Robocop 3

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Noms :
Robocop 3
Editeur :
Ocean
Développeur :
Ocean
Console :
Super Nintendo
Sorties :

- Septembre 92
- Courant 92
- Non
Genre :
Run'n gun (mais sans run)

Roms :
Jeu
Langue :
FR
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Robocop 3 nous avait montré sur grand écran comment massacrer une licence avec une étonnante minutie, usant d'absolument tous les moyens possibles pour y parvenir.

Ce genre de drame ne laisse subsister qu'une question : le jeu réussira-t-il à l'égaler ?

Intro

C'est un fait, certaines licences sont mieux traitées que d'autres au niveau des jeux vidéos. C'est pas sympa pour Rocky ou Retour vers le futur mais c'est comme ça et Robocop fait partie des heureuses : on se souvient bien sûr de l'excellent Robocop vs Terminator ainsi que de Robocop 3 sur Atari ST ou Robocop 1 sur Game Boy.

Mais quelques ratures se cachent pourtant dans la liste... Robocop 2 sur Game boy fait plutôt peur par exemple et... Ben, y a pas que lui...

Vidéo du premier niveau
Le détail qui tue : Robocop change l'embout de son bras en changeant d'arme
Histoire

Alors là attention, y a du lourd. Le jeu est l'adaptation du film donc parlons-en du malheureux quitte à se sentir un peu comme chez Nanarland le temps d'un paragraphe.

Vous vous souvenez de Delta City, le rêve de l'OCP dans Robocop 1, cette cité utopique destinée à remplacer un Détroit complètement grangréné par le crime ? Bien, ici, les choses sont un peu différentes... Kanemitsu, une multinationale japonaise vient de racheter l'OCP et exige des résultats rapides sur cette reconstruction. Problème : pour maximiser les profits, il n'est apparemment pas question de reloger les habitants de Détroit dans Delta City et ils sont bien vite expulsés de chez eux par les "Réhabs", des mercenaires engagés par l'OCP... La réponse ne tarde pas avec une pauvre résistance armée, bien vite rejointe par Robocop himself.
Face à cet imprévu, Kanemitsu envoie ses Robocop maison, de vagues ninjas (hé oui, des japonais dans un blockbuster américain, qu'auraient-ils pu envoyer à part des ninjas ?) largement plus agiles que Robocop.

Je vous le dis, le maitre-mot de ce film est pourquoi.
- Pourquoi, s'ils veulent faire du profit en construisant une ville, ne pas la bâtir là où y a de la place plutôt que sur une ville qui existe déjà au juste ? Ca éviterait les coûts de démolition, la mauvaise pub de fou avec les expulsions, les contretemps avec les résistants...
- Pourquoi avoir fait de Robocop un film familial ?
- Pourquoi doit-on se taper la fillette de 10 ans inévitable dans ce genre ?
- Pourquoi doit-on se taper l'informaticien nanar inévitable dans ce genre ?
- Pourquoi est-ce justement la fillette qui fait office d'informaticien, repoussant joyeusement toute limite en matière de perso tarte ?
- Pourquoi la voit-on plus souvent que Robocop dans le film (véridique) ?
- Pourquoi Robocop ne tient pas debout... On ne le voit en bon état que dans 4 scènes : 4 scènes où il s'en sort invariablement bon pour des réparations d'urgence alors qu'il n'a même pas pris tant de dégâts que ça ?
- Pourquoi la fillette pirate ce pauvre ED-209 avec son ordi-mini ?
- Pourquoi nous refait-elle le coup à la fin pour détruire d'un coup les deux ninjas sur le point de tuer Robocop ?

Bref, pourquoi donc...

On retrouve encore l'ED-209 bien sûr mais cette fois ci on ne l'affronte pas : un coup de tournevis nanar et il vous filera un soutien plutôt bienvenu...
Lui par contre, je me souviens pas de l'avoir déjà vu dans les films...
Gameplay

Bon... En tout cas, on peut pas retirer une qualité au jeu : il ne parle absolument pas du scénario et se contente d'enchainer les niveaux, c'est en général un défaut, ici on va dire que non...

