Manic Miner

(1/1)

Année : 1984   -   Editeur : Software Projects   -   Programeur: Matthew Smith

 

Manic Miner est un ancêtre célèbre du jeu de plateforme conçu pour le Zx Spectrum et principalement adapté sur les ordinateurs des années 80 comme l'Amstrad CPC. Ce test parle de la version Amstrad CPC (464 et 6128) que j'ai bien connue. Les Versions sur autres supports sont généralement (dans le jeu) fidèles au pixel prêt. Et quand je parle de pixel, ce n'est pas pour rien, car le déplacement et l'esquive du personnage se jouent justement au cheveux près.

C'est l'histoire d'un bonhomme, Miner Willy, qui découvre une ancienne mine toujours en fonctionnement et habitée par des êtres assez étranges. Voilà une chose bien mystérieuse. Miner Willy, étant un brave gars, part fouiner au cas où il n'y resterait pas un petit trésor égaré.
Et pour trouver ce graal, il devra affronter de nombreux pièges, robots et ennemis.

Vous voilà donc aux commandes d'un jeu de plateforme. Mais point d'armes ou d'options pour vous aider, seuls vos réflexes et votre sens du placement vous feront progresser. Et c'est là tout le principe de ce jeu.


L'intro du jeu tout en musique.


Dur dur d'être willy.

Bon, on ne va pas critiquer Willy sur sa souplesse car il fait ce qu'il peut. Mais le petit bonhomme a des mouvements rigides et déterminés. Et c'est là la grosse difficulté... mais aussi  le principe du jeu.
Car Willy  ne fait qu'avancer et sauter. Mais la distance et la hauteur du saut sont déterminées (que vous avanciez ou pas) et ne peuvent varier. Ce qui par conséquent vous oblige à bien vous placer avant toute autre actions.
La gestion des sauts est primordiale puisque c'est la seule façon de passer la difficulté. Il faudra (j'insiste) gérer parfaitement les placements lors de l'action afin d'esquiver les pièges et ennemis. Surtout que ceux-ci sont évidemment placés avec pertinence et rendront votre tâche vraiment complexe.


Miner Willy dans le monde réel.

En plus de cela, Willy est relativement fragile, la zone de collision entre lui et l'obstacle se joue au pixel et la moindre touchette vous fera perdre une vie. C'est véritablement là un challenge et comme je l'ai dit plus haut, synchronisation et précision seront obligatoires pour avancer dans le jeu.

Willy est également sensible à la hauteur, il peut tomber mais de pas trop haut, d'ailleurs les niveaux sont conçus pour gérer ce phénomène.

 

Dead Zone.

Les niveaux sont des sortes de casse- tête bien pensés et de véritables zones de mort. En plus de votre précision, il vous faudra être agile et bien réfléchir avant de vous lancer. Les niveaux sont construits avec de nombreux pièges, certaines parties s'effondrent sous vos pas ou se déplacent (ce qui vous obligera à sauter sans prendre le temps de juger), sans compter avec les tapis roulants, roches et autre stalactites évidemment toujours bien placés.


Quelques difficultés.

Les ennemis, si on peut les appeler ainsi, sont plus des obstacles que des forces en présence. Ils passent leur temps à faire de perpétuels va et vient sur un chemin prédeterminé.
Mais point de repos car leurs déplacements vous obligeront à gérer vos départs afin d'être synchronisé pour passer efficacement les zones de pièges.

Les ennemis sont en fait adaptés à la difficulté et à la morphologie du niveau. Leur vitesse et leur taille varient selon le lieu placé par les programmeurs. 

Bref, vous l'aurez compris, passer un niveau se révèle une véritable mission.


L'enfer modélisé en 2D.

Cette difficulté divise justement les joueurs en deux catégories :
- Le joueur calme, qui progressera, insistera, recommencera, et si le courage est en lui, avancera petit à petit et découvrira les mondes ainsi qu'une grande satisfaction.
- Le joueur classique, comme vous et moi. Et là, ce n'est plus dans le jeu que réside le défi, mais plutôt dans le contrôle de soi-même.

En effet, vous le remarquerez rapidement, on perd, on perd et ... on perd, jusqu'à trouver la bonne solution évidemment. Mais avant de la trouver, je vous l'assure, vous allez être irrité.

