Contra/Probotector

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Contra/Probotector

  Titre : Contra/Probotector
  Console : Nes
  Année : 1987
  Genre : Action
  Editeur : Konami

 

 

Beuarg... 'a pas froid, chef

Contra, comme on le sait, c'est une histoire d'amour entre Konami et son public qui dure depuis plus de 20 ans. Tout a commencé dans ces salles d'arcade enfumées de 1987, où Contra premier du nom, fit sa sortie remarquée. Une action complètement folle, des aliens autant puants que méchants, des gros bras et des gros guns... la formule était faite.

En même temps, il n'est pas non plus nécessaire de faire des histoires de fou pour donner naissance à un hit intemporel. Contra en est l'une des plus justes preuves. Jugez par vous-même : au 27ème siècle, année 2631 pour être exact (huhu quel bon dans le temps d'un coup...), lorsque tout-à-coup, sans prévenir ni rien (attention c'est des violents), la Red Falcon Organization, avec à sa tête l'impitoyable... Red Falcon (non sérieux ??), débarqua sur Terre pour... l'envahir et réduire en cendres sa population.

J'avais prévenu, c'est des violents !! Déjà, débarquer à la maison sans prévenir ni rien, ma foi... passe encore, nous envahir... on commence à avoir l'habitude, mais alors vouloir tous nous tuer !! Là c'est pousser le bouchon un peu trop loin ! Non c'est vrai quoi, fallait prévenir avant... en même temps, c'est pas comme si on avait rien ni personne pour se défendre de notre côté.

Comme dans les films Quelle forteresse !!

 

Beuarg... 'a pas peur, chef

Bill Rizer et Lance Bean, ce sont leurs noms. Des bons burnés comme on les aime. Le genre de gars qui machouillent une douille au p'ti dej et qui se font un méchoui d'alien en s'tapant le gras du bide tout en s'échangeant des blagues salaces et en se remémorant leur bataille contre le dernier gros alien et surtout comment ils leur ont enfoncé le canon de leur gros gun dans son trou du c...

En effet, Bill et Lance font partis des Special Forces Elite Commando Squad, nom de code : Contra. Ah ouais... là dit comme ça, j'en ai la chair de poule. Et franchement... j'aurais mais carrément pas envie d'aller me frotter à ces gars-là si j'étais un alien... et ça, Red Falcon va vite l'apprendre a ses dépends. Comme on dit, il ne le sait pas encore, mais il est déjà mort.

Bon alors pour la précision... pour jouer Bill ET Lance, il va falloir être 2 joueurs, le titre étant avant tout pensé pour être fait à deux. A défaut, le joueur solo ne pourra jouer qu'avec Bill, et malheureusement, il n'est aucunement possible de pouvoir faire le choix entre l'un ou l'autre, du simple fait que les deux protagonistes sont absolument identiques. Lance est simplement là pour servir de prétexte a évoluer à deux bourrins. La précision peut-être nécessaire, car durant toute la continuité de la saga Contra, nous retrouveront le même couple de bourrins, Bill et Lance, pour botter du cul d'alien dans la joie et la bonne humeur, les deux reconnaissables l'un à son jogging bleu, l'autre rouge. Mais en mode 1-joueur, c'est Bill par défaut que vous incarnerez.

C'est les ennemis qui me font des esquives maintenant... La base est prise d'assaut !!

 

Beuarg'... 'a pas faim, chef

1987 donc, sortie de Contra en arcade, et 1988, sortie de Contra sur Famicom et... deux longues années plus tard, donc en 1990, débarqua notre version de Contra en Europe sous une bien curieuse appellation : Probotector. Même jeu, même contexte, même ennemi, sauf qu'en lieu et place de nos deux bourrins, on se retrouve avec deux robots répondant aux doux matricules de RD-008 et RC-011.

Pourquoi donc une telle infamie ? La faute à l'Allemagne (encore eux...) où Contra fut purement et simplement censuré par le Département Fédéral pour les Médias Nuisibles aux Jeunes Personnes, une agence fédérale Allemande cul et chemise avec le Ministère Fédéral des affaires familiales, des Seniors, des Femmes et des Jeunes, un espèce de genre de Familles de France qui sers à rien version outre-Rhin, acoquiné avec le ministère des affaires familiales local.

