m’était (pour l’instant) inaccessible. Un véritable supplice ^^.


Cette période fut aussi celle des "squattes" dans l’unique magasin de jeux vidéo de mon environnement  (magasin qui s’appelait Queneutte). Et il faut dire qu’il était assez à la pointe au point de provoquer régulièrement  mon émerveillement avec à disposition de nombreuses démos sur des supports polyvalent et parfois rares.

C’est d’ailleurs là-bas qu’il m’a été permis de voir les jeux Coregraphx, et surtout le surprenant Madoh Oh Granzort sur SuperGrafx avec ses scrollings parallaxes impressionnants qui m’ont rendu fou. J’étais complétement halluciné par cette prouesse technologique. Ah que j’aurai aimé avoir une SuperGrafx, une sorte de graal inaccessible en ce temps là.


Enfin j’ai eu ma NES.

Je ne me rappelle plus exactement comment je l'ai aquise, ni même quand, mais j’ai eu tout de même ma NES, et aussi la Gameboy que j’avais équipé de nombreux accessoires comme la loupe ou la lampe de poche. Les Batman et autres double dragon 2 ont été mes jeux préférés sur Nes, et j’y jouais tous les jours. Pour la Gameboy j’ai beaucoup moins de souvenirs mais j’avais beaucoup aimé Tetris et Duck tales.


Le reste de ma collection de jeux NES.


Ce début de décennie fut une période de découvertes et d’enivrement devant les démonstrations techniques que montraient les rares magasins possédant des consoles, ou encore dans la seule salle d’arcade. Je passais beaucoup de temps admiratif à regarder nouveaux effets techniques (scrolling, zoom, sprites énorme, etc.) que permettaient ces nouveaux supports. Cela parait anodin comme ça mais c’était du spectacle et les heures passaient comme des minutes. Voir un nouveau jeu arriver en démonstration était énorme, je ne vous parle même pas d’une nouvelle console qui se retrouvait analysée visuellement et techniquement, on s'y rendait des journées entières et on y passait presque à chaque sortie d’école.
   


Woaaou la 16 bits.

C’est à noël 1991 (ou 92 je ne sais plus exactement) que mes parents (vraiment super quand j’y pense) m’ont offert ce superbe bijou qu’est la Megadrive.  Un sacré cadeau je vous le dis, surtout que nous ne roulions pas sur l’or loin de là. Le logo 16 bits, bien mis en avant me faisait halluciné, j’avais une 16 bits, c’était incroyable. Et mon tout premier jeu fut Sonic The Hedgehog, rien que ça! Je vous laisse imaginer dans quel état j’étais, j’en ai pris plein les yeux, mes sens étaient en éveil. Ce titre était une véritable tuerie pour un garçon comme moi.
 
Les titres sur Megadrive se sont ensuite succédé, j’ai commencé à travailler en alternance ce qui m’a permis d’avoir un peu d’argent de moi-même. Quelques premiers jeux et des déceptions comme Wonder Boy III Monster Lair ou Batman ont hélas entamé mes quelques deniers.

C’était d’ailleurs un des risques de l’époque. Comme je n’étais pas renseigné via Internet ou par un magazine comme cela se fait aujourd’hui, j’achetais mes jeux soit pour le titre (un Wonderboy ça ne peut qu’être bien) ou via la jaquette. Par exemple cette version de Batman montrait les images de l’excellente version NES et je pensais m’acheter une version améliorée graphiquement. Vu le prix des jeux j’aurai préféré largement d’autres titres.

J’ai toutefois enchainé rapidement sur de très bon jeux comme Quakshot ou Castle of Illusion,  des Disney certes mais aussi des jeux de plateforme qui montraient déjà le potentiel monstrueux de la 16 bits de SEGA.


Thunder Force III (MD).

C’est d’occasion et par chance (voire grâce au destin) que cette pépite m’est tombée dans les bras. J’ignore comment j’étais au courant que ce titre existait mais je sais que cela m’avait frappé et j’attendais sa venue avec une très grande impatience. Et c’est lors d'un jour banal et plaisant de Skate qu’un des Skateurs (qui se surnommait Max) s’approche et me parle de ce jeu. Il l’avait acheté sur Paris et voulait le revendre. Vous parlez d’une aubaine ^^.  Je l’ai même eu à un très bon prix (120F). La transaction s’est faite dans la journée et le soir manette en mains j’étais le plus heureux du monde.