Quoi qu'il en soit, on est dans du jeu Robocop assez classique, un run'n gun essayant de faire ressortir son profil : lent et blindé. Si les tirs sont bien difficiles à éviter comme vous pouvez le voir dans la vidéo du niveau 1 (le plus facile pourtant, de loin), ils font peu de dégats parce que Robocop est quand même balèze, c'est le concept (sauf dans ce film donc... Mais bon...)

Par contre, il y a de gros problèmes de collisions... Déjà, il y a une zone morte tout autour de Robocop où vous pouvez pas frapper vos ennemis : ni avec votre flingue ni même avec vos poings ! C'est déjà un souci en soi mais combiné à l'autre problème ça rend fou puisque lorsqu'un ennemi vous touche, il n'y a pas de temps d'invulnérabilité, votre barre d'énergie baisse tant qu'il y a contact. Et ça baisse très vite ! En gros, il suffit d'une seconde de contact environ pour passer d'une barre remplie à une barre vide... Ca rigole mais vraiment pas et vu la résistance du Robocop pour les tirs ça ne peut avoir qu'une seule explication : les développeurs ont prévu un dégât important unique mais ont oublié de mettre un petit temps d'invincibilité donc le dégât boucle... Non là vraiment, c'est la classe.

A part ça, deux niveaux (sur cinq) sont à peu près identiques. Basés sur le Robocop volant du film (mais pourquooooi) : ils nous proposent de voler au dessus de Detroit avec plein d'ennemis identiques... Lent, mou, inutile et hors sujet. OK, le film était tout ça mais c'est pousser l'adaptation un peu loin quand même là.

Pour finir, un petit mot sur les boss qui sont invariablement ratés. Surtout les ninjas ! Non mais qui a bien pu les dessiner ainsi ? Allez ça fait plus de 20 ans, y a prescription on peut avouer : c'est une blague chez les graphistes, c'est ça ?

Ce décor non plus... Quoique dans une parodie de Castlevania peut-être
Vous voyez ce rectangle ridicule ? Il clignote quand vous tapez dessus mais c'est rigoureusement inutile, il est indestructible et demande une clé pour disparaitre
Technique

Graphismes : rien à redire, ils sont très beaux pour un jeu de 1992. Les ennemis sont très peu variés par contre, un seul sprite d'humain avec quelques variantes et quatre robots !
Animation : pas de ralentissements ou de saccades même avec pas mal de sprites à l'écran parfois.
Musiques : ça baisse d'un cran là... Les musiques tapent sur le système assez rapidement avec des effets étranges et le volume qui change régulièrement. Le bruit des pas de Robocop sont comme dans les films mais lourdent aussi un peu...
Durée de vie : on touche le fond. 5 niveaux dont 2 quasi-identiques. En gros, un run permet de finir le jeu en un quart d'heure à peu près... Mais ne vous attendez pas à y arriver avant de très nombreux essais vu la difficulté infâme, manifestement là pour cacher la misère.

A noter que la version Megadrive est quasi identique à trois détails près : les sprites plus petits, pas de bruits de pas pour Robocop et un bonus dans les phases de shoot pour améliorer le tir de Robocop !

Les niveaux 3 et 5 sont des phases (nazes) de shoot'em up
Allez, on arrive à l'OCP, il est temps d'affronter les derniers boss qui envoient du bois
Hé ouais.. Ca envoie du bois les ninjas à culotte de cheval...
Et encore, vous avez pas vu la fin, une image fixe ("ça se verra pas, personne n'arrivera jusque là" (c) un brainstorming quelconque sur le jeu)
Note : 07/20

Difficulté complètement démesurée, gestion des collisions vraiment foireuse, les boss tous ratés, 5 niveaux (dont deux copié-collés !)...

C'est dommage car le concept du shooter simple fonctionne bien avec Robocop, le premier jeu sur Game Boy l'avait brillament démontré, ici on fait pareil en moins bien. Moins précis, moins fun, moins diversifié, moins long (que celui de la Game Boy oui oui)...


Les plus

- Beaux graphismes

Les moins

- Durée de vie !
- Gestion des collisions
- Phases de shoot moisies
- Dernier boss franchement ridicule

 

Robocop 1 (Game Boy)12

Robocop 320

 
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Article rédigé par Shinobi le 05/05/2013
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