Tiny Toon Adventures

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Tiny Toon Adventures

    Titre : Tiny Toon Adventures
  Console : NES
  Année : 1991
  Genre : Action
  Editeur : Konami

 

On est ptits et gentils...

Si il y a bien des figures qui parlent bien à tout le monde, même à ceux ne s'intéressant pas aux jeux vidéos, ou se prétendant trop vieux pour avoir encore une manette dans les mains, ce sont bien les très connus Bugs Bunny, Daffy Duck, Porky Pig, Pépé le Putois, Taz le diable de Tazmanie, et toute la cohorte des Looney Toons, ces créatures des studios Warner qui auront littéralement nourri nos gros téléviseurs cathodiques de cinquante kilos.

Ces figures incontournables de l'animation américaine, autour desquelles des générations entières d'êtres humains se sont construites, sont devenues des icônes tellement populaire au fil des ans qu'aujourd'hui encore, font figure de références en la matière. Mais il faut bien avouer que malgré toutes les qualités inspirées par les Looney Toons, on commence à être à plus ou moins soixante ans selon les personnages, et à un moment donné, il faut bien penser à la relève. Comme on dit quand on a un pied dans la tombe : place aux jeunes.

Max Montana encore en train de faire des siennes Toutes les mêmes, ahlala...

 

Et un peu (beaucoup) barjots aussi

Forts de cette très porteuse idée de vouloir donner naissance à une sorte de nouvelle génération de toons, les studios Warner donnèrent alors naissance aux Tiny Toons, mettant en scène un grand éventail des vieux Toons déjà très connus, mais un petit peu en version "bébé". On découvre alors en 1990 cette nouvelle série avec un mini Bugs (Buster Bunny), un mini Porky (Hamton Pig), un mini Taz (Dizzy Devil), un mini Daffy (Plucky Duck) etc etc, qui seront en quelque sorte soit des membres directs de la famille des vieux Toons, soit des sortes de "fils spirituels", ou encore des parodies assumées, comme Max Montana, le grand casse-couilles de l'univers des Tiny Toons, directement inspiré de Tony Montana, aka Scarface.

On fera connaissance alors avec Buster Bunny, neveu de Bugs, petit lapin bleu et principal héros de la série, Babs Bunny, une lapine rose qui finira probablement dans le pieu de Buster dans quelques années, ainsi que ses grands amis de classe, Plucky Duck, Hantom Pig, Furrball et bien d'autres personnages tous aussi bizarres qu'attachants, et étudiants ensemble à la Looniversity d'ACME, le pays des Toons, afin de devenir plus tard des stars aussi grandes que les vieux Toons. Les gamins qui ont adoré la série se comptaient par millions, il ne fut donc nullement surprenant de voir débarquer relativement rapidement son adaptation vidéoludique pour le plus grand bonheur de ses fans.

Arnold le balèze Surprise, bouh !!

 

Et l'heure enfin est arrivée d'envahir vot' console !!

1991, nous voilà, et c'est un Konami en grande forme qui s'occupa de l'adaptation de la série sur NES. Dans l'absolu, y avait d'ailleurs pas grand chose à faire, dans la mesure où tout était déjà servi sur un plateau, les personnages, les lieux, les musiques, etc... restait plus qu'à assembler correctement les morceaux pour en faire un truc un minimum cohérent, et l'univers de la série allait faire le reste. On trouve donc un jeu qui va nous présenter une histoire banale au possible, avec Max Montana qui a kidnapper Babs Bunny, et provoque Buster pour qu'il aille la chercher, ce que ce dernier ne manquera pas de faire.

On incarnera donc Buster Bunny, le héros de la série qui reprend donc naturellement son rôle dans le jeu. Première chose qu'on remarquera, c'est qu'avant de commencer chaque niveau, Shirley va nous proposer de choisir un partenaire entre trois personnages secondaires, des figures bien connues de la série comme Plucky Duck, Dizzy Devil et Furrball. En cours de niveau, on ne pourra malheureusement pas changer de personnage à sa guide, il faudra trouver un objet dédié pour ça, qui nous fera incarner le second protagoniste.