Rien que ça, je sais pas vous, mais ça me donne assez envie de hurler. De savoir que l'une des plus grandes censures du jeu vidéo de l'époque qui nous impact nous en France, alors que l'origine de cette dite-censure ne viens même pas de chez nous mais d'Allemagne, et de savoir que c'est un bouffeur de choucroute bien gras qui m'aura empêché de découvrir le véritable Contra sur NES, de savoir que c'est un de ces espèces de bien-pensant chevelu à chemise rose, qui plus est même pas Français, qui aura décidé pour moi que la version de base étant trop violente sous couvert de l'excuse que Contra contient du contenu qui glorifie la guerre (officiel), que la guerre c'est moche (surtout quand on a perdu la dernière, haha) que c'est pas bien pour les enfants, et qu'à cause de ce descendant de nazi, je n'ai pu découvrir le véritable Contra que bien des années plus tard, ça me donne une furieuse envie de chier des saucisses de Francfort !!

non mais allo quoi...

 

Deux boîtes de conserve

On passera sur ce splendide jeu de mots qui nous sers le mélange de "Protector" et de "Robot", mention spéciale d'ailleurs au génie qui a eu l'idée, ça à dû en remplir et en vider des cendriers, chez ceux qui ont fait la traduction !! Mais outre la modification du titre et des sprites, car oui ce n'est pas seulement les deux héros qui sont remplacés par des robots, mais aussi tout les ennemis. Donc à la place des humains transformés à la solde de Red Falcon, c'est des robots sur qui il faudra tirer. Autant appeler ça "Patlabor : le jeu vidéo", que ça aurai rendu le truc bien plus crédible.

Mais heureusement que le reste n'à pas bouger. Le déroulement du jeu est resté identique à l'original arcade, mêmes niveaux, mêmes boss, pas vraiment la même fin mais bon à la limite c'est pas grave. On pourra juste cracher sur le PAL, le mode d'affichage en 50hrz dû a la conversion à l'Europe (l'original NTSC étant au format 60hrz), qui diminue considérablement le rythme de jeu.

Là où c'est censé s'enchainer a une vitesse folle, on dirait parfois un petit vieux qui se demande ce qu'il fait la, sans compter que la musique aussi en prend pour son grade, là où elle apporte sa touche pour maintenir un niveau constant d'adrénaline dans son état normal, en 50hrz on s'emmerderait presque si les thèmes originaux n'étaient pas si bons et épiques...

Des robots des robots...
... et encore des robots !!

 

Beuarg'... j'veux tuer des aliens, chef

Trève de râleries, et on repart sur... Contra, le seul, le vrai, l'unique et le très bon, avec Bill et Lance en tête de pont, en l'occurence Bill tout seul, puisque lors de la capture des screens du jeu, je n'avais personne sous la main pour faire des screens avec Lance.

Contra sur NES n'a absolument rien perdu de son charme d'arcade. Tout est là. Tout les éléments qui ont fait le succès de Contra arcade, avec notamment son système d'armement sous forme de modules à détruire en cours de partie qui vont lâcher de nouvelles armes aux différents atouts qui vont radicalement trancher avec le fusil de base, au joueur ensuite de se familiariser avec ces nouvelles armes et de changer ou pas. Parmis ces armes, on trouvera :

  • le S : Spread Gun, tir multiple qui va envoyer 5 tirs pour le prix d'1 en arc de cercle
  • le M : la mitraillette, permet plusieurs tirs d'affilé rapidement en ligne droite
  • le F : envoi des petites boules de feu en petits cercle sur une ligne droite
  • le L : le laser, tir lent et puissant sur une ligne droite
  • le R : qui va apporter une cadence de tir plus élevée au tir actuellement équipé
  • le B : une bombe très rare qui va éliminer instantanément tout les ennemis présents à l'écran

Un peu plus et on aurait pu faire des jeux de mots rigolos^^

Hum... ces armes sont donc clairement une marque de fabrique de la licence Contra. Quand on pense Contra, très souvent ce sont les carnages avec le S qui nous viennent à l'esprit. Mais il ne faudra pas vous prendre pour un cador avec votre S pour autant, car si vous vous faites toucher, et que donc vous perdez une vie, c'est retour au fusil de base !! Et lorsque l'ont s'est habitué au S bien confortable, le retour à l'arme de base peut s'avérer très frustrant...

Un niveau sacrément piégé... Bien à l'abri derrière sa tourelle celui-la !

 

Beuarg'... c'est quand qu'on flingue tout, chef

Mais Contra, c'est pas que ça. Contra, c'est aussi une action totalement débridée, où ça tire non-stop, où ça pète dans tout les sens, un peu comme au cinéma, et d'ailleurs, il suffit de regarder la jaquette originale de Contra pour se rendre compte à quel point les similitudes sont énormes, avec un Bill tout droit sortit d'une pose d'Arnold Schwarzenegger dans le film Predator, ainsi qu'un alien en arrière-plan, pour identifier l'ennemi du jeu, sortit lui aussi tout droit du film Alien, de Ridley Scott. Partant de là, il est clair que ce jeu se veut largement inspiré des gros bras et gros monstres du cinéma du moment, et rien qu'à la vue de la jaquette on sait qu'on va pas s'emmerder une seule seconde.

