Fighting Masters

(1/1)
  • Nom : Fighting Masters
  • Editeur : Treco
  • Console : Megadrive
  • Année : 1992
  • Genre : Lutte extra-terrestre

Avec un titre pareil, on pourrait s’attendre à une mauvaise resucée de Street Fighter. Perdu ! On a là un jeu de combat à la thématique atypique, à la jouabilité atypique et à la réalisation atypique. Non, l'auteur de ces lignes n'a pas trouvé d'autre mot, pas qui lui permette de rester poli.



Fighting Masters est un jeu japonais. Un jeu qui ne pouvait être que japonais. Seul un peuple victime de la bombe peut prédire pareille apocalypse, pareil gigantisme, en témoignent des films engagés tels que Godzilla contre Mothra la mite géante. D'ailleurs, les personnages de Fighting Masters font eux aussi dans les 16 mètres de moyenne, et tous viennent de planètes différentes, chacun voulant sauver sa terre respective d’une supernova qui leur serait fatale. Lorsque le tourisme spatial sera une réalité, il sera donc recommandé d’éviter la planète des hommes-éléphant, des femmes-cheval, des crevettes catcheuses ou encore celle des démons boxeurs. Et surtout, fuyez les plantes géantes à dents de requins. 

Conseil d’ami.


Les combattants rentrent dans l'arène Des effets spéciaux détonnants !


Un jeu qui caresse la rétine à coups de pelle

Fighting Masters, comme son nom ne l'indique pas, est un jeu de baston, seul genre apte à retranscrire une telle lutte pour la survie. Genre aux multiples avantages, dont un faible nombre de sprites à l’écran, et une aire de jeu réduite. Du coup, on peut faire de l’hyper détaillé, du tape à l’oeil. Mais les développeurs sont des gens sérieux, qui se flagellent à coups d’ortie bio chaque matin, comme il se doit, avant de les manger pour se rappeler à quel point ils sont indignes d’exister. Et donc, autant le jeu est délirant dans son chara-design, autant il est austère dans son traitement graphique, proche d’un jeu de plates-formes NEC auquel on aurait rajouté trois couleurs : peu sollicitée, la console chauffe moins, ce qui est bien plus écologique. À moins que Fighting Masters ait été conçu par de grosses feignasses. Mais nous sommes ici sur un site sérieux qui ne se permettrait en aucun cas d’insulter des programmeurs, même incompétents. Dans tous les cas, les décors, qui sont à l’échelle des personnages, ne disposent d’aucune animation, et ne font jamais preuve de gigantisme. Du coup, les personnages pourraient faire 16cm de haut et peser 50g chacun, personne ne verrait la différence. Une manière de nous renvoyer à la faune des arthropodes terriens, faune si menacée et pourtant si indispensable à la biodiversité ?

 

Les programmeurs ont dû fumer autre chose que les cigares du pharaon... C'est votre dernier mot ? Sérieusement ? Vous pouvez encore dire non...


Un game design simple, pour nous les mononeuronaux atteints d’Alzheimer.

Les différences entre les bestioles du jeu se font essentiellement sur leur hauteur de saut, ainsi que sur leur portée, tentant ainsi de préserver l’équilibre.

Le principe du jeu, de son côté, n’est pas d’une complexité extrême : les coups font peu ou pas de dégâts, les prises en font beaucoup, et encore plus si l’adversaire se prend un mur au passage. Ces chopes se font automatiquement, dès que les combattants sont au sol et à la bonne distance. Du coup, lequel des deux effectue le coup ? Simplement le premier qui appuie sur un bouton, à savoir B ou C plus une éventuelle direction. La plupart des personnages disposent ainsi de trois projections différentes. En dehors de ça, bouton B pour les coups, afin justement d’immobiliser l’adversaire pour la chope, bouton C pour les sauts. On n’utilise pas le bouton A, évitant ainsi de l’user. 

Encore une preuve de la thématique écologique du titre, avec ces espèces en voie de disparition luttant pour leur survie : éléphants, boxeurs, vierges et autres licornes. Fighting Masters serait-il un jeu engagé ? Rappelons que c’est le même studio qui nous offrira E.V.O. Search for Eden  sur la console concurrente.


Jamais pu résister à une bonne fringale... Y a plus efficace qu'un slip rouge pour voler.


Fighting Masters est un jeu qui aura donné du plaisir à nombre de joueurs. Ceux qui étaient heureux avec leur CPC et Barbarian, et se moquaient des naïfs qui avaient pris Fighting Masters à la place d’un vrai jeu Megadrive. Pour les autres, l’essayer ne fera qu’enrichir votre culture vidéoludique d’un étron supplémentaire.

 

Réagir sur le forum

 

Article rédigé par tfoth le 08/09/2010
2001-2018 Planet Emulation