Fatal Fury

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Ecran titre
  • Nom : Fatal Fury / Garou Densetsu
  • Editeur : SNK
  • Console : Arcade / Neogeo
  • Année : 1991
  • Genre : Combat
  • Joueurs : 1-2

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Alors que le phénomène Street Fighter 2 bat son plein et que le titre de Capcom règne sans partage dans les salles d'arcade, sort le concurrent made in SNK, Fatal Fury. Le titre était-il déjà dans les cartons, ou bien a-t'il été développé à la va-vite (6 mois séparent les sorties des deux jeux) pour contrer le concurrent et reprendre des parts de marché ? Toujours est-il que SNK commence avec Fatal Fury une de ses sagas les plus populaires, et donne naissance à des personnages qui ne quitteront plus le coeur des amateurs de VS Fighting.

Un tournoi d'arts martiaux est organisé par un dénommé Geese Howard, dans la ville de South Town. Les frères Bogart, Terry et Andy, aidés de leur ami Joe, prennent part à la compétition dans l'espoir de remonter jusqu'à Geese, qui avait tué Jeff Bogart, le père des héros, dix ans auparavant.

L'embarras du choix... Le traditionnel écran d'avant-combat.


Le mode 1 joueur propose d'incarner au choix Terry, Andy et Joe, puis de choisir la première destination parmi quatre : chaque adversaire combat en effet "à domicile", et on découvre des lieux amenés à être familiers, comme le Pao Pao Café, ou Sound Beach. On affrontera ainsi Richard Meyer, qui pratique la capoeira, Duck King, un punk au style de combat particulier, Tung Fu Rue, un papy berserker, et Michael Max, un boxeur. Une fois ces quatre adversaires vaincus, Geese commencera à s'agacer et vous enverra ses mignons : Hwa Jai, un adepte de la boxe thaï, Raiden, un catcheur, et enfin Billy Kane, qui manie le baton. Ce n'est qu'une fois ces sept ennemis à terre que Geese consentira à vous affronter et à vous montrer sa pratique de l'aikido.

Les commandes sont extrêmement simples : un bouton pour les poings, un pour les pieds, un pour les choppes. Chaque perso possède en plus des coups spéciaux réalisables par des combinaisons désormais classiques, la plupart du temps à base d'arcs de cercle. L'originalité de Fatal Fury réside ailleurs. En effet, les combats peuvent se dérouler sur deux plans. Le CPU peut changer de plan à volonté, et il est possible de le rejoindre soit en mettant un coup, soit en faisant une roulade. Certaines attaques permettent également d'envoyer son ennemi sur un autre plan.

Le classique Burning Knuckle est déjà en action. Une victoire devant des filles en bikini, ça ne fait jamais de mal !


Fatal Fury a bénéficié d'un énorme soin du point de vue technique : les sprite sont tout bonnement énormes, et plutôt bien détaillés. Chaque personnage bénéficie d'un décor qui lui est propre, et qui change en fonction du round en cours : le combat commence de jour, continue au crépuscule, et se termine de nuit. De plus les décors sont incroyablement fournis, et disposent de quelques animations. Le décor de Tung Fu Rue se permet même un effet de pluie très réussi.
Malheureusement, tout ce luxe a un prix, et l'animation est raide. Les poses clé sont réussies, mais il y a trop peu d'étapes intermédiaires, ce qui donne un rendu général plutôt haché. Surtout comparé à SF2.

Le bonus stage, qui revient à trois reprises. A chaque fois le malabar d'en face est plus résistant. L'affrontement contre Tung Fu Rue se fait sous une pluie battante durant le troisième round.


D'ailleurs, d'une façon générale, le rendu est bien moins propre et homogène que chez le hit de Capcom. Certes, on sent que la Neo Geo en a dans le ventre, mais cette agglomération de couleurs et de détails nuit à la qualité esthétique de l'ensemble. Le jeu a un côté gloubiboulga visuel qui le dessert, et qui en fait l'a fait très mal vieillir.

Par contre, le titre s'en sort très bien au niveau de ses musiques. Bien adaptées aux lieux visitées, souvent accompagnés de bruitages pour coller à l'ambiance, elle sont relevées des voix digitalisées réussies. Malheureusement les bruitages, eux, manquent clairement d'impact : c'est à peine si on entend les coups porter.
Ce défaut s'étend à la jouabilité : les impacts des coups ne sont pas très précis, les priorités parfois étranges, surtout lors des changements de plan, et les coups spéciaux retirent bien trop d'énergie : une simple Power Wave retire plus d'un quart de l'énergie ! Sans oublier que certaines manips sont franchement bizarres, et que les coups spéciaux sont difficiles à sortir, même en faisant le bonne manip.

Ce clone de Joe en moche et en alcoolique fait les frais de mon Power Wave ! Une démonstration par Raiden de l'attaque d'un plan vers l'autre.


Pour achever le tableau, trois personnages jouables seulement, même en mode versus, c'est franchement trop peu, surtout qu'Andy est bien en dessous de ses compères à tous les niveaux. Certes, le jeu s'offre l'originalité de permettre à deux joueurs humains d'affronter le CPU le temps d'un combat, mais ça ne suffit pas à mettre Fatal Fury à niveau, ni même de lui permettre d'être vraiment plaisant à jouer, même à court terme. On lui accordera donc juste le mérite d'avoir posé de bonnes bases pour la suite de la saga.

Hey Hey Hey ! Geese est particulièrement difficile à battre si on n'emploie pas la bonne technique.

 

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