Boulder Dash

(1/1)

Boulder Dash

 

Nom: Boulder Dash - Support: Amstrad CPC - Année: 1984 - Editeur:  First Star Software
Concepteurs: Peter Liepa et Chris Gray

 

Notre Amstrad 464, suivi ensuite de notre 6128 étaient souvent le centre de l’habitation, sur le plan vidéoludique bien sûr, mais pas seulement. A mes yeux, il représentait tout, il était un outil formidable. J’y ai fait mes premières armes en Basic, mais c’était surtout les jeux vidéo qui m’attiraient plus que tout, et de ce point de vue là, ils étaient nombreux

Mon père était passionné de programmation et a même crée un excellent logiciel de Math (à l’origine prévu pour moi) au design sympa qu’il a appelé Proff. Programme qui a même été édité chez Cobra Soft. En tout cas, mon père avait son petit réseau et venait très souvent pour mon bonheur avec de nouvelles disquettes pleines de jeux, que de joie !

Boulder Dash faisait parti du lot. Une disquette importante car elle restera l’une des plus utilisée.
 

Toi tu creuses !

Rockford est le petit héros du jeu. Son objectif ? Et bien chercher à travers la terre un minimum d’émeraudes (diamants ou autres comme vous le souhaitez) qui permettront d’ouvrir une porte de sortie.

Tout simple n’est-ce pas ? Enfin pas tant que ça, car la force de Boulder Dash réside dans l’intelligence dont sont construits les niveaux, et plus particulièrement les pièges. Se frayer un chemin peut- être simple oui, mais seulement les trois premiers niveaux, car on rentre dans le dur dès le 4ème level.



Et je vais en baver?

Oui oui, ne vous en faites pas. Tout d’abord, vous commencez avec 3 petites vies (men), c’est peu, mais une vie sera ajoutée tous les 500pts, ce qui permet de se faire un petit stock de vies. Enfin stock illusoire car elles vont plutôt aller vite dans l’autre sens. En effet, qui s’y frotte s’y pique, et les épines sont nombreuses.

D’une part sur les niveaux en eux- mêmes, bien construits, ils vous pousseront à la réflexion, principalement à cause des rochers qui une fois déséquilibrés tombent et peuvent facilement bloquer une issue. Sans compter qu’ils peuvent vous tomber sur la tête, surtout lorsqu’ils sont groupés et peuvent devenir avalanche. Et ils peuvent également vous bloquer la sortie.

D’autre part, il sera souvent nécessaire de construire des pièges ou de préparer le terrain. Parfois (souvent) il n’y aura pas d’émeraudes toutes cuites à aller chercher, mais il faudra détruire de la bestiole pour en créer, et ce n’est pas facile car en plus de bien organiser la zone, il faudra être rapide et agile.

Le mieux, c’est du vous faire un petit topo à l’unité :


Les rochers : (boulder). Comme vue au- dessus, ces rochers sont soumis à la gravité. Ils tombent si vous creusez sous eux, ou s’écrouler  l’un au-dessus de l’autre. Rockford peut pousser un rocher si il n’est pas bloquer par un second. C’est essentiel pour passer certains niveaux qui demandent préparation.


Les rubis : Car eux aussi peuvent vous tomber sur la tête.


Fireflies : Ces petites lucioles sont obstinées à suivre leurs chemins en rasant le décor.  A vous de bien préparer le terrain afin de les éloigner ou les esquiver au mieux. Il est possible de les détruire en concevant des pièges à base de rochers à leur pousser sur la tête.


Papillons : Ces bestioles ont le même comportement que les Fireflies, mais elles se transforment en émeraude lorsqu’elles explosent.


Amoeba : Cette chose verte à la particularité de grandir et de ronger son entourage. On peut la bloquer avec des rochers, et même transformer cette chose en rubis si on l’entoure complètement de rochers.


Le temps : Celui-ci sera un facteur important, surtout dans les niveaux qui contiennent de nombreux rubis ou des structures rocheuses à déplacer.

 


Seize :

C’est le nombre de caves que vous devrez traverser pour arriver à la fin du jeu (+ 4 caves bonus). Les 3 premières sont principalement des caves à traverser sans se faire écraser. Les suivantes sont bien plus dures car il vous faudra généralement vous débarrasser d’ennemis, soit pour libérer un passage, ou pour récupérer leurs butins après explosion. Mais que diriez-vous d’un petit tour en images ?

Cave A : Nombre d’émeraudes  nécessaires pour sortir : 12
C’est la cave d’échauffement, elle forme un grand S sans réelles difficultés.

Cave B : Nombre d’émeraudes nécessaires pour sortir : 10
La même mais divisée cette fois en 15 petites salles avec un passage central.

Cave C : Nombre d’émeraudes nécessaires pour sortir : 24
Ça se complique déjà. Ce niveau est rempli de rochers qui ne demandent qu’à s’écrouler. Il est même facile de bloquer un passage. Les émeraudes sont dispersées un peu partout.

Cave D : Nombre d’émeraudes nécessaires pour sortir : 20
On franchit un cap puisqu'il  va falloir détruire chaque papillon qui rapportera 9 émeraudes chacun.

Bonus life 1 : Apprendre à viser sera nécessaire.

Cave E : Nombre d’émeraudes nécessaires pour sortir : 4.
Zones contenant des bestioles qu’il faudra dégager pour récupérer les pierres précieuses. Un dégagement des espaces est essentiel.

Cave F : Nombre d’émeraudes nécessaires pour sortir : 4.
Comme la cave E, mais avec beaucoup moins d’espace.

Cave G : Nombre d’émeraudes nécessaires pour sortir : 15.
Il faudra ici récupérer des émeraudes dispersées, mais également se farcir quelques bestioles pour arrondir le total. Le tout en prenant soin de bien bloquer le magma vert qui prendra vite de la place, mais qui peut rapporter gros.

