Les Chevaliers du Zodiaque : La Légende d'Or

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Titre : Les Chevaliers du Zodiaque : La Légende d'Or
Console : Nes
Année : 1987
Genre : Aventure/RPG.. ?
Editeur : Bandaï

 

"Dans l'immensité de la galaxie, brille une petite planète bleue, objet de toutes les convoitises, la Terre. La déesse Athéna et ses vaillants serviteurs doivent la protéger des forces du mal. Ces guerriers indomptables ont juré de sacrifier leur vie s'il le fallait, pour défendre la liberté. Depuis la nuit des temps, des milliers de chevaliers sont tombés au combat, pour faire triompher leur cause. Aujourd'hui encore, la planète est menacée par les forces des ténèbres. La déesse Athéna doit reprendre le sceptre de la justice, et se dresser contre ces envahisseurs, en se réincarnant sous les traits de la princesse Saori Kido, et jeter dans la bataille ses meilleurs défenseurs aux armures étincelantes, les Chevaliers du Zodiaque."

 

L'armure sacrée de Pégase façon 30 millions d'amis

Un détail amusant au début de la partie, vous rentrez votre date de naissance et le jeu vous sors votre signe du zodiaque

 

Est-ce qu'un bon titre fait un bon jeu ? That is the question. Pariant avant tout sur l'impact de la série TV, Bandaï se contente de sauter dans le train en marche des chevaliers en nous proposant un titre où l'on aura le bonheur de retrouver Seiya et toute sa clique avec pour mission d'animer la console avec tous ces chevaliers de bronze et d'or, et où l'ennemi ne sera pas uniquement que le méchant Pope, mais la misère vidéoludique. Le combat peut d'emblée s'annoncer titanesque pour nos pauvres chevaliers... ainsi (surtout ?) que pour le joueur.

 

Prends garde a toi, ennemi de la liberté ! Sinon je te lance mon estocade finale !!

Ikki du Phoenix. Gare a son "battement d'aile" !

 

Sur cette adaptation, le joueur va débuter en Grèce (sans introduction bien sûr), en incarnant Seiya, un jeune garçon au terme de longues années d'entraînement au Sanctuaire. Lorsque la partie commence, Seiya doit faire ses preuves au cours d'un combat et remporter l'armure de bronze de Pégase détenue par le grand Pope (encore gentil a ce moment-là). Et là... les soucis commencent. On se retrouve avec une espèce de caniche qu'il nous appartient de déplacer sur un décor faisant vaguement penser au Sanctuaire du fait de ses colonnes et du reste essayant tant bien que mal de passer pour une arène.

Là on se dit "mais y avait pas de caniche dans la série ?". Pis au bout d'une demi seconde de réflexion on se dit "mais mouarf c'est Seiya.. ". C'est que c'est a s'y méprendre. Pis on se dit qu'après tout on est en 1987 et que Bandaï a fait au mieux au vu des capacités de la Nes encore sous-exploitées, et que ça ira mieux plus tard. En regardant l'interface, on ne remarquera rien de bien particulier. Des points de cosmos, des points de vie et des points d'expérience. On se dit bon ok... jeu d'aventures façon RPG où en zigouillant du chevalier on gagne des niveaux. Au moins pour là tout va bien. Ensuite on avance. Du moins, on essaie d'avancer tout en essayant un saut ou deux. Là, on se dit mais le mec il a des semelles en plomb ? En espérant que dans le jeu y aura pas plus de sauts a faire que ça.

On se remotive en repensant a la série, aux citations inoubliables, aux charismatiques armures et on continue d'avancer. Marine (reconnaissable à ses chaussettes rouge) se dresse devant vous et lance un combat pour vérifier si votre entraînement a porté ses fruits. Débute alors la phase combat. Un grand moment va alors commencer sous nos yeux ébahis. La première surprise, et bonne surprise, c'est que les personnages qui vont se battre apparaitront dans de petits carrés avec dedans la tête du chevalier qui va parler. Plutôt bien réalisés, on a au moins des chevaliers qui ressemblent à ceux de la série. Mais cette belle surprise va bien évidemment laisser place au grand ridicule, et ce sans transition.

