Aladdin

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                   Nom : Disney's Aladdin
                   Editeur : Virgin
                   Console : Megadrive
                   Année : 1993
                   Genre : Action/plateforme

 


Sorti en 1993, entre la Belle et la Bête et le Roi Lion, Aladdin fait partie des longs métrages Disney qui ont permis au studio de se refaire (provisoirement) une santé. On se souvient que La Petite Sirène et La Belle et la Bête avaient été piètrement adaptés. Mais cette fois, ça n'est autre que David Perry qui s'en charge. Un gage de qualité ?

Une fois la console allumée, on rentre tout de suite dans le vif du sujet. Mis à part les logos Sega et Virgin personnalisés (avec le Génie qui tire sur Iago !), aucune introduction, on a droit à l'écran titre et basta. Seul le thème du film nous plonge dans l'ambiance. Le menu d'options permet de changer la configuration du pad, et de choisir la difficulté parmi 3 niveaux.

Le jeu suit fidèlement le déroulement du dessin animé : vous devrez récupérer le scarabée d'or pour ouvrir la caverne aux merveilles, avant de vous faire capturer par les gardes. Après vous être échappé de prison, vous partez en quête de la lampe magique, puis vous allez affronter votre ennemi, l'immonde Jafar.

 Tous les items du jeu vous sont présentés
Le jeu est ponctué de cut-scenes entre les niveaux

Le jeu est plutôt orienté action. En effet, l'aspect plateforme, mis à part sur 1 ou 2 niveaux, n'est pas très développé. Le but premier est de traverser les niveaux, ni plus, ni moins. Cependant, chacun a sa particularité : les premiers niveaux sont assez basiques, la prison est remplie de pièges, "The Escape" et "Rug Ride" sont des courses poursuites, la lampe magique est exclusivement plateforme... il y en a pour tous les goûts. Certains stages se terminent par un boss, et la transition entre les différents stages est assuré par de jolies scènes intermédiaires.

Vous pourrez ramasser de nombreux items dans votre quête : des pommes (mais ni poires ni scoubidoubidous), des points de vie, des joyaux (pour acheter des vies et des continues), etc. En ramassant des têtes de Génie, vous pourrez participer à une roulette après chaque niveau pour gagner pommes, vies ou joyaux. Vous pourrez même diriger Apu lors de petits bonus stages.

 La lampe magique tue tous les ennemis à l'écran
 Les boulets sont animés avec un pseudo effet 3D
Un petit air d'Indiana Jones, non ?
Ouh, c'est chaud !!!

Si le jeu dans son principe est de facture classique, techniquement, c'est une vraie claque ! C'est bien simple, on se croirait devant le dessin animé ! Les graphismes sont fins et colorés, et très fidèles au film. Dès le logo Sega et l'apparition du Génie, on est stupéfait devant la qualité du dessin. Les héros comme les ennemis sont les copies conformes de leurs modèles sur cellulos, et les décors semblent tout droit tirés du DA, avec tout un tas d'éléments amusants (on aperçoit même Sébastien, le crabe de la Petite Sirène !). L'ensemble n'est pas très détaillé, mais la pureté volontaire du trait et des teintes offrent un vrai rendu "dessin animé" qui nous immerge totalement. Du grand art  !

L'animation n'est pas en reste, bien au contraire. Les différents mouvements d'Aladdin sont fluides, nombreux et très naturels. Notre héros court, frappe, s'accroche, atterrit, se baisse, prend des coups et meurt (!) avec grâce et agilité. De plus, si vous le laissez inactif trop longtemps, vous le verrez jongler nonchalamment avec une pomme. Mais vos ennemis ne sont pas en reste. Il faut voir les gardes manier leur sabre et hurler en perdant leur caleçon ! Un vrai régal  !

 Un des quelques boss du jeu
 Rien de tel qu'un petit numéro de jonglage...
 Les flamands roses font de très bonnes plateformes
Les crachats de chameau sont une arme efficace...

Les musiques sont pour la plupart tirées du film et sont parfaitement réorchestrées. Les musiques originales sont également réussies, et alternent entre le décontracté (Sultan's palace) et le stressant (Rug Ride). Elles remplissent donc parfaitement leur rôle, à savoir l'immersion totale dans l'univers du jeu.

J'ajoute que la jouabilité est irréprochable, simple, précise et instinctive, un vrai bonheur...

Outre sa tecnhique irréprochable (et croyez moi, ces quelques photos ne suffisent pas à en rendre compte), le plaisir que l'on prend à jouer à Aladdin est tout bonnement énorme. Certes, la difficulté est faible, même en Hard, et le jeu est vite terminé, d'autant qu'il ne possède pas une très grande profondeur. Mais il est tellement agréable et bien réalisé qu'on y revient souvent, comme on regarderait le film : pour le plaisir des yeux. La vraie définition d'un dessin animé interactif ?

Note : 17/20

Article rédigé par Shenron le 30/01/2006
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