Cave H : Nombre d’émeraudes nécessaires pour sortir : 10
C’est au tour du mur transformateur de cailloux. Il faut simplement penser à faire de la place. Pas trop difficile celui-là.

Bonus life 2 : Un grand V qui nécessite vitesse et précision.

Cave I : Nombre d’émeraudes nécessaires pour sortir : 75
Le grand chantier. Il va falloir faire de la place et ruser pour récupérer les 75 émeraudes indispensables au passage, et les 150 petites secondes sembleront bien peu.

Cave J : Nombre d’émeraudes nécessaires pour sortir : 12
Libérer le passage, il faudra. De l’espace tu auras, mais rapide tu devras être.

Cave K : Nombre d’émeraudes nécessaires pour sortir : 6
Ici il vous faudra creuser et bien dégager les passages. Le temps est le véritable ennemi, il faudra aller vite.

Cave L : Nombre d’émeraudes nécessaires pour sortir : 19
Intéressant, car cet étroit niveau n’offre parfois aucun passage pour prendre les émeraudes. Mais comment faire ? Je vous laisse deviner.

Bonus life 3 : Allez poussez-vous tout le monde !

Cave M : Nombre d’émeraudes nécessaires pour sortir : 50
C’est le retour de la chose verte. Il y a de nombreux papillons en ligne, pas d’émeraude… Que ce passe-t-il si l’un touche l’autre ? Un niveau véritablement difficile car l’espace viendra vite à manquer.

Cave N : Nombre d’émeraudes nécessaires pour sortir : 30
6 colonnes, 6 papillons, 6 rochers, et 6 monstres pour vous embêter. Un niveau technique dont la préparation sera primordiale.

Cave O : Nombre d’émeraudes nécessaires pour sortir : 15
Pensez au filtre à café, ça peut aider. Comme la case H, il faudra préparer et faire de la place.

Cave P : Nombre d’émeraudes nécessaires pour sortir : 12
Le dernier niveau. Plutôt paisible paradoxalement, il faudra transformer le maximum de pierres, mais également libérer l’accès à la récolte.

Bonus life 4 : On finit simplement avec un petit casse-tête pas compliqué. Et ensuite ? On recommence directement à la cave A, mais en level de difficulté 2.

J’ignore si il y a une fin après le level 5.


Durée de vie :

Finir Boulder Dash de façon normale, c’est-à-dire à partir du premier niveau est impossible ! Il y a bien des longplay sur Youtube, mais je doute qu’ils aient été réalisés par une personne humaine. Enfin pour dire qu’il est relativement difficile. Toutefois étrangement, perdre ne provoque pas de trop grosse de crise de rage ou de hurlement strident . En fait le jeu provoque une certaine addiction, et si l’on abandonne à force d’échecs, on y revient constamment. N’est-ce pas les symptômes d’un grand jeu ?


Jouabilité :

Le petit Rockford est réactif, même dans les changements de direction, rien à dire. Ces déplacements se font dans les 4 directions, et il peut creuser juste devant lui en appuyant sur fire plus une direction. Il est facile d’anticiper les réactions des monstres, ceux-ci se déplacent à ras des parois dans le sens ou dans l’autre selon le type. Vous pouvez parfois les frôler si vous avancez en sens opposé, mais si vous restez statique c’est obligatoirement la touchette.


Réalisation :

Les vieux jeux obsolètes et moches vous font fuir ? Pas de problème, Boulder Dash tient encore la route. Grâce à une réalisation simple, mais surtout efficace. Le jeu se veut même épatant grâce à de nombreux grigris d’animations. Le personnage, les "monstres", la construction animée des niveaux, les émeraudes, l’ouverture de porte, voire même les vies supplémentaires offrent des effets étonnants. Boulder Dash c’est une véritable ambiance.

Les niveaux sont fixes, mais se décalent lorsque l’on arrive à la limite de l’écran. C’est globalement bien ficelé, si ce n’est que l’on découvre parfois un peu tard ce qu’il y a à la suite, pas facile pour anticiper, mais ça se passe généralement bien.

A noter toutefois que j’ai toujours trouvé que les rochers ressemblent à un gros visage à moustache, je connais d’ailleurs une personne qui ressemble à ces rochers. Si si je ne mens pas.

Coté audio c’est pas mal aussi. La musique d’intro est splendide, elle est cependant absente dans les niveaux. Mais est-ce un mal? je ne pense pas. Les bruitages quant à eux sont efficaces et participent à chaque action, même le fait de creuser ne dérange pas.

Les niveaux avec la chose verte bénéficient d’une ambiance plus particulière à base de glouglou étrange.

Je préfère largement cette version aux rééditions actuelles et graphiquement douteuses.


En conclusion.

Redoutable, même encore aujourd’hui, Boulder Dash fait travailler en combinaison vos reflexes et  vos neurones. Plus qu’un jeu, c’est un mythe, qui tombe petit à petit dans l’oubli, et il est de votre mission qu’il ne le soit pas.


Trucs à savoir.

  • Le choix entre clavier et joystick se fait via la touche ENTRER.
  • Même chose pour jouer à deux (en alternance).
  • Le choix de départ du niveau (qui se fait tous les 4 niveaux de A ; E ; I à M) se fait avec  les touches directionnelles gauche et droite du joystick.
  • Même remarque pour le niveau de difficulté (de 1 à 5) mais avec haut et bas.

Bon jeu ! :-)

Télécharger la rom.
Réagir sur le forum.

Configurer simplement Caprice32 (Emulateur Amstrad)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Article rédigé par Zapier le 14/12/2012
2001-2017 Planet Emulation