F-Zero

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F-ZERO


Nom: F-Zero - Editeur: NINTENDO - Année: 1991 - Genre: Course futuriste - Joueur: 1


Présenter F-Zero, c’est comme présenter la tour Eiffel, tout le monde connait, mais n’a pas forcément eu la joie de goûter à la qualité des lieux. F-Zero, c’est tout simplement l’un des tous meilleurs jeux de la Snes. Pourtant sortit dans les premiers instants, il a su conquérir les joueurs et les médias grâce à sa réalisation et l’utilisation du surprenant Mode7.

F-Zero laisse trainer ses aéroglisseurs en l’an 2560, époque où les espèces les plus étranges se côtoient sans encombre pour réaliser un peu de commerce et à l’occasion quelques courses de vaisseaux que l’on nomme F-Zero. Le jeu met en avant 4 véhicules  que sont le BLUE FALCON, le GOLDEN FOX, le WILD GOOSE, et le FIRE STINGRAY. Ces 4 charrettes peuvent ainsi s’affronter dans un championnat composé de 3 Ligues contenant elles-mêmes 5 circuits.

Je ne pourrais pas affirmer à 100% que F-Zero fut le premier jeu à bénéficier du Mode7, mais de souvenir je dirais que oui, en tout cas dans une exploitation commerciale. Jamais un effet technique n’aura autant marqué et rendu son jeu célèbre. Utile pour le lancement d’une console.


Gameplay

Mais F-Zero ce n’est pas qu’un exploit technique, c’est aussi et surtout un gameplay d’une précision redoutable. Passer les virages et les chicanes à pleine vitesse ne présentent aucune difficulté, bien au contraire c’est un vrai plaisir. D’ailleurs arriver dans un virage plein pot vous fera logiquement perdre de l’adhérence, mais lâcher l’accélération quelques dixièmes permet de reprendre cette adhérence. Du reste d’ailleurs on ne freine jamais dans F-Zero. Ajouter à cela via les touches L / R la possibilité d’incliner encore plus le vaisseau et ainsi passer un angle même très serré (avec quelques étincelles). Conduire une machine dans F-Zero c’est vraiment un plaisir intense.

Blue Falcon : Vaisseau équilibré et donc facile d'utilisation.

Golden Fox : Vaisseau léger à forte accélération, mais limité en vitesse et en
                                          résistance.
Wild Goose : Surnommé "La brique" lourd et résistant, il accuse son poids dans
                                           l'accélération.
Fire Stingray : Ce vaisseau est une savonnette, mais permet de belles pointes de
                                              vitesse.
 

Les rencontres ou le survole d’une difficulté provoquent un changement de comportement du vaisseau. Logiquement la glace vous fera perdre de l’adhérence, les graviers vous ralentiront, une touche sur un autre véhicule vous fera perdre vitesse et contrôle, tandis que les vaisseaux explosifs vous enverront à l’autre bout de la piste.

     


Les mondes et environnement.

Le jeu se veut simple d’accès avec en affichage : une barre de Power (rechargeable), la vitesse le Rang, et le temps au tour, et le nombre de turbo (un par tour). Cela permet d’être informé simplement sans vous déstabiliser dans votre conduite. Les menus sont également très simples et une partie commence rapidement. Le choix se porte sur deux types de course : (Grand prix) et (Practice). Ensuite, c’est au tour du choix du vaisseau (selon les 4 modèles) et enfin le choix de la Ligue et la difficulté.

Chaque circuit bénéficie de son propre entourage graphique d’une part, mais également de son environnement musical.  Mais ce n’est pas tout car chaque course a un environnement technique propre à lui. Par exemple  "Mute City" se veut à la portée de tous en imposant des difficultés simples et des pistes larges. "Big Blue" est un circuit simple mais rapide. Tandis que "Silence" bénéficie de chicanes et de zones piégeuses plutôt vicieuses. D’autres comme "Port Town" sont limite maléfiques avec des zones électriques aimantées. "White Land" est également redoutable car issue du monde des glaces avec des pistes bien glissantes.

Les pistes évoluent en fonction de la Ligue choisit et voient leurs noms muter en version 2 ou 3 (exemple Port Town 2). Les difficultés restent du même type mais se veulent accrues.

Les concurrents et les autres compétiteurs anonymes ne font pas de la figuration et vous donneront du fils à retordre en vous empêchant de passer avec de belles touchettes affectueuses. On pourrait parfois croire qu’il vous laisse passer, mais c’est au final pour mieux vous rentrer dedans.


Réalisation.

Effectivement lorsque nous nous replongeons dans F-Zero nous constatons que le jeu a quelque peu  vieilli, mais une fois la manette en main on se rend vite compte que la réalisation n’est finalement pas un facteur essentiel et que la simplicité graphique s’adapte bien à la finesse du jeu. Mais il faut également souligner que cette simplicité s’est répercutée dans les épisodes suivants, que ce soient dans l’excellente version F-Zero X sur N64, ou sur les différents épisodes sur Gameboy. (Je mets de côté la version GC réalisé par SEGA et qui n’est pas au niveau de ses prédécesseurs).

Le mode7 colle parfaitement à la précision du gameplay. Nous pouvons presque frôler le pixel lors d’un virage ou un S bien séré. Comme quoi ce mode7 n’est pas que spectaculaire mais redoutable dans la jouabilité.

Ecouter du F-Zero c’est boire un jus de fruit frais après la traversée du désert, un véritable délisse. Dommage que je ne m’y connaisse pas en technique musicale car j’aurais aimé détailler efficacement les nombreux mécanismes qui agrémentent les compositions. Je peux dire en tout cas qu’il y a une grande variété d’instrument et que chacun apporte son petit Swing. Les basses tien ! À elles seules, elles peuvent se vanter d’être des compos aux rythmes magistraux, et ce n’est pas qu’une variante de basse ou la répétition d’une seule note mais souvent plusieurs rythmes qui s’alternent allant du creusant "ReReRe" aux imposantes basses "Boum Ba Ba Boum".

La trompète domine principalement les compositions mais cela va plus loin car ce sont de nombreux instruments (si on peut dire ainsi) qui se succèdent pour donner  un rythme effréné et personnel. Les compositions ont été créées pour chacune des courses et cela se ressent dans l’atmosphère de celles-ci avec une empreinte et un rythme unique à chaque circuit. Pour bien apprécier ce que sont vraiment les "Zic" de F-Zero je vous ai mis un lien en fin d’article pour télécharger l’ensemble de musiques au format MP3. Ecouter les biens avec un casque de qualité (qui a des basses), pas des écouteurs de téléphone.

Mais ce n’est pas tout ! Les bruitages sont eux aussi nombreux, de qualité et parfaitement adapté à l’action. De plus ces actions sont nombreuses, que ce soient la moindre touche, la recharge d’énergie, ou la repose en douceur du vaisseau après un saut, c’est très complet.


En conclusion.

F-Zero reste une valeur sure du monde "vidéo ludique". Sa réalisation, ses musiques et bruitages, ainsi que sa jouabilité aux petits oignons font de lui un incontournable. Surtout ne vous privez pas d’une telle perle qui vous donnera de véritables sensations.

 

 

Article rédigé par Zapier le 30/11/2013
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