Nebulas Ray

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Editeur : Namco

Genre : Shoot Them Up

Année de sortie : 1994

Emulateur recommandé : Mame 0.203



Au sein du Système Austral, la guerre civile  fait rage entre la “Master Force” belliqueuse, asservissant d’une main de fer la population, et la faction rebelle. Jeune soldat de la résistance, vous êtes envoyé pour détruire la forteresse impériale et terrasser le mal une fois pour toutes.

Ca vous rappelle quelque chose ? Le jeu est en effet un énorme hommage officieux à Star Wars, du synopsis à l’esthétique, comme vous pourrez en convenir sur les copies d’écran qui parsèment ce test : on y trouve le même type de vaisseaux, de croiseurs interstellaires, et même une copie de l’étoile noire à la toute fin du jeu.

 

 

    

 

 

Use la Force, Luke !

 


Le jeu se distingue par son aspect technique assez impressionnant pour l’époque. Chaque sprite est modélisé selon une sorte de simili-3D ce qui leur donne un aspect réaliste assez poussé, tout cela évoluant dans des décors dont la plupart bénéficient de différents scrollings parallaxes, d’effets de zooms et de rotations quand vous vous déplacez. En outre, lorsque vous les détruisez, les vaisseaux vont s’écraser au sol ou dans le vide interstellaire en dézoomant, assez jouissif lorsqu’il s’agit de démanteler pièce par pièce des gros croiseurs interstellaires.


Le son est de bonne facture : les musiques des premiers stages mettent bien dans l’ambiance d’une bataille spatiale avant de lorgner à partir du troisième niveau vers des thèmes plus funky voire electro. Les bruitages sont dans la bonne moyenne et l’action est régulièrement ponctuée de voix digitalisées “Warning Enemy approaching”, qui si elles s’avèrent quelque peu répétitives (nous sommes en 1994) participent à l’ambiance générale du jeu.


A noter que si le jeu est disponible depuis très longtemps dans Mame (il a été ajouté à la version 0.37b16, en 2001 ! ), il n’est correctement émulé que depuis une période plutôt récente (la version 0.203 à l’heure où j’écris ces lignes).  Avant cela si le jeu a toujours été jouable, il a enchaîné les problèmes d’émulation : absence de son et d’effets 3D, puis musique accélérée, et enfin gros ralentissements. En général quand un problème était corrigé, un autre arrivait. A présent tout semble OK : on constate encore quelques baisses de framerate (notamment lors du combat contre le dernier boss) mais l'expérience de jeu doit désormais être très proche de la borne originale.


Sur la forme, Nebulas Ray reste avant tout un shoot très classique où vous devrez traverser 6 niveaux + un extra-stage à la fin du jeu qui est un second loop du premier niveau mais avec une seule vie disponible. Vous disposerez de trois vies, un tir principal (qui peut prendre deux formes selon les items que vous ramassez) trois smart-bombs et quelques bonus à ramasser ça et là après avoir détruit un certain type d’ennemis. Parmi ces bonus, vous pourrez obtenir une option qui augmentera votre vitesse ou bien un item dont l’utilisation sera limitée dans le temps (symbolisé par un compte à rebours) : une arme très puissante, ou un bouclier vous rendant invincible. De temps en temps, après avoir détruit de gros ennemis type sentinelle vous obtiendrez une “boule orange” dont la seule fonction sera d’augmenter votre score.


 

    

 

 

Le côté obscur !



Le jeu est un shoot vertical, mais proposant un léger déplacement horizontal. Ce qui frappe lors des premières parties, c’est cette sorte d’inertie qui caractérise notre engin lorsqu’on le déplace de gauche à droite, on s’y fait mais c’est assez perturbant au début.


Le jeu ne serait pas particulièrement difficile s'il ne posait pas quelques problèmes de jouabilité. Première difficulté : la vitesse du vaisseau. Si dans un premier temps il se déplace plutôt lentement, il suffit de ramasser deux bonus de vitesse pour qu’il se déplace très rapidement...trop rapidement. Le rythme est très soutenu : entre les tirs nourris des sentinelles et les vaisseaux kamikazes à éviter, apprendre par coeur les patterns ne sera pas toujours suffisant et il n’est pas rare qu’en voulant éviter un tir ou un ennemi, vous vous preniez un autre tir impossible à éviter car vous allez trop vite. L’autre difficulté sont les bonus qui ont tendance à se déplacer vers le haut de l’écran sans jamais redescendre, vous obligeant à des manoeuvres dangereuses si vous voulez les récupérer quand une flopée d’ennemis arrive en face sans discontinuer. Tout ceci augmente artificiellement la difficulté et fait inutilement pester.


De même, dans les derniers niveaux, certains ennemis sont tout simplement increvables : en cumulant cheat d’invincibilité et smart-bombs infinis,j’ai eu beaucoup de peine à venir à bout de certaines sentinelles dans les derniers niveaux (elles finissent par partir si vous ne les détruisez pas).


A y réfléchir, je pense que le jeu a été optimisé pour être joué à deux : la difficulté pour détruire certains ennemis, leurs nombres, leurs résistances dans les derniers niveaux, la symétrie de certaines attaques et patterns, tout laisse penser que c’est mieux à deux.

 

  

 

 

 

Avis global

 

Directement inspiré de l’univers Starwars, techniquement abouti, Nebulas Ray a dû impressionner lors de sa sortie en salle en 1994. Mais sa difficulté étrangement dosée devait aussi pas mal frustrer. Préparez-vous à beaucoup de patience et à entraîner vos réflexes si vous voulez le finir en un crédit : à deux joueurs, l’expérience est sans doute moins stressante.

 

  

 

 


 

Les +

Les -

L’ambiance proche d’un Star Wars

Ca en met plein les yeux et les oreilles.

Un jeu difficile à cause d’une jouabilité mal dosée.

 

Note Globale : 14/20

 

Article rédigé par chaz le 24/12/2018
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