Les trois personnages secondaires auront leurs propres caractéristiques, ainsi Plucky pourra voler, et donc rester en l'air sur de grande distances; Dizzy Devil, à l'image de Taz, tourbillonera sur lui-même le temps de quelques secondes et se débarassera de tout les ennemis ayant le malheur de se trouver sur sa route; tandis que Furrball le chat sera capable de s'accrocher aux murs, idéal en cas de chute pour remonter une pente, ou encore se servir de certaines parois pour éviter une zone dangereuse.

Le pays d'ACME Bye-bye, professeur Splicer !!

 

Qu'est-ce qu'on ferait pas pour une lapine alors...

Le jeu va se diviser en six niveaux, eux-mêmes répartis en sous-niveaux. Cela promet un temps de jeu plutôt confortable. Prenant en compte le fait que le jeu est clairement calibré pour les enfants, la difficulté n'atteindra pas forcément des sommets, mais il est indéniable que le titre n'est pas facile pour autant. Si vous pourrez traverser les premiers niveaux une main dans votre slip léopard sans trop de problèmes, les derniers niveaux, eux, vous proposeront un challenge même assez élevé.

La difficulté générale est en effet très progressive, et les derniers niveaux se seront pas radins de pièges sadiquement placés, des ennemis de plus en plus dangereux qui ne manqueront pas de vous surprendre, et on dirait peut-être pas comme ça, mais les vies pourront se perdre très facilement à la moindre baisse d'attention. Il parait que c'est un jeu destiné aux enfants, mais dès que vous baisserez votre garde, vous risquez bien de vous prendre un punch dans les baloches qui vont vite vous ramener à la réalité si vous vous laissez désabuser par le monde enchanteur des Tiny Toons !!

De plus, votre marge d'erreur est des plus infimes, car vous démarrez l'aventure avec... 1 point de vie. Vous reconnaitrez que c'est bien peu, hein... mais si ça peut vous rassurer, vous pourrez trouver des coeurs tout au long des niveaux pour vous donner un point de vie supplémentaire. Ca peut paraitre rassurant, mais on pourrait presque prendre ce point de vie bonus comme un piège, car ce dernier aura une certaine tendance à favoriser les prises de risques en se disant qu'après tout on sera pas mort, mais une fois que vous aurez fait le fou, perdu votre point de vie, puis mort juste après en regrettant votre point de vie précédemment perdu, vous y réfléchirez à deux fois avant de faire le con avec votre toon. Car on fais pas l'malin avec les Tiny Toons, sinon c'est les Tiny Toons qui feront les malins avec vous...

Dizzy Devil et sa tornade Bye-bye, capitaine pirate !!

 

Et c'est pour qui la bonne carotte ?

Mais si d'un côté le jeu peut paraître d'un challenge assez relevé, de l'autre, ce n'est pas les vies supplémentaires qui risquent de manquer. Car si vous disposez de trois personnages secondaires jouables, vous en aurez un quatrième, Hamton Pig, qu'il faudra trouver au cours des niveaux par le biais de portes plus ou moins bien cachées qui vous feront arriver dans une salle où vous attendra Hamton et vous échangera trente carottes contre une vie. A vous donc de ne pas traverser les niveaux tel Flash l'éclair, et prenez le temps de bien amasser toutes les carottes en cours de niveau, elles vous seront utiles ! De plus, il est aussi possible de trouver quelques vies en rab tout simplement en fouinant bien les niveaux.

Concernant les boss, l'occasion d'un jeu tiré d'une série est bien évidemment l'occasion d'y inclure des méchants déjà connus. On retrouvera donc par exemple le très vilain docteur Gene Splicer, le Loup-Garou, ou encore ce petit être étrange en la personne de Gogo-Dodo, qui si il ne sera pas un boss en lui-même, le joueur devra récupérer tout les minis-dodos durant son niveau, sous peine de recommencer jusqu'à leur avoir mis la patte dessus à tous. Vous retrouverez aussi en guise de mini-boss cette chère Elmyra Duff, que vous devrez éviter à tout prix le temps de faire apparaître la porte de sortie, sous peine d'être capturé et câliné à mort.

Ainsi qu'un boss un peu spécial, qui est en fait un boss caché, en la personne de... Duck Vader, pour parodier bien évidemment Dark Vador de StarWars, qui lui sera quand même assez ardu, mais vous gratifiera d'une vie supplémentaire si vous réussissez à le battre du premier coup.

Hamton va vous échanger des vies contre vos carottes Cours, Plucky... cours !!!

