Zombies

(1/1)

Nom :
Zombies
Editeur :
Konami
Développeur :
LucasArts
Console :
Super Nintendo
Année :
1993
Genre :
Action

Roms :
Jeu
Langue :
US
 
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Vive Halloween. On glande dans le quartier, on fait chanter les voisins pour des sucreries et on rentre les bouffer tranquillement devant un bon film de série Z qui n'a en fait strictement rien de bon...

Mais à la réflexion, peut-être pourrions-nous troquer la vidéo de Virus Cannibale contre un jeu, véritable hommage à ce cinéma faisandé ?

Intro

Ce jeu, c'est Zombies ou "Zombies ate my neightbors" pour la version américaine. Sorti en 1993 par un LucasArts au top de sa gloire (on liste les jeux précédents ? Monkey Island, Day of the tentacle, Sam'n Max... On est loin de l'actuelle machine à déféquer du Star Wars qui se gave d'Imossel à l'occasion pour pondre des briques avec un Lego Star Wars...)

Mais bref, oublions les sujets qui fachent : Zombies est à la fois un excellent jeu très fun et un impressionnant hommage au cinéma avec un petit faible pour les séries Z, ce n'est donc pas trop le moment de troller comme le dernier des K****i !

Les voisins sont pas super inquiets de cette invasion...
Si tous vos voisins sont tués, la partie est terminée. Heureusement vous en récupérez un régulièrement avec votre score
Histoire / Univers

Mais au fait qu'est ce qu'un nanar ? Autant le préciser pour ceux qui ne connaitraient pas : il s'agit simplement d'un film tellement mauvais qu'il en devient drôle. On le distinguera du navet qui, lui, est aussi mauvais mais par contre insipide.

Et qu'est ce qui peut caractériser un nanar ? Le plus flagrant et le plus souvent cité reste bien entendu l'aspect technique bidon incluant les effets spéciaux merdiques et les fameux "craignos monster". Mais on pourrait y ajouter des scénarios complètement incohérents, des titres idiots, des personnages débiles, des situations téléphonées ou la partie audio avec les dialogues crétins et les inestimables doublages surjoués ou endormis...

Bon avec Zombies on est sur Super Nintendo donc pas la peine d'espérer y voir des doublages moisis mais soyez pas trop déçus : on a droit à tout le reste !


On peut commencer par le scénario : dans la plus grande tradition, on a droit à une histoire décousue et sans aucune cohésion. On sait donc qu'il y a un savant fou, le Dr Tongues, apparemment responsable d'une vague de monstres sans qu'on sache ni pourquoi ni comment. Les monstres sont d'ailleurs des superstars du cinéma fantastique : zombies, loup-garou, vampires, plantes mutantes, poupée façon chucky, ersatz de Jason...
Le côté surréaliste continue dans l'objectif du jeu lui-même : il ne s'agit pas de s'enfuir ou de trouver un moyen de repousser les monstres, non il faut plutôt sauver tous les voisins, des demeurés qui font griller des steaks, glandent dans leur piscine ou font du tourisme au beau milieu des zombies... Pour ajouter à l'anarchie scénaristique, on ira régulièrement dans les châteaux du Dr Tongues comme si on le poursuivait alors que non, officiellement on ne fait que déambuler au hasard pour sauver les voisins... bref c'est cliché, c'est débile, ça tient pas debout : le scénario est une réussite totale en tant que clin d'œil nanar !

Pour terminer avec les clins d'œil, il faut noter les titres de chaque niveau (55 donc !) qui sont tous des références...
A des titres de films tout d'abord :
- "Dances with the werewolves"
- "Look who's Shopping"

Ou à des "accroches nanardes" :
- "Terror has a new name"
- "A shocking sequel to level 34 : level 46 !"

Plus une bonne dose de jeux de mot bidons :
- "Fish and Crypts"
- "Weird kid on the block"

D'ailleurs, les situations elles-mêmes sont aussi bien peu innocentes, on croisera ainsi un supermarché blindé de zombies (le quasi homonyme "Zombie" bien entendu), des pluies de météorites qui produisent des plantes mutantes ("The day of the triffids"), des martiens à grosse tête verte qui veulent enlever de jeunes demoiselles (mettez ici à peu près n'importe quel nom de film de SF sorti entre 50 et 70)...

Tous les poncifs du genre sont récupérés avec bonheur. Les monstres, les victimes, les situations, les décors... Tout sent la caricature simplette propre aux séries Z
Oh non, des zombies dans un supermarché... On va encore en avoir pour marteler que c'est une analyse de très haut niveau de notre société de consommation
Gameplay

Quel genre de jeu serait idéal pour parler de nanar ? RPG ? Stratégie tour par tour ? Mah-Jong ? Oui de l'action, bravo. (oh je sais bien que vous avez triché en lisant le petit encart de présentation au début du test, faites pas trop les malins quand même)

Donc on se retrouve ici dans un gameplay run'n gun très classique dans la droite lignée des Commando et consorts. A la différence qu'on ne contrôlera pas un pauvre soldat avec un nom débile (qui voudrait s'appeler "Super Joe" franchement ? Enk***r de rire quand même) mais un ado fan de cinéma armé d'un pistolet à eau qui cherche donc à sauver ses voisins.

