Barbarian - The Ultimate Warrior

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 Créateur : Steve Brown.   -   Année: 1987.   -   Editeur : Palace Software.

 

Dans les années 80, on ne pouvait pas chater sur Msn ou s'entraîner au Headshot à CS.
Par contre, on pouvait s'amuser à créer des petits programmes en basic, réaliser nos premiers dessins en pixels et les animer, cracker nos premiers jeux avec la DISCOLOGY, ou bien décapiter des têtes.

Non bien sûr décapiter la tête de mon voisin de palier n'était pas possible. Heureusement, Steve Brown et l'entreprise britanique "Palace Software" m'ont virtuellement offert cette possibilité, et je les en  remercie.

Barbarian est donc un jeu violent. Rien de comparable bien sûr avec un "Left 4 Dead" d'aujourd'hui avec lequel certains un peu trop jeunes s'enivrent de bestialité. Mais à l'époque un tel jeu faisait tâche dans le monde si rose des Bisounours.

Barbarian est un VS Fighting comme on en connait beaucoup aujourd'hui. Mais lui était l'un des précurseurs. Suivi du tout premier Street fighter, il fut l'un des meilleurs jeux Amstrad par sa qualité graphique et son gameplay évolué.

Dis Conan le Barbant.

Bien entendu, le film de John Milius si bien interprété par l'actuel gouvernator Arnold Schwarzenegger a clairement inspiré le jeu. Et c'était la classe de pouvoir jouer de l'épée avec Conan le Barbare. La légende dit toutefois que la forme du combattant a été inspirée du corps de Michael Van Wijk.

Chuck Nourrice à un costume de Barbarian.

Barbarian est un homme dangereux, susceptible et rancunier. Il vaut mieux éviter de l'irriter si l'on ne veut pas finir le corps tranché et morcelé par les coups.

C'est pourquoi il a été choisi pour affronter le méchant magicien Drax dans une sorte de tournoi. Et comme il se doit dans tout bon scénario, une naïve princesse au doux nom de Mariana s'est faite enlever par ce sorcier et espère être sauvée. Il vous faudra pour cela affronter lors de combats une horde de clones, tel vous devant un miroir ... Quel meilleur ennemi que vous même finalement.


Mouaa ha ha ha haaaaa....

Ceux-ci ne sont donc pas différents, seules leurs couleurs changent ainsi que leur agressivité qui augmentera au fur et à mesure du tournoi.

Une fois les opposants passés aux mixer, vous pourrez vous "fritter" au grand sorcier dans un "jeu" qui consistera à éviter ses boules d'énergie et à essayer de le toucher.

C'est sûr que présenté comme ça, le challenge paraît assez limité, mais à l'époque, ce titre était tellement impressionnant que l'on s'en fichait  On voulait simplement jouer et profiter du maniement de l'arme.

Samouraï shadow

Le gameplay était justement l'un des points forts du jeu. Pour un jeu Amstrad, c'était vraiment complet. Surtout que cela se gère avec un seul et unique bouton et avec des combinaisons de direction.
En plus de la joie de combattre à l'épée, la palette de coups était importante et variée. On peut frapper l'adversaire sur deux niveaux (haut ou bas). Les esquives (blocages) sont également intégrées et se gèrent elles aussi sur deux niveaux.

Même si les débats se résument principalement  à une bourrade de coups, il y a possibilité de jouer (un peu) stratégique grace au blocage, aux roulades qui déséquilibrent, et au coup de décapitation pas évident à placer.

La gestion des distances est également importante si vous ne voulez pas placer un coup dans le vide et vous prendre un contre de type décapitation.

Les roulades que vous utiliserez certainement avec abondance, même si elles déséquilibrent l'adversaire n'enlèvent pas d'énergie, mais permettent de se sortir de cette situation encombrante.

Voici un glossaire des coups.

 

La totalité des coups vous enlève un demi-rond en énergie à par la décapitation qui est le coup ultime et tue votre adrversaire.


Mais où est "Familles de France" !

 

Humour noir.

Il est présent dans ce jeu avec ses coups bien barbares. Le summum étant la bestiole verte au gros bide qui vient chercher votre cadavre et qui balance votre tête tel un coup franc de Juninho lorsqu'il y a eu décapitation.


Même pas mal.

 

Mode 1, 2 et 3.

Même si cela ressemble aux modes d'affichages possibles de l'Amstrad (0-1 et 2). Ce sont en fait les modes de jeu proposés qui sont donc aux nombres de trois :

Mode 1: qui est le mode principal et vous permet de sauver la princesse. Jouable au Joystick.
Mode 2 : Même mode mais jouable au clavier.
Mode 3: qui est le mode deux joueurs.

La selection se fait avec la touche "Entrée" et la validation par "Espace".

Durée de vie.

Le jeu se révèle assez difficile à cause principalement de l'acharnement qu'a l'ordi à vous enchaîner sans répit. X adversaires sont à passer pour arriver au sorcier et enfin délivrer la belle.

Le mode 2 joueurs qui a le mérite d'être présent ne vous permet de combattre qu'avec le personnage principal. C'est dans ce mode que la décapitation prend tout son sens. D'une part  elle offre de bonnes parties de chambrage sanglant. Mais c'est surtout l'occasion de l'utiliser vraiment car ce coup est difficile à placer contre l'ordinateur. dans le mode "histoire"

 
Toute cette puissance sur une toute petite disquette.

La HD de l'époque.

La réalisation est l'un des autres points forts du jeu avec des graphismes soignés, détaillés, et avec une gamme de couleurs bien choisie qui donne l'impression de dépasser les 16 nuances possibles qu'offrait l'Amstrad . Je peux vous dire, à l'ère de la préhistoire vidéoludique, ça tuait!

Même constat avec l'animation qui est assez rapide et surtout bien décomposée. Ce qui était un exploit sur CPC. Notez également les nombreux détails comme l'ombre des persos ou les postures d'attente.
D'ailleurs,les mouvements ont d'abord été filmés (sur K7), les positions recopiées sur transparent (via la télé), ensuite recopiées sur papier millimetré pour enfin être convertis en pixels. C'était les débuts de la Motion Capture.

Les décors sont au nombre de quatre et restent fixes. Ils sont assez plaisants surtout celui du coucher de soleil. Les serpents placés sur les pylônes sont animés et de belle façon.
L'ambiance guerrière est du coup relativement présente et donne l'impression d'être dans l'arène.

Ça tient également la route côté audio avec des musiques (hors combat) du plus bel effet et qui participent vivement à l'ambiance du jeu. Les bruitages eux aussi s'en sortent remarquablement avec des coups de glaive surprenants de réalisme pour l'époque.

En somme.

Il faut bien sûr se remettre dans le contexte pour percevoir les qualités de ce soft. Même si il n'y a qu'un personnage jouable, sa réalisation en a impressionné plus d'un et son gameplay redoutable et innovant ont fait de Barbarian l'un des plus célèbres jeux de l'Amstrad.

 


Sur la photo: Michael Vanwigk, Maria Whittaker et Steve Brown.

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Article rédigé par Zapier le 04/11/2009
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