Violence Fight

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Ecran titre
  • Nom : Violence Fight
  • Editeur : Taito
  • Support : Arcade (B System)
  • Année : 1989
  • Genre : VS Fighting

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cet article est une contribution de Nono et Amidada. Merci à eux.

Avez-vous remarqué que le plus souvent on teste des jeux que l'on apprécie ou qui nous rendent nostalgiques ? Je déroge à la règle et teste une abomination. Il y a des jeux qu’il ne vaudrait mieux pas connaître. Violence fight fait partie de ces jeux. Sans doute le pire titre de baston en duel que j'ai eu l’occasion d'essayer.

 La rencontre

Quand j'étais petit, chaque année, à la fête foraine, il y avait une salle d'arcade. J'allais régulièrement y dépenser quelques deniers. Un jour, je vis, entre un rutilant SF2 et un sublime Samurai spirits, une borne nommée Violence Fight (déjà le titre est à la limite du pléonasme).
« Un nouveau jeu de combat, cool ! » pensais-je. Hélas qu’elle ne fut pas mon erreur. J'étais frêle et inconscient. Mais personne ne vint à mon secours, personne pour me dire : « non, petit ne fait pas ca !!! ». C'était trop tard, j'avais inséré mes pièces dans le monnayeur...

J’espère que vous avez une pelote de laine à lui jeter.


L'approche

Je visionne la petite introduction. L'histoire est digne d'un film du philosophe Jean-Claude Van Damme. La mafia organise des combats clandestins et le vainqueur du tournoi sera assez riche pour partir à la retraite sans ses 41,5 annuités. Le jeu vous laisse le choix entre quatre combattants. C’est restreint mais c’est toujours mieux que « Rise of the Robots » (titre qui propose un seul personnage !). Et apparemment, les gars de Taito ne connaissent pas le mot charisme. Les champignons qui poussent sous mon tapis de bain ont plus de personnalité. Chaque combattant possède différentes capacités : force des poings, des pieds, ce genre de choses. Je choisis donc le héros en jean bleu. Premier match, je dois avouer que niveau graphismes ce n'est pas trop mal : les sprites sont gros, les décors sympa, vivants et en partie destructibles. Sans doute le meilleur point du jeu. Pour le son, par contre à part l'ambiance (les cris de la foule) et les bruits d'impacts, c'est très médiocre. « Pong » possède certainement de meilleures musiques (surtout qu’il n’y en a pas).Bon, ça y est, le jeu commence à bouger...


Deuxième mot que les gars de Taito ne connaissent pas : « intermédiaire ». Exemple pour un coup de poing : il n’y a pas d’animation entre le dessin du combattant en garde et celui où il frappe. Il n'y a pas non plus d’animation spécifique quand un des belligérants se déplace. Ils font juste de petits bonds comme si des ressorts étaient placés sous leurs semelles.  Mais après tout, je suis peut être trop sévère ? Et si ce jeu était jouable et possédait un bon gameplay ?
 

On ne connaitra jamais le prénom du noir…


La découverte de l'autre

Bon, je casse le suspens : le gameplay est lamentable. Il y a trois touches : poings, pieds et saut. On peut effectivement se déplacer en profondeur, toujours avec leurs fameux sauts de cabris. Il existe aussi une esquive, mais paradoxalement c’est le meilleur moyen de se faire rosser. Les coups spéciaux se font avec poing ou pied + saut. On peut aussi jeter des tonneaux qui sont dans le décor (sur votre adversaire ou alors c’est que vous aimez ça). Et on peut projeter son adversaire, mais la manipulation nécessaire ne fonctionne presque jamais.

Venons-en au gros problème, la maniabilité : rigidité, temps de latence entre une manipulation et le coup correspondant, etc. etc. Une catastrophe. De plus le jeu est très difficile. Hormis les deux premiers adversaires, les suivants sont trop durs, ils sont beaucoup plus rapides et font plus mal, bizarrement les statistiques affichées sur l’écran de sélection des personnages ne semblent pas prises en compte. Je n'ai d'ailleurs jamais vu le boss final, le sous-boss (un gras-double en marcel) est imbattable. (Note de Amindada : grâce à youtube, j’ai pu découvrir le boss, un clone de Mister T, j’avoue humblement que comme Nono je n’avais jamais réussi à l’atteindre, on doit même, après l’avoir vaincu, vaincre son propre double pour voir le générique de fin)

Sinon, il y a deux stages bonus, servant théoriquement, à améliorer ses facultés. Mais je n'ai vu que le premier puisque le second est après le sous-boss. Au passage, lors de ce premier stage bonus, on découvre le meilleur personnage du jeu : un tigre ! Il quasiment intouchable (tous les coups passent au-dessus de lui et on ne peut pas se baisser) et ses coups de griffes font très mal.

Quel est le titre du jeu déjà ?



Bref, ce jeu est une horreur. Si vous l'apercevez, fuyez-le comme la peste. Si certains veulent tout de même le tester, il fait partie de la compilation « Taito Legends 2 ».


Attention, il existe une suite portant le nom de « Solitary Fighter », mais qui semble plus proche du remake que d’une véritable suite. Avec tout de même quelques nouveautés, on peut incarner dorénavant les deux boss du premier, répondant aux doux noms de Tony Won et Ron Max, sinon en plus du tigre qui n’a toujours pas fini en descente de lit du manoir Playboy, vous retrouverez aussi un ours (un ancêtre de Kuma, qui sait ?). Sinon la difficulté a été un peu revue à la baisse, c’est largement plus faisable  que Violence Fight et il y a aussi un adversaire en moins, car on n’affronte plus son double. Mais la principale trouvaille des développeurs est ailleurs, véritables devins, avec deux ans d’avance, ils prédisent l’agression de Monica Seles au tournoi de Hambourg : en effet dans certains stages une jeune femme armé d’un poignard ou un loubard armé d’une batte de baseball débarque en plein match pour savater les combattants, une idée plus jamais reprise dans l’histoire des jeux de baston en duel… (Et c’est tant mieux)
 

Une autre vision de la (du ?) Violence Fight…


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Article rédigé par Shenron le 10/02/2011
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