J’étais également ravi de pouvoir brancher ma Megadrive sur une petite chaine Hifi stéréo mais qui avait le "Bass Boost" et coté basse, ça envoyait du lourd. Très adapté donc aux fantastiques mélodies et bruitages de TFIII. Cela envoyait fort et le bruitage d'urgence "EMERGENCY" crachait de toute sa force son ampleur. De très bons moments ce jeu, que j’ai terminé d’ailleurs bien plus d’une centaine de fois (en mode le plus dur) et sans me faire toucher.


Street Fighter II (Arcade).

Comme pour beaucoup c’est dans la sale d’arcade de ma ville que j’ai découvert pour la première fois Street Fighter II. Ce jeu incroyable trônait à droite de l’entrée avec son homologue Final Fight de chez Capcom. J’ai trouvé ce jeu absolument incroyable, et les personnages charismatiques capables d’enchainer des coups classiques et spéciaux. Les Hadoken de Ruy et Ken me semblaient magiques, j’étais assurément épaté par la réalisation de Capcom. D’ailleurs ces deux bornes monopolisaient à elles seules l’ensemble du public et les "coins" s’engageaient en continue. Eblouis, je rêvais de pouvoir jouer un jour à un tel titre à la maison. Doux rêve inaccessible à ce moment (La différence  Arcade / Jeu de salon était bien trop importante).
 

Le prix des jeux.

On pourrait penser que les jeux d’aujourd’hui sont plus chers que ceux d’antan. Les coûts de productions n’étant pas comparables. Pourtant actuellement à l’heure d’internet et  du dématérialisé nous trouvons des nouveautés à des prix très compétitifs, alors que je devais lâcher 200F (30€) pour un jeu Amstrad ou 300F (45€) pour un jeu Master system ou Nes, voire même 400F (60€) pour un jeu Megadrive, J’ai même été jusqu'à 700F pour avoir (plus tard) Street Fighter 2 Turbo en import sur Snes. Et les prix en Euro ne tiennent pas compte de l’inflation, les salaires de l’époque étant également plus bas que ceux d’aujourd’hui. Posséder un jeu avait un impact tout à fait différent d’un jeu en promo Steam à 5€.


Batman sur NES - Prix 430 Francs (enriron 65€).


Les jeux de l’époque étaient chers, mais les volumes de vente ne sont pas comparables ceux d’aujourd’hui. Produire un jeu Amstrad ne concernait bien sûr qu’une ou plusieurs personnes, mais le coût de la disquette, l’emballage, la distribution et la pub, pour ne vendre que quelques milliers d’exemplaire rendait le prix unitaire très élevé.

 

Toujours plus épaté.

Friand des technologies vidéoludiques, mon dévolu c’est orienté vers  une certaine NEOGEO, console en démo (avec Magician Lord) dans le fameux magasin de la ville et qui forcément m’impressionnait par ses qualités graphiques. Surnommée la "Rolls Royce" des consoles, tant par son prix que par ses caractéristiques impressionnantes. Comme son homologue automobile, absolument inaccessible au commun des mortels.

Pourtant avec quelques efforts économiques et l'arrivé des fêtes, j’aurai eu  l’incroyable opportunité de pouvoir me l’offrir! Mais étonnamment ce n’est pas cette console qui a atterri chez moi, mais une autre console qui avait également attiré mon attention et que je surveillais dans le magasin, une certaine "Nec duo-R".
 
A vrai dire, je ne me souviens plus pourquoi mon choix s’est porté vers cette console plutôt que vers la Neogeo. Sûrement le coté CD qui était quelque chose de nouveaux sur console.

Hélas, j’avais été assez déçu des jeux. Certes il y avait de superbes animations, des musiques impressionnantes, mais les quelques jeux que je possédais comme "Hellfire" étaient très loin de rivaliser avec l’exceptionnel Thunder force III de la Megadrive.

Bref, ravis de la technologie, mais déçu de la ludothèque. Pourtant cette console en a eu de superbes, mais leurs accès dépendaient des choix du magasin.

