Seiken Densetsu 3

(1/1)
Nom : Seiken Densetsu 3
Editeur : Square
Console : Super Nintendo
Année : 1995
Genre : Action RPG

Pourquoi me fatiguer à faire une intro ? Il a besoin d'aucune aide lui pour vous faire cliquer. Enfin je vais quand même vous traduire son nom... Secret of Mana 2 !
Mais vous avez pas cliqué encore ? Nan mais... SECRET OF MANA 2 !!
Ah.. j'aime mieux ça.

Brillante série que Seiken Densetsu. Le premier épisode était un jeu d'aventure sur Game Boy sorti en 1991 pour tenter de contrer Zelda. Il fut traduit en "Final Fantasy Adventure" aux Etats-Unis et en "Mystic Quest" en Europe. Attention : un "Final Fantasy Mystic Quest" sortira en 1992. C'est un autre épisode de la série qui ne partage avec Seiken que son éloignement par rapport à la série principale.
En 1991 bien peu de jeux d'aventure existaient sur Game Boy et il se forgera une petite réputation.
Mais c'est en 1993 que la série va réellement acquérir ses lettres de noblesse : Secret of Mana arrive et rencontre l'immense succès mérité qu'on lui connait.

Et en 1995, Square frappe encore plus fort en sortant son successeur. Successeur qui semble n'avoir qu'un seul objectif : faire paraître tous les autres RPG terriblement datés et fades, y compris Secret of Mana lui-même !

Comme son nom l'indique, Seiken 3 nous contera la légende de l'arbre Mana et son épée. Le début et la fin du jeu sont différents suivant le perso choisi. Ici Duran en mauvaise posture.
Un scénar comme on n'en fait plus

Les temps anciens sont incertains, peu d'écrits ont survécu à ces époques tourmentées mais une légende conte la création du monde de Seiken 3. Le monde précédent fut totalement anéanti lorsque 8 démons firent leur apparition. Leur naissance reste mystérieuse mais leur mort est claire : la déesse Mana elle-même dut intervenir. Après les avoir vaincus, elle les enferma dans 8 cristaux puis utilisa leur formidable puissance ainsi que son arme, l'épée Mana, pour recréer un monde chatoyant sur les ruines de l'ancien.
Une fois sa création achevée, elle se métamorphosa en arbre et garda son épée près d'elle. Avant de laisser le monde reprendre son chemin, elle modifia les fils du destin afin que la tragédie ayant détruit le monde précédent ne se reproduise pas. Si un nouveau danger doit intervenir, un petit nombre d'élus se dresseront et repousseront le danger.
Mais que se passerait-il si le danger était si grand qu'il menacerait jusqu'à la déesse elle-même ?

Pour l'histoire plus proche, le jeu démarre lorsque l'énergie Mana décroit de plus en plus, entrainant d'importants bouleversements ; le royaume d'Altena se couvre de glace tandis qu'un peu partout, les monstres pullullent et se multiplient de plus en plus vite. En plus, Altena semble lancée dans une quête insensée : s'approprier la puissance des cristaux Mana tandis que les terribles hommes-fauves, eux, envahissent les cités les unes après les autres. En parrallèle, Bigieu, une énigmatique, magicienne suit un chemin bien moins spectaculaire mais semble elle aussi lancée dans des projets de grande envergure...

Chaque perso est introduit par son chapitre. Comme Duran, guerrier rongé par la vengeance. Ou Lise, princesse amazone en fuite après l'invasion de son royaume.
Une aventure comme on n'en fait plus

Vous l'aurez compris, le scénario est extraordinaire. Et, même s'il n'atteint pas les sommets oniriques qui deviendront bientôt la spécialité de la série Final Fantasy, il n'en reste pas moins une oeuvre majeure. Là où FF privilégie généralement la symbolique et les relations entre personnages, Seiken opte plutôt pour les complots, décrivant peu à peu l'intrigue menée par plusieurs personnages et royaumes.