 

Shiryu du Dragon

Hyoga du Cygne

Shun d'Andromede

 

En haut de l'écran, on a quatre options. Combat, fuite, parole et ami. "Combat"... vous décidez d'attaquer l'adversaire. "Fuite" correspond à une tentative d'échappatoire, "Parole" mènera votre personnage a échanger quelques mots avec votre adversaire tandis qu'"Ami" vous permettra de changer de chevalier au cours d'un combat. Là encore une belle surprise nous attend. En cas de coup dur on se dit ok mon chevalier se fait démonter, 'vais changer de perso, avec une nouvelle barre de vie. BEN NAN ! Quelque soit le chevalier sélectionné, vous ne disposerez que d'une seule et même barre de vie ! À noter que changer de perso correspondra à utiliser votre tour, donc les frères d'armes de Seiya sont présents juste histoire de dire coucou on est là. Merci Bandaï...

 

Tatsumi ?? C'est toi... ?!

Le tournoi intergalactique

 

On a l'œil attiré vers quatre jauges sur le bas de l'écran. Un tableau sur lequel sont répertoriés les points de cosmos et de vie, mais aussi P.O, P.A, P.D et P.C. Kezako ?! Bon, on est pas bête on va réfléchir un peu. P.A et P.D = points d'attaque & de défense. P.C, points de cosmos. Mais P.O ? Points d'Originalité ? Sûrement pas. On sait pas, yeah... Ensuite en baladant le curseur, on s'aperçoit qu'on peut charger ses barres, ce qui veut dire qu'il va falloir charger ces barres a leur maximum si l'on veut exécuter l'attaque avec le plus de puissance possible. Et là le moment qu'on attend tous : par le poing de Pégase !! Bouhouhouuu... Quelle n'est pas notre surprise lorsqu'on découvre, médusé, sur l'écran Seiya qui lance fièrement : Pégase poing de comète !

On ne peut s'empêcher de se cacher dans notre col en sanglotant de honte pour le perso. Mais le ridicule ne va pas s'arrêter en si bon chemin. C'est quand même pas un jeu Bandaï pour rien. Lorsque vous gagnez le combat, on est quand même en droit de s'attendre a une pitite animation de l'adversaire vaincu. Tu parles, Charles ! À la place, on aura droit a une chute digne des plus grands bêtisiers. Imaginez, le chevalier se tient droit, et d'un coup, pouf y tombe par terre. La, vous voyez Seiya tout content, qui vous que j'ai gagné ! Ou une autre ânerie du même genre. Et j'exagère pas...

 

Vous aurez bien sur reconnu Docrates...

Petite visite au Grand-Maître des 5 pics


Une fois Marine vaincue, on continue d'avancer dans le "décor", et là on peut voir sur le haut de l'écran une boîte à armure à côté d'un type vêtu d'un drap blanc. Un néophyte dirait que c'est un prêtre, mais non... c'est le grand Pope mon petit. Face à vous, une tache marron. On est tenté de se dire mince y a un cafard sur l'écran. Non non... ce n'est que Cassius. S'en suit un combat contre un cafard géant, dans lequel le caniche va très logiquement gagner et remporter son armure. Donc vous, tout fier, vous revêtez ainsi votre armure de Pégase en pensant que les choses vont aller mieux. "Ça va être moins pénible que sans l'armure." qu'on se dit, naïvement. Z'êtes fou ? À peine quelques secondes après l'avoir revêtu, vous vous apercevrez que vos points de cosmos vont peu a peu diminuer. Eh oui... le fait de porter l'armure influera sur vos points !!