 

Soupe de carottes et civet de lapin

Techniquement, c'est plutôt pas mal. Konami nous aura certes déjà habitués à mieux, mais on a là un jeu qui est loin d'être dégueulasse. Visuellement très agréable, avec des décors très joliment colorés et des sprites assez magnifiques et détaillés, on aurait carrément l'impression de jouer un épisode de la série. S'il n'y aura aucune strictement aucune variété dans la jouabilité, ce ne sera pas le cas des décors, qui resteront assez variés. On traversera donc des plaines, une forêt, un bateau pirate, une ville...

Les musiques sont aussi assez agréables à écouter, le thème principal de la série étant repris à merveille par Konami. On se sera donc pas surpris de retrouver l'ambiance de la série sacrément renforcée par la musique toute migno-chipounette qui aura d'ailleurs sacrément contribuée à participer au succès de la série. C'est vrai quoi, pour ceux qui étaient jeunes dans les années 90 et qui avaient donc la série à disposition, qui l'ont regarder, et qui le regrettent ou pas, impossible d'avoir oublier le thème principal, le genre gravé à vie dans le marbre de votre cerveau.

En revanche, sorti du thème principal, force est de constater que pour ce qui est des autres musiques, ça casse pas trois pattes à un canard. Certaines pistes seront mieux réussies que d'autres, comme le thème du combat contre les boss, et d'autres qui certes, accompagneront le joueur durant toute l'aventure sans lui faire saigner les oreilles, seront toutefois vite oubliées une fois la partie terminée, sans parler du manque de diversité des thèmes, qui fait qu'arrivé aux deux-tiers du jeu, on va retrouver les mêmes pistes déjà écoutées il n'y à pas si longtemps, en boucle. Si musicalement ça partait plutôt en coup de canon, ça redescend assez en mi-molle une fois la partie déjà bien entamée.

Grâce au vol de Plucky, vous pourrez éviter bien des ennuis... Que la Force du lapin soit avec toi !!

 

Soupe de lapin et civet de carottes

La jouabilité du titre est très commune à tout les jeux du genre, quelques plate-formes, des ennemis sur lesquels il faut sauter pour les tuer, rien de bien révolutionnaire de ce côté là, malgré une légère sensation d'être en apesanteur lorsqu'on est en train de sauter, avec de petites savonettes sous les pattes pendant l'attérissage. Sinon, soulignons les aptitudes particulières des trois personnages secondaires avec lesquelles il faudra compter pour être plus efficace dans certains niveaux, ou encore accéder a certains endroits cachés qui nécessiteront de jouer un toon précis, comme par exemple Dizzy Devil, qui avec sa tornade pourra casser des blocs fragiles et ainsi libérer un passage. Buster, quant à lui, sa particularité spéciale, j'ai bien l'impression que c'est de n'en avoir aucune...

Il y a bien une glissade relativement inutile, qui permettra cependant d'esquiver certains ennemis. Ainsi qu'une petite animation rigolote si vous foncez sur un mur en sautant, vous verrez votre toon s'éclater contre le mur avec les yeux à l'envers. Rigolo. Rigolez pas, quand vous y serez, vous ferez exprès de faire foncer votre pauvre toon qu'a rien demander rien que pour le voir s'éclater contre le mur, bande de sadiques vicieux !!

Qu'est-ce qu'on doit en penser finalement alors de ce Tiny Toons Adventures ? Que ce n'est pas un incontournable de la console, mais il a cependant assez d'atouts dans sa manche pour le rendre réellement agréable manette en main, sa mignonnerie générale, sa bonne ambiance pleine de couleurs et son grain de folie qui nous vient tout droit d'une série déjantée faisant la part belle aux parodies de tous horizons, ça nous donne un drôle de pastiche où se mélangent l'univers des toons ainsi que de grands noms du cinéma qui nous arrachera de bien beaux petits sourires.

Un peu dangereux pour les lapins ici... Montana Max cherche la bagarre !!

 


 

Les Plus Les Moins

 + très beaux sprites

 + bonne ambiance à l'image de la série

 + décors colorés

 + les personnages secondaires jouables

 + bonne durée de vie

 - musiques qui tournent en rond

 - un léger manque d'ambition sur le level design

 

La chanson est finie *toum*... et ce test aussi est fini *toum*

télécharger la rom

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Article rédigé par VinceGaiden le 10/03/2014
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