Comme quoi ce sont bien les jeux qui font le triomphe d’une console et non l’inverse.
 

La Combo AV.

Je n’ai pas gardé ma Nec duo-R bien longtemps. Hélas, mon copain Mehdi à l’époque m’avait mis une pression assez forte pour échanger cette console contre sa dernière nouveauté, une certaine Combo AV. Cette console( si on peut l’appeler ainsi) était une sorte de gros panel Arcade, capable de lire les cartes Jamma, que l'on branchait à la télé sur la péritel. J’ai cédé et ai procédé à l’échange, ce qui fut le départ d’une suite de transactions.
 
Cette combo AV était quand même une sacrée machine solidement bâtie et d'une qualité remarquable. J'ai eu deux jeux avec ce support, Tiger Road et Trojan. Les jeux arcade étant absolument inaccessibles (plusieurs milliers de Francs), bien plus cher qu'un jeu Neogeo (il me semble qu'il fallait bien lâcher plus de 6000 Frs pour SFII), je suis resté uniquement avec ces deux seuls titres. Toutefois j’avoue avoir été ravis de posséder une telle machine, moi qui aimais détenir des consoles différentes ou en retrait du marché classique.


Ma Comba AV de l'époque et ses deux cartes Jamma (Trojan et Tiger Road).



Ma seconde 16 bits.

C’est également à cette époque que j’ai eu ma Super Nintendo. Pourtant charmé par les jeux magnifiques disponible, cette console ne m’a jamais enflammé, enfin pas autant que la Megadrive.

C’est surtout la K7 publicitaire fournie avec Players One qui m’a donné envie de me la procurer. Il faut dire que pouvoir jouer à Street Fichter II chez soi c’était quelques chose d’extraordinaire, plus que ça même c'était fantastique. Je passais mon temps à rembobiner la séquence du combat entre Ryu et Ken. Il me fallait cette Super Nintendo !
 


Ma K7 de promo Super Nintendo fournit dans le Magazine Player One. Un trésor?
 

Les premiers jeux étaient techniquement très impressionnants. Au niveau couleurs on sentait bien la différence avec la console de SEGA (ce qui me plaisait forcément). Ses possibilités étaient bien mises en avant avec Super Mario World, plus encore avec F-Zero et son nouveau Mode 7. La console tournait en démo dans un magasin JouéClub et me faisait bien entendu halluciné. Mais c’est principalement pour Street Fighter II que j’ai acquis cette console de Nintendo.

Avoir une seconde 16 bits me faisait rentrer dans un cocasse jeu de comparaison entre consoles. Quel jeu est le plus beau ? Super Mario est-il mieux que Sonic ? Enfin de nombreuses questions en somme...

J’ai même (plus tard) acheté la version Megadrive de Street Fighter II’ Special Champion Edition et m’amusais à la comparer avec la version Turbo de la SuperNes. Les versions étaient finalement quasi-similaires mais n’avoir que quatre éléphants dans le niveau de Dhalsim m’avait frustré (Six dans la version arcade).

J’ai en définitive adoré ces moments de guerre entre Nintendo et Sega que je m’étais créé dans mon esprit, la bataille n’était pas qu’à l’extérieur (joueurs, presse et constructeur).

On peut dire que Capcom s’est mis un paquet de fric dans les poches  avec la série des Street Fighter. Nous sommes ici juste au commencement de la saga (consoles) avec cette série sur Supernes  et il y a juste à faire la différence entre les packagings (SFII et SFII Turbo) et le réel contenue de la cartouche (simple augmentation de la rapidité et boss), c’est du quasi similaire. J’ai l’impression de voir des clones. Et pourtant j’ai bien payé (bon en import c’est vrai) la version Turbo 700Frs, plus le premier épisode. Le début d’une longue et très rentable série pour l'éditeur.


Peu de changement, mais deux cartouches à la maison.


The Legend of Zelda: A Link to the Past.