Ces derniers étant ceux qui feront la différence lors d'un combat, il revient alors de porter l'armure uniquement avant d'engager un combat. Donc dans l'exploration des niveaux, ça va se faire sans l'armure, économisant le cosmos. Vous êtes encore dans le Sanctuaire et le Pope a quitté les lieux. Vous voyez alors des ennemis qui parcourent l'écran sans réel but apparent. Ce sont ces ennemis qu'il va falloir tuer pour faire monter vos points d'expérience. Là encore, c'est un grand moment... mélange d'une jouabilité affreuse doublée d'une gestion des collisions pire que tout. Des fois ça touche, et des fois ça veut pas. Ou encore, on perd des points de vie a cause du comportement absolument incalculable des ennemis qui ne font qu'errer dans le niveau. Genre vous suivez un ennemi en espérant le rattraper pour le taper, et la paf ! Il se retourne et vous libère de quelques points de vie.

Ah oui... ici pas d'objets !! Donc aucun moyen de regagner ces points injustement perdus. Le seul moyen existant ne s'imposera que lorsque vous mourrez, vous réapparaitrez dans l'hôpital de la ville... avec même pas votre nombre de points de vie maximal, mais juste le nombre que vous aviez avant votre dernier combat. Là on se dit mais nan c'est pas possible c'est une blague... Les points de vie dans ce jeu sont chers. Très chers. 

 

Oui, c'est moi...

Aïe aïe aïe la traduction !!

 

Passé ces entrefaits (vous êtes encore dans le Sanctuaire), vous gagnez le menu des options pour espérer trouver un moyen d'avancer dans le jeu. Bingo. Vous avez alors quatre choix. "Armure", qui vous permet de retirer ou de revêtir votre armure, "Données", pour jeter un coup d'œil sur vos statistiques, "Dir." alias directions, qui vous fera bouger d'un endroit à un autre dans le jeu suivant votre avancement dans la partie, et "MOT", qui vous assignera un mot de passe qu'il sera bon de noter si vous voulez arrêter les frais ici et reprendre la partie plus tard (ou pas).

Ne désirant qu'une chose, quitter ce didiou de Sanctuaire, vous retrouvez Athéna qui vous offre plusieurs directions, dont le colisée. Vous y allez, et vous vous retrouvez en ville. Une fois en milieu urbain... et bah on a qu'une envie c'est de vite retourner au Sanctuaire tout moche !! C'est que quand on arrive dans une ville aussi atroce, on veut à tout prix retourner dans les endroits un peu moins moches pour limiter la casse ! Paske des bâtiments qui se ressemblent tous du premier jusqu'au dernier, avec en guise d'arrière-plan des buildings hachés à la règle... Bandaï dans toute sa splendeur une fois de plus ! Quittons la ville et allons dire un p'tit coucou à Mû.

On se retrouve dans un niveau où plein de chevaliers squelettes nous attaquent (les âmes des joueurs nous ayant précédés ?) et au vu de la gestion des collisions, je peux vous dire qu'atteindre Mû, c'est déjà un bel exploit en soi ! Une fois à la fin du niveau, on effectue les quelques pas qui nous séparent du perso, et là... Pouf ! On tombe et on meurt. MOUARF ! Déjà que c'est moche, mais en plus c'est plein de bugs de textures. On avance et on tombe dans un trou invisible. La magie des chevaliers ou la connerie des programmeurs ? À propos de ça... un petit mot sur le soin apporté a la traduction. Il semblerait qu'elle ait été confiée à... je sais pas à qui, mais en tout cas, sûrement à une personne qui n'a pas aimé la série ! D'une part même un bébé la trouverait ridicule, bourrée de fautes de frappes, mais en plus qui ne colle pas avec le contexte. On se retrouve alors avec des phrases balourdes qui humilient au plus haut point l'esprit chevaleresque défendu par nos guerriers de bronze qui ont décidément bien du mal a tirer leur épingle du jeu...

 

Non non, ce n'est pas un arbre... juste Shiryu !