Contra, c'est aussi une difficulté affolante du genre run'n gun qui lui a valu la solide réputation d'être l'une des sagas les plus dures du jeu vidéo. Le fait est que le joueur ne dispose d'aucun point de vie, et au moindre touché, c'est retour au début du niveau. Une difficulté assumée qui en rebutera certains, qui en motivera d'autres à bloc, et c'est surtout à eux que ce titre s'adresse, aux couillus du pad, à l'image de Bill et de Lance.

S'ajoute à la difficulté omniprésente et croissante, des niveaux foutrement intéressants à parcourir, variés comme c'est pas possible, et relativement long par-dessus le marché !! Je vous le dis, il a toutes les qualités, ce Contra...

Que vous aurez à traverser une jungle hostile, l'intérieur de bases humaines tombées sous le joug des forces de Red Falcon ou encore des glaces impitoyables, tout sera fait pour vous pousser a l'abandon, mais aussi pour vous donner envie de vous améliorer et d'aller au-delà de vos limites et de réussir là où vous y avez laisser des plumes.

On pourra d'ailleurs tirer notre chapeau au changement de gameplay que va nous proposer les deux niveaux à l'intérieur des bases, où il ne sera plus question d'avancer sur un plan 2D, mais d'avancer d'arrière vers l'avant en pulvérisant les murs qui empêcheront votre progression, le tout en simulant une fausse 3D, mais la NES va prouver qu'elle est parfaitement capable de donner le change, pour accoucher de niveaux en intérieur de très grande qualité !!

Seconde base avec apparemment une surprise party en cours... Mais c'est qu'y en as des p'tites bêtes dans la grosse bête !!

 

Beuarg'... j'veux tout casser des aliens, chef

Tout est fait pour scotcher la manette aux mains du ou des joueurs. Tout ça grâce à, entre autre, une remarquable technique, où même si en 1988 la NES n'était pas encore poussée jusqu'au bout de ses capacités, et mis-à-part de vilains petits clignotements à l'écran comme on en a l'habitude sur la plupart des jeux NES lorsqu'il y a trop de monde sur l'écran, force est de constater qu'on en est déjà à un résultat Ô combien satisfaisant !! Entre la réalisation soignée des niveaux et à la forte identité qui leur est donnée, on se rend vraiment compte qu'on joue à un jeu qui a un début et une fin qui se s'emboîtent parfaitement, ce qui fait que ça rend le tout cohérent. Et qu'est-ce que ça fait plaisir de jouer a un truc cohérent !

Mais pour atteindre un tel niveau d'ambiance qui frise la perfection, c'est qu'il n'y a pas que les graphismes qui sont bons, mais aussi... rah mais non, mais la précense de femmes aux seins à l'air, bande de pervers non mais je rêve... je veux bien sur faire allusion aux musiques !!

Qu'on se le dise, la NES a toujours été balèze pour nous concocter des thèmes audio qui encore aujourd'hui, font référence en la matière. C'est le cas des thèmes de Contra, qui ont toujours fait partis des meilleures musiques sur NES. Constamment entraînant, diablement bien rythmés et collant à merveilles avec l'action en cours à l'écran, et il ne fait aucun doute que le joueur aura retenu au moins 1 thème après sa partie, qui se surprendra a siffloter gaiement , et le poussera a relancer le jeu pour se rendre compte une nouvelle fois de la multitude de qualités que ce Contra aura à lui offrir.

Non, définitivement, Contra reste un must dans l'univers des gros bras et des gros guns, intemporel au possible, et même si plus tard dans la saga Contra, d'autres épisodes prendront le pas sur celui-ci en terme de graphismes, challenge etc, il ne sera pas rare de relancer de temps en temps, voire même un peu plus souvent, ce bon vieux Contra premier du nom et de reparcourir ces niveaux et ces ambiances, et qu'avec le recul, on se dit que pour un premier opus, putain... quel premier opus !!

Fin originale avec l'évacuation en hélico : une fin tout droit sortie du film Predator !! Fin de Probotector, avec le robot qui se transforme en avion... ?

 

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Les Plus Les Moins

+ fidèle a l'arcade

+ niveaux en intérieurs

+ de superbes musiques

+ challenge

+ niveaux et bestiaire variés

- la censure Allemande !!

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Article rédigé par VinceGaiden le 07/11/2013
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