Bob Winner

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Nom: Bob Winner - Année : 1986 – Editeur : Loriciels - Support: Amstrad CPC

Dans le genre jeu de mon enfance me faisant pousser des cris de belettes en colère, j’appelle Bob Winner. En effet, les crises de rage que j’ai pu pousser avec ce jeu ont été nombreuses et ont même fait craquer mon père qui suite à une de celles-ci à explosé la disquette devant mes yeux ébahis de tristesse. Fini, je ne pourrai plus y jouer de ma vie me suis-je dis. Heureusement vint l’émulation. Alors pourquoi me suis-je entêté à jouer encore et encore à un titre qui me faisait craquer ? Et bien voyons cela de suite.

Bob Winer est un jeu d’action réflexion made in France qui a vu le jour sur Amstrad (puis sur d’autres supports) en 1986. Celui-ci vous met aux commandes du talentueux Bob à la recherche de civilisations éteintes. Pour cela, Boby devra affronter de nombreuses et étranges difficultés en traversant des mondes inconnus et incohérents.

L’intro du jeu vous place directement dans l’ambiance en proposant des graphismes léchés accompagnés d’une musique très inspirée (qui me marquera à vie). C’est magnifique pour l’époque et le support, vous sentez dès le début que la team de Loriciel à conçu une petite perle technique  vous poussant dans l'impatience d’y jouer. Toutefois, un indice rôde dans cette introduction… En haut, on aperçoit Bob marchant tranquillement et se vautrant sur le premier obstacle. Cela s’annonce compliqué.


 

Et en effet, à peine rentré dans le jeu, vous vous retrouvez sans préchauffage face aux premières difficultés. Le premier tableau vous met face à un boxeur de savate qui veut sans nul doute en découdre avec vous. Mais vous vous rendez vite compte qu’il est impossible à affronter. Pour cela, il faut aller plus loin dans les mondes à la recherche de l’item chaussure. Les tableaux suivants imposent d’emblée leurs gênes avec l’attaque de billes rebondissantes, de tonneaux roulants, et même de couteaux volant dans votre direction. Les choses sont claires, vous allez souffrir. Une fois l’item récupéré, vous pouvez revenir au tableau du boxeur pour en démordre avec lui. Le but ? Récupérer l’une des clefs qui vous permettront d’ouvrir la grande porte au secret.

Voilà en somme le fond de jeu. Il vous faut traverser les mondes à la recherche des items qui vous permettront d’affronter les trois combattants que sont le boxeur, le boxeur savate, et le cowboy (dans un duel au pistolet). Une fois ceux-ci vaincus, et les trois clefs en votre possession, vous pourrez aller dans la grotte vous faire cuisiner par le grand ordinateur.

Mais avant cela, il vous faudra donc affronter de nombreux ennemis et pièges vicieusement placés. Chaque tableau propose sa difficulté, entre (comme vu ci-dessus) couteaux, billes, rouleaux, mais encore guêpes, sables mouvants, roches, mini-volcans, vous avez de quoi vous occuper. Les séquences "normales" exigent une chorégraphie de précision, des obstacles arrivant sur deux plans (haut en bas) vous contraignant soit à vous abaisser, ou à sauter par-dessus, parfois presque en même temps. Le tout avec une précision d’horloger frôlant presque le pixel, la zone de collision des pièges laissant peu de place à l’erreur.

Grâce aux items récupérés, les affrontements avec les protagonistes se font sur un pied d’égalité, Bob copiant les caractéristiques de son opposant via le clonage. C’est assez intéressant car offrant trois autres possibilités de manier Bob. Cependant ces combats bien que parfois techniques sont des combats d’endurance à qui perdra le premier. Heureusement, tout comme les chats, Boby bénéficie de neuf vies et d’une barre de vie conséquente.

Une fois les trois clefs récupérées et la grande porte ouverte, c’est au tour du super ordinateur Aztèque qui vous proposera une série de quatre questions, soit de logique, soit de calcul. Principe assez sympa car pouvant regrouper la famille autour d’un jeu vidéo, chose que nous avions fait souvent à l’époque.

Comme vous le constatez, Bon Winner ne propose qu’un challenge limité, mais ce qui mais fait son succès et sa renommée, c’est surtout sa réalisation impressionnante pour l’époque. Si aujourd’hui il n’épate plus, à l’époque ses graphismes frôlaient la perfection en apportant une finesse et une ressemblance extraordinaire avec de vrais photographies. Le mode 1 permettant une résolution peu habituelle de 320x200p et un choix de couleurs maitrisé (avec 4 couleurs seulement) ont fait des merveilles. Et chaque monde traversé était un pur bonheur de contemplation. De plus, les animations des sprites, notamment celui de Bob, sont de qualité et bénéficient d’une décomposition de mouvements tout à fait crédible.

Coté audio, on peut regretter que l’excellente musique d’intro n’est pas fait des petits durant le jeu. On se contente finalement de bruitages assez crédibles dans la partie, ce qui pour les nerveux (comme moi étant jeunes) peut être une bénédiction.

Le jeu si vous maitrisez (enfin) les difficultés se terminera rapidement. Quelques tableaux seulement et les énigmes ne poseront globalement pas trop de problèmes. Une fois fini, c’est le retour simplement à la case départ, ce qui peut s’avérer frustrant. L’aventure est toutefois sympathique même si elle demande une certaine maitrise du personnage … et de soi-même.


En conclusion.

Bob Winner à forcément bien vieilli et n’a plus réellement d’intérêt aujourd’hui, à part ce côté nostalgique. Mais il fera toutefois passer un bon moment à ceux qui voudraient le connaitre et qui aiment les challenges un poil corsé.

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Article rédigé par Zapier le 22/09/2011
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