 

Bon... la série est encore toute fraiche dans nos mémoires. Au début, on se dit "Ouais chic !! Le jeu va reprendre l'histoire de la série !" Eh ben c'est la seule chose dont pourra se féliciter le jeu. Effectivement, on aurait pu craindre une histoire inédite signée Bandaï qui aurait été plus ridicule que jamais. Là au moins, on retrouvera la saga du Sanctuaire dans ses grandes lignes, avec la présence de bon nombre de chevaliers que devra combattre Seiya (on va pas compter les autres y servent a rien - NdS : comme dans la série) des noirs aux argent pour finir par les chevaliers d'or. On trouvera ainsi une grande partie des chevaliers d'argent, qui, si leur place dans le jeu ne durera que le temps d'un seul combat, auront au moins le mérite d'être présents. Par contre... par contre... et là je crie au scandale ! Ok y a les chevaliers noirs, beaucoup d'argent, et ça c'est super cool. Mais les chevaliers d'or ?? C'est quand même le meilleur pour la fin, et là... le fan de la série digne de ce nom va se retrouver avec quelques rides de plus en découvrant que sur les 12 normalement présents, ben on en affrontera que 5.

On se dit mais... didiou quoi... ! Les 12 chevaliers d'or, bon sang ! Les cinq qui nous feront donc l'honneur de se battre seront Aldébaran du Taureau, les Gémeaux, le Cancer, Milo du Scorpion et Shaka de la Vierge. Cinq sur douze, impressionnant Bandaï. Mais où qu'y sont les autres ? Où qu'il est Mû du Bélier... occupé dans son atelier a réparer des armures un tournevis a la main ? Aiola du Lion ? Encore à ronronner prés du radiateur... Bon Dohko de la Balance on sait où il est, y fait genre y médite à la cascade mais en fait y joue à Tetris. Shura du Capricorne ? Sûrement en train de couper du bois à grand renfort d'Excalibur. C'est que les hivers sont longs au Sanctuaire ! Camus du Verseau didiou ! Même pas y a Camus... encore en train de faire la sieste dans son congélateur, hein... Et le meilleur pour la fin, Aphrodite du Poisson ? Ben alors où qu'il/elle est passé(e) ? Sans aucun doute en train de se faire une beauté dans un coin secret de sa maison (avec Shun ?) c'est que vous comprenez... les secrets intimes ne s'échangent pas à la vue de tout le monde...

 

LES NOTES :

- les graphismes : 12/20
Des graphismes dans l'ensemble très moyen avec des combats affreusement ridicules. À noter malgré tout un semblant d'effort concernant certains décors sur la fin, mais bien insuffisant malgré tout, avec des sprites à la hauteur des graphismes. Une tache verte sur l'écran et c'est Shiryu que vous avez en face de vous, une tache rose et c'est Shun, avec une Saori plus moche que tout...

- la bande son : 11/20
Des musiques qui dépassent tout juste la moyenne du fait de leur médiocrité, même si la musique principale ainsi que celle des grottes (les deux que vous entendrez le plus) ne fatigueront pas plus l'oreille que ça, bien que très moyennes techniquement. À retenir sur ce jeu, l'une des musiques les plus déplorables que le monde vidéoludique ait connu : celle des trous. Une succession de bruits hyper dépressifs à l'image de Bandaï !

- maniabilité : 12/20
Ce n'est pas un cheval ailé que l'on aura a déplacer, mais plutôt un caillou ailé, lourdingue au possible lors des sauts, le tout doublé d'une gestion des collisions fichtrement mal foutue qui fait que tuer un simple ennemi relève parfois du défi.

- durée de vie : 13/20
La note maximale concernant sa longévité aurait pu être de mise, si elle avait été justifiée par une difficulté mieux gérée que ça, ce qui n'aurait pas été dur. Cette dernière est mal gérée au possible. En résultent des combats d'une effroyable difficulté où le personnage secondaire que vous risquez de voir le plus n'est autre que le médecin...

- au final : 12/20
Une grande déception que ce titre inspiré d'une série qui aura conquis tant de fans et qui aujourd'hui encore demeure l'une des meilleures du genre. Le simple fait d'incarner Seiya ne suffira pas à combler les innombrables lacunes dont fait preuve ce titre, sans parler des bugs en tout genre. La plus juste des punitions qu'on pourrait infliger aux programmeurs de ce jeu serait de les attacher dans une pièce et de les faire jouer à leur propre jeu, histoire qu'ils se rendent compte de ce qu'ils nous ont pondu.

 

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Article rédigé par VinceGaiden le 22/07/2008
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