Sonic 3D Blast

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Ecran titre

              

      Nom :
Sonic 3D in Flickie's Island               Editeur : Traveller's Tales
      Console :
Megadrive
      Année : 1996
      Genre :
Plateforme
      Adapté sur : Saturn, PC







Le Dr Robotnik, toujours à la recherche des Emeraudes du Chaos, découvre que les Flickies, des oiseaux vivant sur une île mystérieuse, ont le pouvoir de voyager à travers les dimensions en passant à travers de larges anneaux. Il décide dons d'utiliser leurs pouvoirs pour trouver les émeraudes, et les transforme en robots. Sonic décide donc une fois de plus d'en découdre, parce que "personne ne cherche de noises à ses amis".

Sonic 3D in Flickie's Island (Sonic 3D Blast aux USA) est un épisode à part dans la chronologie de la série, puisqu'il ne fait pas suite à Sonic & Knuckles, que ce soit au niveau du scénario ou de la réalisation. En effet, Sonic 3D, comme son nom l'indique, propose une vue en 3D isométrique (comme Super Mario RPG) et un gameplay très différent de ses prédécesseurs. En effet, le but du jeu n'est plus simplement de rejoindre la fin du stage, mais de libérer les Flickies, en détruisant les robots dans lesquels ils sont emprisonnés.


L'intro est en pseudo images de synthèse
et plutôt chouette.

Les loopings sont toujours là, même s'ils sont rares.

Chaque niveau est composé de deux actes, divisés eux-mêmes en deux ou trois parties, qui communiquent via un téléporteur surplombé d'un anneau géant. L'accès à ce téléporteur n'est possible qu'en apportant cinq Flickies qui seuls ont le pouvoir de l'activer. Le troisième acte de chaque niveau se résume au combat contre le boss, qui, une fois n'est pas coutume, est toujours une machine infernale commandée par Robotnik.

Pour trouver les Flickies il faudra parcourir les niveaux de fond en comble, et c'est là l'originalité de Sonic 3D par rapport aux autres épisodes, dans lesquels on ne pouvait pas explorer les stages dans leur intégralité en une seule course. Sonic n'est également plus aussi rapide qu'auparavant, même s'il glisse toujours autant quand il change de direction. Le rythme est très tranquille en fait, et on a du mal à croire qu'on est face à un épisode de Sonic.


Le pire cauchemar du joueur :
la plateforme mouvante.

Avant un looping, un petit coup de boost s'impose.

Ce n'est pas un mal en soi, et à vrai dire le concept est assez rafraîchissant, surtout pour ceux qui pouvaient être las des courses effrénées du hérisson. Ici, la vigilance est de mise, et être touché par un ennemi a des conséquences plus graves que la simple perte des anneaux : une fois libérés, les Flickies se mettent en file indienne et suivent Sonic à la trace : si ce dernier ce fait toucher, les oiseaux se disperseront et il faudra aller les chercher ; et si ce sont eax qui se font toucher, ils se décrocheront de la file. Il faut donc être très attentif, car les pièges sont nombreux : les pics acérés, lance-flammes et autres arcs électriques ne vous laisseront que peu de répit.

Heureusement Sonic trouvera sur son chemin différents boucliers : le bleu protège de l'électricité, le rouge des flammes et de la lave, et le bouclier doré permet de réaliser une pseudo Homing Attack. Bien sûr, les Flickies bénéficient aussi de ces effets. Tails et Knuckles sont également présents, et, contre 50 anneaux, ouvrent l'accès aux bonus stages et donc aux Emeraudes du Chaos.


Le niveau de la lave est un des plus réussis, et aussi un des plus simples.
Les bonus stages sont impressionnants techniquement mais trop faciles.

Sonic 3D est sans problème le plus bel épisode sur Megadrive. Les sprites, représentés en 3D, sont très réussis et parfaitement animés, et les décors sont très détaillés, avec un rendu "mat" assez intéressant, et une utilisation des couleurs optimale.
Même constat du côté de la musique, avec des thèmes très agréables et qui, comme toujours avec la série, correspondent parfaitement aux niveaux traversés. D'ailleurs c'est le futur compositeur des musiques de Sonic Adventure qui a officié ici, et ceux qui possèdent ce jeu devraient tiquer à l'écoute de deux des morceaux...
Niveau bruitages on reste dans le classique : les anneaux font Ding, les ennemis font Chpouf et ça fait Pfiiiiiiiiiiiiii quand on accélère.

Le jeu est plutôt long,et on peut s'étonner de ne pas trouver de système de sauvegarde, surtout que le jeu est plutôt coton, car on n'a guère le droit à l'erreur, bien que la difficulté ne soit pas du tout progressive : les derniers niveaux ne sont pas les plus durs, surtout si on possède le bouclier adéquat. Par contre les boss sont plutôt retors et demandent un peu plus d'observation que dans les autres épisodes de la saga. En tous cas ils sont extrêmement réussis.


Tails et Knuckles sont les gardiens
des bonus stages.

Bizarrement l'avant dernier boss est
un des plus simples.


Le vrai problème du jeu est sa jouabilité : diriger un personnage dans un univers en 3D isométrique n'est déjà pas évident, mais si en plus il souffre d'une inertie exagérée, alors cela devient très pénible : malgré la bonne idée d'avoir quadrillé le sol, atterrir sur la plateforme de son choix est un petit exploit, et en plus le moindre petit saut fait glisser Sonic sur un bon mètre, ce qui entraîne à coup sûr l'exaspération du joueur, avec les noms d'oiseaux qui s'en suivent. On finit par s'y faire (à peu près), et les phases de plateforme sont rares et souvent facultatives, mais quand même. Perso je pense que j'ai perdu à peu près 10% de mes neurones à force de retenter 20 fois le même saut.

Il faut également avouer que le jeu n'est guère palpitant, et que seuls les combats contre les boss apportent quelques émotions fortes. Le jeu n'est pas désagréable, mais demande des trésors de patience pour être apprivoisé, ce qui va à l'encontre de la philosophie de la saga Sonic, et cela n'incite pas à y revenir une fois terminé. Malgré ses qualités techniques, il reste un épisode très mineur, à essayer pour le plaisir des yeux, et uniquement sous Lexomil.
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