45mn, c'est long... Non ce n'est pas le temps qu'il faut pour finir le jeu. C'est le temps que durait le chargement du jeu avec mon CPC464 à cassette. Il fallait vraiment avoir envie de jouer je vous le dit ! Surtout que ça partait souvent  en hurlement et en claquage de manette.


Roooooo.... iiiiiiiiiiiiiiiii.... rooooo....iiiiiiiiiiiiiiii...........

Revenons un peu au jeu. Je ne peux vous dire combien de monde il y a car je n'ai jamais été au delà des 20 niveaux (en capture ci-dessus). De toute façon, vous n'arriverez certainement pas au bout.
Mais le jeu n'est pas si différent d'un "Game et watch" dans son principe (mais bien sûr plus élaboré). Et vous y jouerez malgré vos défaites. Surtout que lorsque l'on a compris les ficelles des niveaux, c'est véritablement amusant.

Pour finir un niveau, il vous faudra attraper toutes les clés dispersées ici et là (ou d'autres objets brillants selon les cas). Elles sont bien entendu difficilement accessibles et entourées de pièges. Une fois celles-ci récupérées, vous pourrez aller dans une sorte de cage pour passer au niveau suivant (et vous remettre de vos émotions)


Des clefs toujours bien placées.

Une réserve d'air est également présente et diminue au fur et à mesure, histoire de rendre les choses un peu plus difficiles.

 

Six bonnes raisons d'aimer le jeu:

- MM est un très bon testeur de manette, pas véritablement sur les commandes du jeu lui même, mais grâce aux pétages de plomb qu'il provoquera. Les manettes subiront : jets, chocs, et torsions intenses sur le manche, sans compter les gauches/droites à répétition violente (comment  je connais ça! ).

- Les psychologues devraient utiliser ce jeu pour tester la résistance nerveuse lors des entretiens d'embauche.

- Ce jeu a la qualité de vous faire découvrir de nouvelles intonations de voix. Entre cris, gloussements, et pleurs, vous découvrirez tout un panel inconnu de vos possibilités vocales. Un des grands points forts du jeu.

- MM est aussi un très bon dentiste, car votre machoire sera tellement serrée que vos mauvaises dents éclateront  sous cette emprise.

- MM est un test de fidélité de votre entourage, car pour vivre avec un psychopathe hurlant à s'en faire péter les dents, il faut vraiment l'aimer.

- Et dernière qualité non pas des moindres, on connait maintenant la raison de la colère de Végéta.

 

 
Haaaaaaaaaaaaaaaa....., perdu !

La réalisation.

On parle ici d'un jeu des années 80 conçu pour les ordinateurs. Sa réalisation est simple, mais parfaitement ajustée pour ce type de jouabilité. Il y a une ambiance particulière résultant du design et des animations parfois surprenantes (à l'époque). Les ennemis ont une tête étrange (œil, WC, autruche, enveloppe, pacman, etc...) et changent en fonction de l'avancement.

Les niveaux quant à eux, même s' ils sont simples, abordent des thèmes bien différents et vous feront voyager à travers des mondes incohérents. Une atmosphère s'en dégage. L'ensemble est assez bien fichu finalement, même avec du recul.

 

La musique quant à elle ... Est vraiment ....

Elle n'est pas mauvaise en soi, bien au contraire, mais unique et répétitive, ce qui ajoute énormément à la pression. vous ne sortirez pas indemne de cette répétition oppressante. Heureusement vous pouvez la désactiver en cours de jeu en appuyant sur "Entrée".

Les bruitages sont peu nombreux et concernent principalement le saut, l'horrible (et répétitive) mort "piou!" les clefs, et la fin du niveau.

A noter que la musique sur Amstrad est toutefois bien meilleure que sur la  version ZX spectrum.

 
Oups...Quelle fin ignoble après tous ces effots!

En somme.

Manic Miner est une sorte de casse-tête / plateforme. Sa difficulté le reserve toutefois à une catégorie de joueurs persévérants. Mais le plaisir est là et si vous aimez ce type de jeu, vous passerez du bon temps.

Son succès lui a valu de nombreuses conversions sur Ordi et console dont une tout récemment sur Gameboy Adavance qui n'est pas du tout adaptée à ce type de jouabilité.

Bon jeu, et bon courage.

Télécharger la rom.

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L'affiche du jeu.

 

Article rédigé par Zapier le 02/10/2009
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