C'est là qu'intervient l'idée brillante des game designers : le scénario est divisé en trois parties. En fait au début du jeu, on choisit notre équipe : un personnage principal ainsi que deux coéquipiers parmi six héros. Suivant le personnage principal, on aura donc tel ou tel point de vue sur le scénario. Les ennemis rencontrés ne seront pas tous les mêmes et le boss final sera différent également. Cette séparation intervient surtout vers la fin du jeu dans les deux ou trois dernières heures. Mais le début se présente également avec la même astuce : ce n'est pas trois mais carrément six premiers chapitres qui sont disponibles, un par personnage simplement, durant chacun entre quinze et trente minutes. Même s'ils nous éclairent en partie sur l'intrigue générale, leur but premier est bien sûr de nous présenter le personnage choisi en nous décrivant son histoire.
Enfin pour le système de jeu en lui-même, pas grand chose à dire, on reste dans l'action RPG le plus classique. On combat les ennemis en temps réel comme dans Zelda à l'opposé des Final Fantasy mais on garde tout l'aspect RPG donc, l'équipement et les compétences à améliorer ainsi que l'exploration bien entendu.

Un système de classe a été ajouté : on peut changer de classe 2 fois dans l'aventure en suivant pour chacune soit la lumière soit l'obscurité. Le premier changement intervient lorsqu'on est au niveau 18, il suffit de s'approcher d'un cristal Mana pour le déclencher. Le suivant se passe au niveau 38 et nécessite en plus un objet secret. Chaque classe a des compétences et des statistiques différentes et donc peuvent modifier en profondeur la façon dont vous devrez jouer pour utiliser au mieux votre personnage.

Sur votre gauche, un bateau permettant d'admirer les graphismes impressionnants de détails Juste pour le plaisir un autre magnifique décor
De la technique comme on n'en fait plus

Les screenshots parlent d'eux-mêmes, Seiken 3 fait partie des plus beaux jeux de la Snes. Club très fermé où on croise des joyaux tels Tales of Phantasia ou l'impressionnant Star Ocean. Si Seiken fait jeu égal avec le premier, il est dépassé par la technique de Star Ocean. Mais il a tout de même l'avantage sur les deux à mon humble avis : au delà de la technique, il nous gratifie régulièrement de scènes rappelant que le jeu reste un art et que les graphismes ne sont pas que des dessins. On peut entrevoir cet aspect sur un des screenshots : le décor avec la tête de dragon par exemple qui s'étend sur un peu plus de deux écrans en largeur et bénéficie d'un magnifique parrallaxe sur la vallée embrumée à l'arrière-plan. Cette scène, par-dessus l'aspect technique déjà impressionnant, bénéficie réellement d'une atmosphère particulière. Bien entendu sur le screenshot on ne peut en voir qu'une infime parcelle sans la musique, le déroulement du jeu, l'animation de la scène, etc...

Les graphismes sont parfaitement secondés par tout le reste de la partie purement technique. Les musiques sont agréables, nettement au dessus de la moyenne bien qu'un cran en dessous de ce qu'on peut trouver dans Final Fantasy 6. L'animation est irréprochable, ne ralentissant qu'en une seule situation bien précise : lorsqu'on achève plus de deux ennemis en même temps... (l'explosion qui les fait disparaitre est gourmande) Autant dire que c'est rare.
Quant à l'ergonomie, elle est parfaite. Les personnages répondent instantanément, on passe très facilement de l'un à l'autre, les menus en cercle sont toujours aussi sympathiques...
Il y a tout de même un (très) petit bémol à noter de ce côté : l'écran de gestion auquel on accède en appuyant sur Y. Il est très fourni et bien pensé mais par contre a un délai d'une seconde à chaque fois qu'on y fait une action... C'est pas très grave puisqu'on s'en sert assez peu (presque uniquement pour changer d'arme/armure quand on en achète de nouvelles) mais c'est tout de même étonnant.