Si il y a bien un jeu d’aventure qui restera gravé dans ma mémoire, c’est bien cet épisode de Zelda. Lorsque j’ai eu pour la première fois la superbe boite dans les mains il y avait comme une sorte d’enchantement qui planait dans la pièce, était-ce bien réel ? Bien sûr que non mais je sentais déjà que le jeu en avait sous la semelle et qu’il allait me procurer de très bons moments. Je l’ai terminé une bonne dizaine de fois, je m’en suis jamais lassé. Une chose qui m’avait marqué c’est la magnifique composition musicale du Monde des Ténèbres qui me rendait réellement mal à l’aise. Ce jeu fut une véritable œuvre d’art dans bien des domaines.

Nous avions entrepris de réaliser les plans sur papier de Zelda. Un travail titanesque que nous avions bien commencé (j’étais doué en dessin) mais bien évidement que nous avons jamais fini, vous aurez compris pourquoi ^^ .
 

Brancher la Super Nintendo sur la sono.

Contrairement aux consoles concurrentes, la super Nintendo ne pouvait pas être branchée sur une chaine Hifi car aucune connectique ne le permettait (pas de Jack ou RCA).  Mais ce n’était pas un problème pour moi. J’ai démonté la prise péritel et ai repéré les broches audio. Un petit raccord sur L, R, et la masses et c’était joué. Ça ne coute rien, Nintendo aurait pu y penser.


Et voilà le travail.


En fait sur cette console, peu de jeux me paraissaient vraiment attractifs, mais ceux produits (notamment ceux de Nintendo) sont d’une incroyable qualité. Je mets les productions Konami ou Capcom à part car leurs réalisations sont presque toujours excellentes, mais par exemple " Super Mario World 2 - Yoshis Island" (sortie en fin de vie de la console) bénéficie d’effets spéciaux impressionnants, et là même la Megadrive ne pouvait pas suivre. 


Le reste de ma collection de jeux Snes.


J’ai été un très grand fan de la série Dragon Ball / DBZ. Et quand je dis grand fan,vous pouvez me croire. J’achetais tout ce qui avait un rapport avec le monde de Toriyama. J’ai d’ailleurs précieusement gardé toute la série des 42 mangas qui sont sortie au fur et à mesure dans les années 80 / 90 (les éditions d’origines du coup). Sans compter les cartes officielles, manga couleurs et autres livres Collector.

Alors pouvoir réaliser des "Kamehameha" avec une manette Snes avec DBZ Super Butoden m’a apporté bien du bonheur. Aujourd’hui cela parait banal, mais pouvoir manipuler les personnages de la fantastique série, c’était absolument extraordinaire "Whoaoooo" Enfin nous pouvions faire un vrai Kamehameha avec Sangoku. Mais le pied total c’était la possibilité de manipuler des protagonistes en Super Saiyan. Le jeu était un peu lent mais le principe de l’écran splitté et la possibilité de planer avec les protagonistes apportaient du dynamisme et une nouveauté à l’ensemble.


Super Jo-JO

Voici un stick bien étrange et assez rare,  c’est un Super Jo-Jo  de chez Alston. Son apparence s’adapte au profile de la Snes mais il est aussi compatible avec la Megadrive (les câbles manette pouvant se changer). Le stick boule est un peu tendre mais l’ensemble est robuste. Il y a divers fonctions, un Turbo réglable, et un mode "slow" qui ralentie l’action (il me semble en utilisant Start rapidement). Un bon petit joujou finalement bien pratique avec SFII.

 


Mon stick Super Jo-jo avec bien trop d'autocollants ^^.



Début d’un échange.

Pour une étrange raison, la compatibilité entre la Combo AV et la télévision du salon s’est évaporée et je ne pouvais plus y jouer, du moins qu’à de rares occasions. Quelle frustration. J’ai donc via les petites annonces de Consoles+ demandé à faire un échange avec une NEOGEO. Les appels ont été nombreux, souvent hélas pour un échange avec autres choses, mais heureusement  une personne était intéressée, elle habitait très loin portant, mais elle s’est tout de même déplacée, et cette échange a bien eu lieu.

Voilà, c’était le destin, la Roll Royce fut enfin chez moi avec le plaisir que vous imaginez. Une sacrée bestiole. Malgré le prix des cartouches de 1500F en moyenne (le Smic était inférieur à 5000F), j’ai réussi à me la procurer d’occasion (et ce n’était pas facile) quelques jeux vraiment sympas comme Mutation Nation, Fatal fury2, View point, ou l'excellent 3 Count bout. Très peu de jeu donc, mais de sacrés titres qui m’ont fait passé moi et quelques-uns de mes copains  de très bons moments de pure arcade.
 