Comme dans tout run'n gun qui se respecte, on a à sa disposition plusieurs armes et pas des moindres : ballon de rugby, fourchettes, assiettes, tomate ou cannette de coca... A côté, des armes plus typiques : la bonne vieille tondeuse moins stylée que dans Braindead mais tout aussi efficace, lance-roquette, extincteur, lance-flamme...

Les armes ont des comportements différents et surtout elles sont plus ou moins efficaces suivant l'ennemi. Les loups-garous sont par exemple très sensibles aux fourchettes manifestement en argent, les poupées en feu dégagent vite fait face à l'extincteur etc. L'équilibrage a été fort bien ajusté, chaque arme est utile et aucune ne peut être mise de coté sans occasionner de gêne à un moment ou un autre.
Malheureusement on trouvera très vite le principal problème de Zombies : une sélection d'objet poussive. Avec un bouton pour passer à l'arme suivante et sans bouton précédent ni mise en pause pour choisir son arme, on se fait régulièrement savater parce qu'on a passé une seconde de trop à faire le tour des (nombreuses) armes pour trouver celle qu'il fallait...
C'est dommage d'avoir un peu gâché le travail effectué sur les armes mais bon, une fois rôdé on s'organise tant bien que mal.

En plus des armes, il y a également de nombreux objets à ramasser : clé, hamburger, potion monstrueuse, clown leurre (à l'effigie d'Oozo de Day of the tentacle)... Les clés serviront à ouvrir les nombreuses portes qui vous barreront la route mais ouvrez quand même l'œil : bon nombre d'entre elles n'ont pas besoin d'être ouverte car on peut entrer en faisant le tour ou en défonçant un mur au bazooka. Le clown leurre occupera vos ennemis un bon moment tandis que la potion monstrueuse vous transforme en une sorte de loup-garou mauve qui en plus d'avoir l'air un peu con est invincible et cogne dur.

A part ça ? Ben, la touche R permet d'afficher un radar qui vous donne la position des voisins proches de vous et il ne vous reste plus qu'à aller les récupérer avant qu'un ennemi ne les touche parce que c'est quand même un peu le concept du jeu.

Mais lequel est le héros ?
La créature de Frankenstein rigole pas trop
Technique

D'un point de vue technique, le jeu s'en sort sans problème. Les graphismes sont sympathiques, très stylés et colorés. Ils ne rivalisent pas forcément avec les poids lourds sortis à la même époque mais restent quand même dans la bonne moyenne tout en ayant une griffe très nette.

L'animation est tout aussi efficace : détaillée et variée. Chaque personnage, qu'il s'agisse des héros, des voisins ou des monstres, ont des mimiques caractéristiques et bien souvent plusieurs façons d'être blessé ou de mourir... De plus, le jeu ne présente ni saccade ni ralentissement malgré un nombre de sprites parfois conséquent.

Du grand art aussi pour la musique, chiptune à tous les étages. C'est peut-être pas très symphonique mais ça reste toujours aussi mélodique malgré tout. On retiendra particulièrement l'excellent thème des châteaux qui débute sérieusement avant de déraper dans un registre bien plus dynamique.

Enfin la durée de vie est assez exceptionnelle puisqu'on trouve ici pas moins de 55 niveaux dont 7 cachés ! De quoi voir venir, bien sûr ils sont souvent assez courts mais comptez tout de même entre cinq et dix heures pour le boucler suivant votre niveau. Et ce sans forcément chercher les niveaux cachés dont certains sont très bien planqués... Bref, du gros morceau pour un run'n gun.

Les niveaux cachés sont légion. Le tout premier s'appelle "Day of the tentacle"...
Mer il et fou ce jeu
Les boss sont aussi bien typiques, celui-ci se rencontre la première fois dans le niveau "Look who's shopping"...
L'araignée géante a même un design à fourrure en référence aux peluches d'araignées utilisées dans les pires (des pires) séries Z
Note : 16/20

Zombies est un mythe. Il se paie le luxe d'être un très bon run'n gun tout en étant bourré d'humour et de références à bon nombre de films. Les nanarophiles seront d'ailleurs totalement transportés de bonheur puisqu'ici les séries Z sont à l'honneur. Son scénario sans queue ni tête, ses niveaux qui s'enchainent sans aucune logique dans toute sorte de décors, ses monstres qui n'ont pas toujours l'air très intelligents... Bref tout transpire la série Z dans ce jeu.

Si vous êtes fan de run'n gun et d'ambiance décalée, allez-y. Mais si en plus vous êtes fan de nanar arrêtez tout ce que vous êtes en train de faire et essayez le immédiatement, c'est à couper le squeele !


Les plus
Les moins

- Du bonheur pour fans de nanars
- Design extrêmement réussi
- Musiques

- Gestion des objets un peu pataude

 
 

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Article rédigé par Shinobi le 28/10/2009
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