Et comment ne pas aborder les boss... Voici, par exemple, un combat aérien sur le dos de Flammie Et pour finir un autre boss redoutable et illustrant lui aussi l'impeccable maîtrise graphique
Des petits défauts comme on n'en fait plus

Avant de nous quitter par contre, abordons tout de même les trois malheureux défauts que j'ai réussi à noter malgré avoir refait l'aventure pour être sûr de pas en oublier (avant de recommencer j'avais trouvé que le premier...). Bref, voici le principal, celui que j'avais pas oublié : le leveling est obligatoire. Et je dis pas recommandé ou autre hein : c'est obligatoire. Maintenant avec Zsnes et sa touche d'accélération c'est beaucoup moins long et pénible mais ça reste probablement l'aspect le plus difficile à accepter sur les vieux RPG. Si vous voyez que les monstres de base vous posent déjà quelques soucis : n'hésitez pas, trouvez-vous un coin avec des monstres rapportant plein d'exp et massacrez à volonté...
Après, il y a aussi un autre aspect propre aux jeux d'aventure old school : le déroulement du jeu parfois laborieux. Un exemple : à un moment du jeu, il faut attendre qu'une machine soit installée dans la cour d'un château pour pouvoir se déplacer ailleurs et continuer l'aventure... On parle à celui qui l'installe : il dit qu'il doit encore la tester qu'il faut repasser plus tard... Bon, premier réflexe de l'habitué aux RPG devant cette phrase : on va dormir à l'auberge. On y retourne : il dit pareil. Deuxième reflexe : on retourne parler aux personnages importants qu'on a croisé juste avant. On y retourne : il dit pareil... On finit par déambuler sans but dans les rues de la ville voisine jusqu'à ce qu'une femme tout ce qu'il y a de plus anodine nous dise qu'une machine a été installée dans la cour du château après qu'on soit entré chez elle sans la moindre raison... C'est le genre de blague qui fait vite perdre au moins une demi-heure de jeu à tourner en rond et qui fera abandonner les moins patients. Je vous rassure néanmoins : après avoir refait la trentaine d'heures nécessaires pour terminer le jeu, je n'ai rencontré que trois situations de ce genre. C'est pénible mais très rare.

Enfin le dernier bémol est... technique... Qui l'eut cru. Ceux qui ont joué à Secret of Mana s'en souviennent sûrement : les magies ont des niveaux et plus on les utilise plus elles deviennent puissantes. Les boules de feu par exemple sont de simples bulles au premier niveau et grossissent de plus en plus à chaque fois et finissent par être carrément des dragons de feu au niveau 9 ! Concept très accrocheur s'il en est.
Malheureusement dans Seiken 3 cet aspect a disparu, les armes et les magies n'ont plus de niveau. La seule façon de les rendre plus puissantes est d'augmenter respectivement la force et l'esprit du personnage. (ou d'en acheter une meilleure dans le cas des armes évidemment).

Note : 17/20

Finir sur les défauts n'est pas très malin. Alors pour éviter que vous en gardiez une mauvaise (et fausse) image, je vais tempérer un peu mes propos. Les blocages illogiques sont les plus faciles à défendre : je me contenterai d'insister sur le fait qu'en 30 heures de jeu (oui, 30H !) je n'en ai croisé que trois...
Le leveling lui par contre est autrement plus délicat et freinera votre progression à plusieurs reprises. Il est clair qu'il est l'unique réel défaut de ce jeu. Mais bon, après tout ça reste de l'émulation : même les moins patients (j'en fais partie et je l'ai quand même fini rassurez-vous) peuvent l'essayer pour voir si les immenses qualités du jeu leur permettent de passer outre ce petit désagrément.

En résumé, 30H de jeu, trois scénarios différents entremêlés, des graphismes ahurissants, d'excellentes musiques...
Un jeu comme on n'en fait plus...


Les plus
Les moins

- Graphismes enchanteurs
- Enorme durée de vie
- Triple scénar !

- Leveling obligatoire
- Déroulement du jeu parfois laborieux
- Quelques effets en moins par rapport à Seiken 2











NdS : voici la rom qui a servi à la réalisation de ce test :
Rom de Seiken Densetsu 3 traduit en français
Article rédigé par Shinobi le 15/07/2007
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