Une publicité NEOGEO - Tout l'univers des jeux (image en grand format).
 


La CoreGrafX.



C’est à moindre frais que je me suis procuré la CoreGrafX avec une simple manette. Ce n’était pas aussi bien que la Duo-R mais j’étais ravi de pouvoir rejouer avec la console de NEC. J’ai eu peu de jeux mais j’ai été enchanté de posséder "Cyber Core", un bon petit Shoot dont les compositions musicales sont restées gravées dans ma mémoire.
 


Le bouleversement de la 3D.

Cette première moitié de décennie 90 vit l’émergence des jeux en 3D. L’arcade qui se livrait une bataille énorme entre SEGA et NAMCO dans ce domaine (et dont j’étais le spectateur) me donnait vraiment envie de passer le cap. Les "Virtua Racing", "Daytona USA", "Ridge racer" m’avaient mis une claque pas possible, je désirai plus que tout avoir de la 3D chez moi. Mais cela était pour l’instant impossible et réservé à l’arcade.

La salle d’arcade de ma ville était très mal fréquentée c’était certain, mais le videur en plus d’être fort et respecté était un très bon copain. Et je dois dire qu’il m’a fait de très nombreux cadeaux en m’insérant presque tous les jours de nombreux crédits dans la borne de Daytona. Pour moi un fan de jeux de courses 3D c’était ce que l’on pouvait m’offrir de mieux. J’étais un privilégié, surtout que la borne était très coûteuse, il fallait mettre 10 Frs pour une partie (La baguette de pain était à 3 Frs)  et peu finalement pouvait se le permettre.


La continuité.

Toujours fan de la technologie et des produits SEGA, c’est le Mega CD2 qui arriva chez moi. Pas grand-chose à se mettre sous la dent coté jeux mais j’ai adoré le principe d’avoir un CD sur ma Megadrive. Surtout que j’avais la petite chaine Hifi branchée dessus et qui donnait tout son potentiel avec des jeux comme Final Fight (proche de l'arcade et jouable à deux)  Sonic CD et Silpheed qui sont (en plus d'être de très bons jeux) de vrais petits spectacles audio. Ce trio valait largement l’achat de cette extension.

 


Mes 4 jeux restants, dont trois exceptionnels!
 

Les jeux vidéo évoluaient. On rencontrait de plus en plus de Beat Them All et de Vs Fighting comme l’excellent Mortal Kombat de Midway et ses graphismes digitalisés. Mes jeux sur consoles devenaient de plus en plus nombreux, ma collection commençait sérieusement à s’agrandir. Cette période vu l’arrivée de très bons jeux de plateforme comme Ristar, Comix Zone, Sonic 3 et l’étrange extension Sonic and Knuckles. Mais également Yoshi's Island sur Supernes qui exploitait le Super FX et rendait ce jeux techniquement étonnant.

Si il y a bien un jeu de plateforme ultra complet, c’est bien la fusion (Lock-on)  de "Sonic 3" et de " Sonic  & knuckles". S&K en lui-même est déjà un très bon jeu dans la continuité de Sonic3, mais la liaison des deux cartouches apporte une profondeur indéniable pour un unique jeu. Ce n’est pas deux jeux l’un à la suite de l’autre mais bien une complémentarité entre personnages, nouveaux bonus stages, modes de jeu, et bien d’autres détails qui m’échappent en ces lignes. Ca bouillonnait dans les magazines de l’époque, et dans ma tête aussi.

D’autres jeux MD ont agrémenté ma collection et pas des moindres : La série complète des Sonic, Wonderboy V , The Story of Thor, Earthworm Jim, Rocket Knight Adventures, Thunder Force IV, Tiny Toon Adventure, Aladdin, Kid Chameleon, Street of Rage 2, ou Alisia Dragoon (présenté comme le plus beau jeu Megadrive à l’époque). Des jeux qui ont fait de la Megadrive ma console préférée.


Le reste de ma collection de jeux Megadrive (Image en grand format)

 

Enfin la 3D chez moi.

Suite en page 2.

:-)

 

 

 

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